Dragon Ball Super Vol.7 - Actualité manga

Dragon Ball Super Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 20 May 2019

Critique 2
Les Dieux des différents univers ont choisi les membres de leurs équipes, le tournoi de la survie de l'univers peut alors débuter! Pas moins de 80 guerriers sont rassemblés et tous savent ce que la défaite implique: la disparition pure et simple de leur univers! L'affrontement peut alors commencer! 
Difficile en croire qu'en seulement sept tomes nous en soyons là à ce stade du récit! Depuis le début tout ce qui se déroule dans ce titre est violemment rushé, et ce n'est pas le contenu de ce tome qui vient contredire cet état de fait! Pour autant on trouve des bons moments voire des moments forts, et il faut reconnaître que ce tournoi, bien qu'on s'éloigne tout de même de l'esprit originel de Dragon Ball, avait de quoi nous satisfaire! Et il faut l'avouer c'est plutôt pas mal...mais pas mal est ce suffisant pour Dragon Ball? Assurément non! 
Ça commence plutôt bien, avec un départ rapide, nos héros qui sont clairement là pour se battre sans se soucier de la stratégie de Gohan, des adversaires au design variés (mais pas totalement non plus...pour Toriyama et Toyotaro, il faut croire que les animaux sont une solution de facilité)...bref on est plutôt satisfait au départ.Mais rapidement si on devient un peu regardant, il y a largement de quoi être déçu! 
Tout d'abord, on nous dira qu'il ne faut pas comparer avec l'animé, mais cette comparaison apparaît inévitable, on se base toujours sur les références dont on dispose, et ici quelle meilleure référence que l'animé qui nous a raconté la même histoire (mais à l'inverse du manga, en beaucoup trop long)? Donc dans les grandes lignes, la trame est globalement identique, les éliminations ne se déroulent pas dans le même ordre et pas forcément par les mêmes personnages, mais ce n'est pas bien grave...exception faite de nos héros! Bon ok Ten Shin Han on s'en fout depuis des lustres, mais quel manque de respect pour Krilin, C-18 et surtout Piccolo!! Plus que jamais on ressent une paresse des auteurs qui d'un côté on voulu faire du fan service en nous foutant un tournoi à 80 mecs avec 10 de nos héros dont nombre d'entre eux n'y ont pas leur place (avec le recul on sait qu'il y a des mecs comme Broly dans l'univers 7...mais on va quand même nous foutre Tortue Géniale!), mais d'un autre coté ils ne semblent pas décidés à prendre le temps de développer ni les adversaires ni de laisser briller un tant soit peu nos héros! Le même tournoi avec trois participants par univers, mais avec des personnages travaillés et développés aurait pu être grandiose!Mieux vaut annoncer une nouvelle transformation de Goku totalement fan service plutôt que de creuser et de faire un bon récit! Car il ne faut pas se leurrer, de tout temps Goku a évolué parce qu'il cherchait à augmenter sa puissance, et la conséquence a été à chaque fois ou presque une nouvelle évolution...mais ici on nous sert l'inverse: il cherche à se transformer en espérant acquérir une nouvelle puissance! Cela ne raconte pas du tout la même chose et témoigne totalement du coté fan service! 
Encore une fois, il faut être clair, en soi je n'ai rien contre le fan service, mais à condition que cela soit fait intelligemment, qu'il y ait quelque chose derrière, mais le fan service pour le fan service qui ne raconte absolument rien, celui-ci m'insupporte au plus haut point...et en ce qui concerne Toyotaro je ne sais pas, mais Toriyama vaut mieux que ça! 
Et puis il y a aussi de sérieux problèmes de perspective dans le trait de Toyotaro! Il parvient certes à imiter parfaitement le style graphique de Toriyama, mais pour ce qui est de la mise en scène, on est loin du maître! L'exemple le plus flagrant se situe durant l'affrontement de C-18 contre ses trois adversaires...elles sont acculées contre le bord du ring avant d'être frappés violemment pour être éjectées! Le problème c'est que le dans dessin en question, à première vue ont a le sentiment qu'elles sont projetées vers l'intérieur et non l'extérieur...et à ce stade il apparaît aberrant qu'une telle erreur ait pu passer et soit imprimée telle quelle! Incroyable! 
Tout n'est pas à jeter, le fait que les combattants soient incapables de voler et non pas simplement interdits est une bonne chose, cela apporte plus de cohérence, mais cela ne sauve pas tout le reste! 
Le titre avance et continue de décevoir nos attentes, le manga n'est pas mauvais en soi, mais clairement pas au niveau de ce qu'on pourrait attendre de la part d'un titre estampillé Dragon Ball! Broly, vient nous sauver! 


