Dreamland Vol.18 - Actualité manga

Dreamland Vol.18

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 17 January 2020

La dernière nuit de la Celestiafest laisse place à un carnage sans précédent : sous l'assaut de l'ennemi, le roi Midas est mort. Fuyant vers le palais, les Lucky Stars trouvent quelques alliés en route, et se lancent à leur secours. Alors qu'ils doivent assumer le choix d'avoir laisser mourir Midas, d'autres Voyageurs se dressent contre les Météors, afin d'empêcher leur conquête des cieux, tandis qu'une créature de cauchemar s'abat sur le palais, pour y attaquer les Seigneurs qui s'y étaient réunis...

Reno Lemaire aime traiter son intrigue de manière peu commune par moment, et n'hésite pas à ouvrir son 18e tome via un chapitre prologue, tout en couleur, très axé sur la narration. Un énième délire du mangaka ? Pas vraiment, puisque ce dernier enrichit la mythologie de son univers tout en plantant quelques graines nécessaires à ce volume. Souvent dans Dreamland, chaque parole est lourde de sens, et ce prologue ainsi que l'ensemble du tome vont aider à saisir certaines d'entre-elles.

Une manière calme de début ce tome qui ne manque pas d'intensité, loin de là ! Nous sommes au climax du long arc de la Celestiafest, aussi Reno Lemaire l'aborde avec toute l'intensité possible. Les champs de bataille se multiplient, le danger planant sur le septième ciel est toujours plus grand, tandis que Terrence et les siens s'adonnent à une course effrénée vers le palais, là où ils pourront faire sonner la cloche donnant accès à Edenia.

Tout un programme, donc. C'est un refrain depuis le tome 16, mais l'action est telle et les enjeux si important que les pages se tournent, et l'ensemble du volume se savoure avec un plaisir et une addiction forts. Pourtant, il faut garder une certaine concentration sur ces pages : le climax traite bon nombre d'arcs de personnages, et le casting de la série est si dense qu'il est nécessaire d'avoir en mémoire les histoires et objectifs de certains Voyageurs pour apprécier le tout. Mais globalement, l'auteur continue de traiter avec cohérence son joyeux bazar, certains rebondissements et quelques actions de personnages prenant pas mal de sens au cours de la bataille.

Mais le cœur du volume se situe davantage sur la bataille frappant le palais royal des cieux. Le combat dépeint est d'une envergure bien différente de ce que présentait la série à ses débuts, en résonance totale avec les enjeux majeurs de cette fin de cycle. Entre la bataille dantesque et le périple de Terrence pour faire sonner la cloche, l'action va à cent à l'heure, une course effrénée et palpitante, aboutissant presque à une sorte de conclusion de pistes amorcées depuis le tout début de la série. On n'en dira pas plus en ces lignes, mais il demeure une sorte de frustration à la fin du tome, un événement qui en dit énormément sur l'un des messages de la série, pourtant montré du doigt par l'auteur depuis le tout premier tome. Néanmoins, c'est bien le 19e tome de la série, le dernier autour de la Celestiafest et celui qui conclura la première grande partie de Dreamland, qui confortera cette impression ou, au contraire, la désamorcera. Dans tous les cas, le prochain opus devrait être palpitant !

Et parce que ce tome a quelque chose de spéciale dans la grande intrigue de Dreamland, les suppléments sont nombreux. Reno Lemaire nous offre une superbe fresque à l'effigie des plus importants êtres Dreamland, en verso de la jaquette, ainsi que son propre chapitre de Fairy Tail, puisqu'il rencontrait Hiro Mashima quelques mois auparavant. Reste alors la présence du premier chapitre d'Everdark qui est un peu plus dispensable, tant on a l'habitude que ce type d'initiative éditoriale se fasse sous forme de livret, et ne soit pas directement greffée au volume.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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