Dorohedoro Vol.22 - Actualité manga

Dorohedoro Vol.22

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 18 June 2019

As a pu, in extremis, se téléporter hors de danger avec Nikaidô et Caïman, mais sans les autres dont le sort reste alors incertain. Et tandis que Caïman reste un peu décontenancé en constatant qu'il a été protégé en étant littéralement "en Nikaidô", du côté des troupes de la En Family on assiste avec étonnement et effroi à l'arrivée, avec Chidaruma, d'un étrange être qui vient tout juste de naître. Nommé affectueusement "Holinou", celui-ci ne vit visiblement que pour une chose: tuer tous les mages. Tandis qu'une traque carnassière commence du côté de cet être géant avide de dévorer du mage, que pourront faire Caïman, Nikaidô et As ? Et d'ailleurs, que doivent-ils faire ?

C'est un épais avant-dernier volume de pas moins de 270 pages que nous offre Q-Hayashida, pour un résultat où, il faut bien l'avouer, la mangaka rallonge un peu la sauce et cède à quelques brèves facilités (surtout vers la fin avec le nouveau statut acquis par Caïman... Rien d'incohérent ou de dérangeant, mais l'autrice nous avait habitués à éviter ce type de retournement un peu facile, du coup ça se remarque forcément un peu). Elle tire volontiers un peu sur la corde... mais va-t-on vraiment s'en plaindre ? Quand on voit avec quelques verve, globalement, elle continue de mener son récit, certainement pas !

Nous voici donc avec un tome où Hayashida ne change aucunement sa recette, même à l'approche de la conclusion de la série. On se régale forcément de ses planches toujours aussi denses et riches, où l'originalité des designs, le grotesque et le gore se côtoient merveilleusement grâce à diverses idées (les techniques à base de boue ou de pluie de "Holinou", l'humour noir dans certaines mises à mort "culinaires", les transformations dont celle de Nikaidô...) lui permettant toujours d'être inventive, et elle régale dans ses variations de style, entre contrastes, encrages, effets croquis de plusieurs décors, et maîtrise de nombreux angles de vue permettant de profiter des situations sous diverses coutures. Et même si l'"absence" de la plupart des nombreux personnages-phares de la série tend à renforcer l'impression de rallonge, la mangaka sait apporter de nouveaux éléments (notamment temporels autour de Nikaidô) et coups de théâtre prenants (surtout à la toute fin) qui savent toujours entretenir le rythme, l'attente et l'immersion. Sans compter que me^me si le plus gros des révélations est passé depuis le volume précédent, on a encore ici différents détails, que ce soit autour de Nikaidô (sa nature, son rapport à la magie, son sentiment de ne pas avoir sa propre existence et de ne pas appartenir à ce monde...) ou de Caïman.

Malgré la tendance de Q-Hayashida à étirer un peu certains moments, Dorohedoro, c'est donc toujours aussi bon, beau, généreux, dingue et résolument unique. A désormais un volume de sa conclusion, l'oeuvre n'a connu aucune réelle fausse note et, avec ce tome l'autrice nous prépare à un long final qui s'annonce intense dans le prochain opus !
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.75 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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