Critique 1

Tous les combattants sont réunis pour le Tournoi du plus fort, et la compétition commence enfin. Les règles sont simples : une immense battle-royale entre les combattants les plus puissants des univers permettra de désigner le seul monde qui sera épargné par les Zen-ô, tandis que les autres seront effacés. Dès le départ, l'univers 7 semble faire des prouesses, mais un commence à lui tenir particulièrement tête : l'univers 11, et son puissant guerrier, Jiren.

L'arc de la survie de l'univers de Dragon Ball Super proposait un concept particulièrement alléchant, à savoir un gigantesque tournoi entre univers, et la réunion de personnages phares de la série, dont un qu'on n'avait pas revu de longue date : C-17. Le tome précédent introduisait cette idée de manière satisfaisante, mais souffrait des défauts inhérents à la série. Et d'une manière globale, c'est rebelote pour ce septième tome qui lance les hostilités du tournoi.

Les tournois, c'est un ingrédient phare de Dragon Ball, notamment de la première partie de l’œuvre, celle de l'enfance de Son Gokû, dont on retient tous les Tenkaichi Budôkai, leurs nombreux rebondissements, et leurs combats passionnants parfois teintés d'une certaine fraîcheur. Et contre toute attente, c'est une ambiance assez similaire qu'on retrouve sur la première moitié du volume. Nos puissants guerriers s'en donnent à cœur joie contre des adversaires souvent anecdotiques, ce qui rappelle bien des rencontres des tournois de la série principale où les personnages tertiaires n'étaient là que pour mieux se faire disqualifier par les héros de l’œuvre. On sent clairement que Toyotarô est imprégné par cette petite ambiance nostalgique dans un premier temps, ce qui se révèle très efficace dans ce Tournoi du plus fort.

Pourtant, aussi plaisant soit le lancement de la compétition, la suite nous fait malheureusement sortir du récit à plusieurs reprises. Les bonnes idées du dessinateur ne pouvaient marquer l'entièreté de la lecture, car les défauts d'écriture se révèlent une nouvelle fois très présent. On passera assez outre le rôle très minime de certains personnages qui, depuis un moment déjà dans Dragon Ball, ne sont là que pour la figuration. En revanche, certains traitements sont à se cogner la tête, notamment Son Gokû qui n'a plus grand chose du fier guerrier qu'on admirait autrefois, ce dernier lutant simplement pour se mesurer à des adversaires coriaces et non pas pour sauver ceux qui lui sont cher. Et d'une manière plus générale, on retrouve ce contraste entre les enjeux de l'arc et l'ambiance du tournoi à chaque page. La fin des univers est traité par dessus la jambe, sans qu'on ait l'impression qu'une sanction si grave attende les perdants. Des milliards de vie se retrouvent effacées en un clin d’œil, mais cela a l'air d’agacer les personnages autant qu'un retard de train. Difficile pour nous d'être impliqué avec une telle atmosphère, on se contente alors de suivre la battle-royale, dans l'espoir de profiter de quelques combats appréciables.

Pourtant, Toyotarô assume difficilement son rôle d'héritier de Toriyama de ce côté-là. Clairement, ses chorégraphies de combat manquent de panache, si bien qu'on ne ressent jamais l'impression de puissance dans les affrontements. Plus grave encore : le dessin de l'artiste a bien régressé dans ce tome qui multiplie les ratages dans la représentation des personnages, et mêmes les erreurs de proportion et de perspective. Tandis que la série animée Dragon Ball Super touchait à sa fin à l'époque de la prépublication, on se demande si Toyotarô ne subissait pas une contrainte éditoriale le forçant à accélérer sa cadence, si bien qu'il ne pouvait s'éterniser sur ses planches. Chose bien dommage car, s'il n'égale pas le Toriyama d'époque dans ses idées de narration, Toyotarô a déjà montré son efficacité quand il en avait l'opportunité.

Un bilan amer pour ce septième tome, donc, sans que celui-ci soit mauvais pour autant. Sa première moitié est extrêmement efficace, et les différentes interventions de C-17 valent leur pesant de cacahuète. On espère néanmoins que l'auteur a su se rattraper sur la suite, le climax de l'arc de la survie de l'univers étant réputé pour ses prouesses spectaculaires, en ce qui concerne la version animée en tout cas.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

12 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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