Enfants de la baleine (les) Vol.18

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 26 November 2021

L'énigmatique prédateur sorti du navire de guerre "Geraki" commet des ravages dramatiques sur la Baleine de glaise, transformant les habitants en hommes-noûs les uns après les autres. Et à vrai dire, l'ennemi semble si puissant et inarrêtable que même Ohni et Shuan n'ont rien pu faire et se sont faits avaler par l'ennemi. Fort heureusement, grâce au caporal, Ohni peut au moins s'en sortir... mais la situation reste critique. C'est alors qu'Orca suggère un plan assez radicale à Chakuro et aux autres: percuter le "Geraki" avec le "Karxaras", et ainsi détruire le Noûs (ou, au moins, réduire sa puissance) en endommageant son navire. Certes, cela signifierait perdre le "Karxarias", mais la Baleine de glaise pourrait être sauvée de l'attaque, tout comme ses habitants n'ayant pas encore succombé...

Il faut encore environ la moitié de ce 18e volume à Abi Umeda pour conclure cette bataille et par la même occasion l'arc du "Karxarias", et dans l'ensemble la mangaka s'en sort bien. Visuellement, la dessinatrice compense le côté pas toujours fluide ou intense de ses moments d'action, par des décors et designs toujours aussi riches, travaillés et immersifs. Et côté scénario, même si certaines étapes semblent passer très vite au point de ne pas forcément toucher autant que prévu, les éléments intéressants sont bien là, entre la part tragique liée à d'inévitables pertes d'habitants innocents, la question du sort de certains personnages à commencer par Shuan et Orca, et surtout le travail qui se poursuit sur ce dernier,, qui est déterminé à assumer ses erreurs maintenant qu'il a compris que sa soeur Lycos a déjà trouvé son paradis où vivre, mais qui veut les assumer seul en épargnant ses proches qui n'y sont pour rien, à savoir Itia, Kannavi, les bouffons et l'essentiel de son équipage.

En somme, une fin d'arc honnêtement menée, tandis que la deuxième moitié du tome tâche déjà de relancer l'intrigue autour de nouvelles choses, l'errance de la Baleine de glaise reprenant jusqu'à arriver en un endroit sans aucun doute important: Kivotos, contrée dont on dit que c'est le premier endroit où les Noûs sont tombés sur Terre, que le monde y est né et qu'il s'y éteindra. Le temps d'y parvenir, Umeda redistribue qu'elles cartes sur Phaleina, de nouvelles têtes s'y installent... et en parallèle, c'est surtout l'Empereur qui intrigue dans ses desseins, voire effraie au vu de ce qu'il commet dans les dernières pages.

Entre une fin d'arc plutôt bien menée dans l'ensemble, et une nouvelle partie qui s'installe doucement mais sûrement, l'oeuvre d'Abi Umeda reste intéressante, d'autant qu'elle est toujours portée par son gros travail visuel.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.25 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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