Détective Conan Vol.32

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 23 August 2018

A Osaka, Conan et Heiji ont assisté à la chute d'un homme, immolé. Celui-ci appartenait à un groupe de voyageurs passionnés par l'époque Sengoku, et il serait possible que l'assassin se trouve parmi eux... Heiji et Conan se chargent alors de l'enquête, mais le détective lycéen de l'ouest va vite être confronté à l'autorité de son père, le préfet Hattori...


L'enquête d'Osaka promettait d'être passionnante, et elle se révèle en effet particulièrement saisissante par son rythme. La qualité de cette affaire est de ne pas se concentrer que sur le binôme formé par Heiji et Conan, mais de s'étendre aux personnages secondaires entourant Heiji. Une excellente opportunité de montrer les relations entre le personnage et son père et de développer un peu le tempérament du jeune homme. L'enquête, elle, se révèle passionnante par ses rebondissements, nombreux sur sa fin, et donnant davantage dans le spectaculaire que ce à quoi la série nous a habitués jusqu'à présent. En résulte une très bonne affaire qui, comme les meilleures de la série, montre que Gosho Aoyama sait utiliser ses personnages.


La seconde enquête du tome est une tentative de meurtre dans l'entourage de la chanteuse Yôko Okino, l'une des figures les plus lisses du titre, mais qui reste néanmoins attachante. Très classique dans la forme, l'affaire doit son originalité à sa tentative de meurtre (impliquant la survie de la victime), et des fausses pistes que distille l'auteur par sa narration, nous faisant volontairement douter de la mauvaise personne. L'issue de ce récit est aussi plutôt rafraîchissante tant on évite l'amas de cadavres, malgré le mobile de l'agresseur qui se révèle particulièrement cliché.


Dans la troisième enquête, c'est la carte de la course-poursuite que joue Gosho Aoyama. En soi, la recette est divertissante, mais sans grande prétention, aussi c'est sur ses nouveaux personnages que l'auteur joue ici pour garnir l'aura de son intrigue. En effet, et cela ne paraît pas anodin tant l'auteur est insistant là-dessus par sa narration, ce 32e tome introduit un personnage extrêmement important de la série : Shûichi Akai. Bien que presque muet dans ce tome, le personnage est déjà doté d'une puissance aura, tandis que James Black trompe habilement son lecteur par son caractère de sénior sympathique. La fin de l'affaire entretient parfaitement le doute sur ces deux nouveaux personnages dont on ne connaît pas la nature pour le moment. Alliés ou ennemis ? Les prochains tomes nous en diront plus à ce sujet.


Enfin, malgré un schéma un peu grossier et son idée de bataille pour le cœur de la belle, l'histoire qui s'ouvre en fin de tome a le mérite de mettre en avant l'amour que portent Shiratori et Takagi pour l'inspectrice Satô. Un peu vulgaire pour l'instant dans la manière qu'a Gosho Aoyama de procéder, certes, mais un découvre avec un certain plaisir la policière dans sa vie de tous les jours. Au fil des tomes, le mangaka s'intéresse davantage au scénario amoureux la concernant, aussi on se demande si la conclusion de cette affaire apportera un point final à cette sous-intrigue.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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