Enfer & Paradis Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 14 October 2009

Une fois n’est pas coutume, l’action d’Enfer et Paradis sort du cadre de l’Institut pour une histoire annexe dans le Kyushu ! Moki, le jeune héritier de la famille Enmi, a été sauvé de justesse durant le massacre de son clan, et vient trouver de l’aide chez les Natsume. Soichiro et Aya décident alors d’aider le garçon, en apprenant qu’une des F est également impliquée dans l’affaire.

Le tome précédent l’annonçait, l’univers d’Enfer et Paradis devient de plus en plus sombre et glauque. Mataza Tsumuji, héritier de la technique des 8 lances, se révèle être un ennemi impitoyable, qui n’hésite pas à employer les tortures les plus atroces pour parvenir à ses fins, et au combat, il se révèle plus redoutable encore… L’innocence des débuts a totalement disparu, Nagi s’étonne lui-même que des lycéens soient impliqués dans des affaires aussi sombres ! C’est alors que les limites du récit d’Oh! Great apparaissent. La mise en spectacle de telles scènes morbides et insoutenable est-elle vraiment justifiée ? Ou est-ce que l’auteur fait juste plaisir à une frange extrémiste de ses lecteurs, voulant toujours plus de sexe et de gore ?

L’incursion de cet épisode dans l’intrigue générale n’est pas de plus évidentes non plus. Si certains points semblent avoir une importance (la découverte de la fameuse « puce »), la guerre de clans entre les Enmi et les Tsumuji peine à sensibiliser l’intérêt du lecteur. L’auteur y incorpore un groupe faisant très mafieux mais qui n’a pas grand-chose à faire ici, si ce n’est de la figuration. En fait, on retiendra surtout la présence imposante de Mataza donnant des sueurs froides. Les combats sont quant à eux de toute beauté mais on note la présence de retournements de situation assez grossiers, uniquement justifiés par la « résonnance ». Du côté de l’adaptation, outre les défauts habituels (papier, encrage, carrés blancs), on note cette fois-ci de nombreuses coquilles et fautes d’orthographe. En outre, le ton employé par Nagi agace de plus en plus par sa vulgarité permanente. Ce n’est certes pas un enfant de chœur, mais tout de même ! Au final, si on peut apprécier que le ton s’enfonce dans toujours plus de ténèbres, la gratuité de certaines scènes laisse toujours aussi perplexe. Espérons que l’auteur n’en fasse pas trop par la suite !


Tianjun


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Tianjun

13 20
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