Dreamland Vol.19

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 21 January 2020

Bien que le plan des Météors ait échoué, une dernière menace s'impose au 7e Ciel : Typhon, redoutable créature née du déséquilibre entre le Bien et le Mal dans Dreamland, apparaît et s'attaque au palais royal. Les Lucky Stars, eux, sont parvenus à faire sonner la Cloche d'Or, ouvrant un passage vers Edenia. Un choix s'impose alors pour Terrence : se rendre là-bas au nom de sa quête personnelle et retrouver sa mère, ou tourner le dos à son rêve et participer à la bataille pour potentiellement permettre au 7e Ciel d'être sauvé...

C'est au bout de dix volumes que s'achève le long arc de la Celestiafest, et au bout de dix-neuf tomes que la première partie de Dreamland prend fin. Comme on pouvait s'y attendre, Reno Lemaire nous offre ainsi un opus d'une grande générosité afin de conclure ce premier cycle de série, un volume haletant qui joue principalement sur deux fronts : le combat des différentes créatures de Dreamland, et celui des Lucky Stars dans un délire qui n'est pas sans rappeler un certain segment de l'arc Majin Boo de Dragon Ball.

Un affrontement globalement très intense, mais non sans un certain classicisme en ce qui concerne la bataille de nos héros. Les grandes inspirations nekketsu de l'auteur se ressentent énormément, ce qui n'est pas forcément un mal tant l'ensemble est bien maîtrisé. Ainsi, chacun apporte sa pierre à l'édifice et prend part au combat, y compris Sabba. Il règne une belle alchimie au sein des Lucky Stars, tandis qu'une bataille purement désespérée attend les Seigneurs de Dreamland, une guerre presque tragique comme l'avait prédit Kael. Chose promise chose due, donc, Reno Lemaire offrant un combat final véritablement haletant grâce à ses rebondissements et ses enjeux, peut-être un poil étiré concernant l'assaut des Lucky Stars, mais qui restera mémorable par son apothéose.

Plus que tout, on apprécie que nos héros aient un rôle majeur dans cet opus. L'arc Celestiafest s'est concentré sur tout un tas de personnages qui avaient leurs propres arcs, aussi il est logique que la fin de la première partie de Dreamland s'achève avec les Lucky Stars. Cette mise en avant, elle intervient dès les premières pages, via une amorce finement pensée, lourde de sens tant sur la quête de Terrence que sur l'évolution des différents membres de l'équipe. C'est habilement écrit, peut-être un peu douloureux dans un certain sens, mais prouve que l'auteur savait où il allait avec la grande quête pour Edenia.

Un feu d'artifice, un climax dantesque, un affrontement épique que ce soit dans son déroulement que dans sa représentation graphique par moment... Le mangaka montpelliérain tient ses promesses, et livre un dix-neuvième opus généreux et bien fichu de bout en bout. Certains regretteront certainement un certain classicisme, ainsi que l'absence d'un épilogue pour ce premier cycle, qui permettrait de mettre certaines choses à plat avant le volume suivant. Car c'est le vingtième tome qui nous attend désormais, un volume multiple de cinq dans sa numérotation, aussi on peut s'attendre à ce que Reno Lemaire ne fasse pas dans le classique pour amorcer la deuxième partie de la série.

Treize années pour dix-neuf tomes, et une première série qui se termine par un prout, avec un volume intitulé « Anus ». De la finesse ? Oui, quand il faut, mais Reno n'oublie jamais son humour. En tout cas, on peut féliciter l'auteur pour ce chemin parcouru.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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