Enfer & Paradis Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 01 September 2009

« Ton cœur ne m’a jamais complètement appartenu… Mais ton âme… et ces larmes…Je les emporte avec moi. »

La série n’aura jamais aussi bien porté son nom que dans ce tome, car du très fragile Paradis qui nous était présenté, nous assistons à une inéluctable descente aux Enfers. Alors qu’ils sont sur le point de remporter facilement le tournoi Tenranbu, les héros de l’époque sont aspirés dans un tourbillon de ténèbres, aux conséquences désastreuses, sous l’influence de Dohgen Takayanagi, père de Mitsuomi et maître des lieux. Alors que Shin avait réussi à se libérer de l’influence de son sabre, le monstre en lui se réveille quand il découvre sa sœur Maya violentée et humiliée. Il faudra alors l’intervention de Mistuomi pour calmer les choses, mais s’il ne désire que sauver Maya de l’emprise de son frère, il ne se doute pas que ses agissements font également partie du plan de son père, et de la malheureuse destinée qui s’écrit peu à peu.

Ainsi, les évènements s’enchaînent efficacement jusqu’au duel tant attendu, et dont nous connaissions déjà l’issue. Du moins, nous pensions la connaître car jusqu’ici, elle avait été évoquée par le point de vue très subjectif de Maya, et les choses ne sont pas si simples. Un final violent, certes un peu trop théâtralisé, mais à l’issue tragique et qui marquera les esprits, tel un drame shakespearien. Percutant, choquant, triste, et à la fois très beau, les dernières pages de ce tome se tournent avec une grande fébrilité, tant on essaie de savourer les derniers instants un à un. Le temps semble s’arrêter devant les dernières illustrations magnifiques de l’auteur. Une vraie réussite.

Même si quelques passages restent un peu obscurs, ce septième tome se lit aisément malgré le caractère de plus en plus dur de certaines scènes. Il faudra pourtant revenir à ce flashback une fois la lecture avancé pour en saisir toutes les nuances, et on se rend compte que la lecture de l’œuvre n’est pas si linéaire que l’on pouvait le croire. On comprend alors toute l’importance des évènements passés et de l’intérêt de les avoir fait s’étendre sur autant de chapitres. Cependant, la trame principale s’en retrouve totalement submergée et le retour au présent va s’avérer difficile.


Tianjun


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Tianjun

18 20
Note de la rédaction
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