Freaks Café Vol.7 - Actualité manga

Freaks Café Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 27 October 2021

Toujours collé par Mademoiselle Takayama, la jeune adepte de sang qui s'est imposée en tant que serveuse et qui est attirée par lui, mais aussi par Azuma, le paraphile des meurtriers qui semble désireux de rencontrer Karin, Hiro poursuit au quotidien ses activités au sein de son café, le Statice, en accueillant encore de nouveaux clients parfois paraphiles, tout en s'interrogeant quelque peu sur ce que peu bien devenir sa meurtrière de soeur, disparue en lui demandant de la lâcher.

Ainsi, trois derniers cas sont au programme de ce septième et dernier volume de la série: une jeune oculophile (excitée sexuellement par les yeux/paupières) qui craint pour sa relation avec le jeune homme qu'elle aime secrètement, un commercial salophile qui recueille et vend la sueur des femmes acceptant sa démarche contre de l'argent, et une phobophile ressentant une forte excitation dans des situations de danger où elle pourrait se faire agresser, jusqu'à risquer de le payer très cher... L'ensemble donnant un résultat où, malheureusement, Meika Arisaki peine parfois à convaincre, de par l'image difficile à appréhender qu'elle donne régulièrement de ses personnages, tantôt touchants, tantôt plus inquiétants en allant dans certains extrêmes. C'est évidemment l'une des démarches de la mangaka depuis les débuts de son oeuvre: régulièrement, elle se plaît à nous placer face à des situations dérangeantes, tantôt difficiles à juger, tantôt assez flippantes dans les tournures prises, et ça ne change pas vraiment ici... le problème étant qu'il y a des fois où les paraphiles présentés en deviennent détestables, alors même que la série aurait pu être un moyen génial d'ouvrir nos connaissances sur des attirances sexuelles minoritaires mais existantes. Ainsi, par exemple, le salophile a quelque chose d'assez agaçant dans sa façon d'exploiter une pauvre étudiante en manque d'argent. Mais c'est surtout Azuma qui est détestable, son attrait pour les meurtriers provoquant ici un véritable drame (une mort) dont il semble se ficher royalement. Mais se ficher royalement des choses, c'est un peu le lot de plusieurs personnages, y compris Hiro, qui semblent parfois trop agir en toute impunité.

Quant à la fin elle-même... eh bien, il est difficile d'en ressortir pleinement satisfait. Dès le premier cas sur l'oculophile, la mangaka prend pourtant soin de rappeler à la mémoire de Hiro sa chère soeur criminelle, tandis que la suite du tome l'amènera forcément à la retrouver. mais les dernières dizaines de pages s'avèrent bien trop facile et expéditives pour vraiment convaincre, malgré l'abord sous un angle nouveau d'une Karin qui semble tuer simplement pour satisfaire les demandes de ses copains... Vraiment ?

Il y a bien quelques interrogations très sommaires sur les limites non-définies des perversions sexuelles, ainsi que l'excellente idée d'achever l'oeuvre sur une infusion pour Hiro dont il a bien besoin, mais à l'arrivée le final de Freaks' Café ne convainc pas, Meika Arisaki ayant beaucoup de mal à faire la part des choses, et ne parvenant guère à redorer les choses sur le plan visuel puisque ses dessins restent maladroits et inégaux jusqu'au bout (même si les designs, dans le fond, collent assez bien au côté dérangeant voire dérangé). C'est vraiment dommage, car dans son concept Freaks' Café aurait pu être une bonne ouverture sur des attirances sexuelles méconnues, et elle a su l'être par moments. mais dans l'ensemble, l'oeuvre a bien trop souvent eu les fesses entre deux chaises, et c'est une amère constatation qui ne fait que se confirmer dans ce dernier tome.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

8 20
Note de la rédaction






MN Actus
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