Enfer & Paradis Vol.14 - Actualité manga

Enfer & Paradis Vol.14

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 12 Febuary 2010

« Et maintenant, la chair et les os se fendent sous l’action de mon sabre… et poussent un dernier cri maculant mon corps couleur acier.»

Venus pour sauver Soichiro, Maya et Mitsuomi décident d’en terminer avec les agissements de Sohaku Kago, père du jeune garçon et dirigeant de l’ombre de l’aile rouge. Alors infiltrés au sein de son sanctuaire, de nombreuses embûches attendent nos héros, alliés d’un jour, pour stopper la redoutable machination.

L’intensité de ce quatorzième volume d’Enfer et Paradis va ainsi se déployer au fur et à mesure des pages, et des affronter, pour nous emporter comme jamais. Si les premiers ennemis sont rapidement expédiés, l’auteur nous présente un face à face des plus haletant entre la plantureuse Maya Natsume, au sommet de son art, et Tetsuhito Kagiroi, surnommé le « vrai démon ». Un guerrier redoutable, qui connait une quantité phénoménale de technique, et qui semble totalement invincible. Jamais la tension n’avait été aussi palpable dans le dessin de l’auteur, qui prend des aspects parfois très durs. La jeune femme va jusqu’au bout d’elle-même, étant prête à offrir sa vie. La dimension dramatique du manga est ici à son paroxysme dès lors qu’on sait que l’issue sera fatale pour l’un des deux opposants.

Malgré ce combat phénoménal, le récit n’en reste pas moins riche en révélations, surtout par les yeux d’Aya, qui revit les évènements majeurs qui ont eu lieu quelques années auparavant. L’auteur revient sur le personnage de Makiko Nagi, mère de Soichiro, en peignant ses sentiments, ses rêves, ses craintes… Mais au travers de ce personnage, on découvre aussi les prémices d’une intrigue fondamentale, qui a toujours été au cœur de la série sans que l’on s’en rende véritablement compte. A chaque fois que l’on pense résoudre une énigme, deux ou trois autres se révèlent, et l’arborescence ne semble plus avoir de limites.

Un tome riche en sensations, magistral, grandiose, qui équilibre parfaitement la découverte pans d’un scénario toujours plus complexe avec un combat qui laissera à jamais des marques dans le cœur des personnages et du lecteur. Il y a bien quelques défauts, comme les premiers combats vite oubliés, ou au niveau de l’édition de Panini : dans son sens de lecture français, l’éditeur a oublié de retourner certaines pages (inattention, ou économie). Les borgnes changent d’œil, les droitiers deviennent gauchers… cela étant, le tome est si prenant que ces quelques aléas passent relativement inaperçus. Un des meilleurs volumes de la série, si ce n’est le meilleur. Oh ! Great est au sommet de son art à tous les niveaux, faisant monter la tension dramatique de bout en bout, jusqu’à une dernière page, profondément choquante !


Tianjun


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Tianjun

18 20
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