Dead Dead Demon’s DeDeDeDe Destruction Vol.10 - Actualité manga

Dead Dead Demon’s DeDeDeDe Destruction Vol.10

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 10 June 2021

"On n'est pas inquiets pour l'avenir au sens large. On en est plutôt à se demander si on sera encore là demain."

Doucement mais sûrement, la fin du monde se rapproche: plus que 5 petits jours. Voyageuse temporelle venue d'un univers parallèle pour sauver sa précieuse Kadode, Ôran a vu son secret découvert par Makoto et Ôba... Cela risque-t-il de la motiver à corriger le passé encore une fois ? Et même si elle avait ça en tête, en aurait-elle le temps ? En effet, partout ailleurs en ville, les différents camps s'activent toujours plus, au risque de précipiter de plus belle la fin de l'humanité au vu de leurs agissements. Et les choses risquent bien de ne pas s'arranger avec un nouveau bouleversement qui survient soudainement: une partie du vaisseau mère se décroche, venant s'écraser de plein fouet sur une partie de la cité...

Intervenant à peu près au quart du volume, cet événement chaotique est toutefois précédé d'un petite développement intéressant autour de deux personnages: Keito, journaliste à sensations adapte des réseaux sociaux et du buzz, et Emiko, une "irradiée" de la catastrophe d'il y a 4 ans qui en subit encore les conséquences aujourd'hui et sur qui la journaliste décidé de faire un reportage... mais pour quelle issue ? Vite et bien, Asano sonde suffisamment ces deux femmes en jouant sur leurs nuances, leurs mauvais côtés ou au contraire leurs bons côtés, avec un oeil assez neutre d'autant plus efficace lors de certains moments en particulier, comme quand on découvre le rapport d'Emiko avec les "envahisseurs".

Et ce "duo" Keito/Emiko est loin d'être le seul petit focus du volume, car tout le tome se construit ensuite autour d'une succession de développements/avancées parallèles des différents "groupes" de la série suite à la chute du morceau du vaisseau mère: la société S.E.S. qui a entamé son utilisation de l'élément F, le gouvernement pris entre les revendications internationales (l'hégémonie américaine, l'hostilité chinoise) et ses desseins plus personnels si bien qu'il est peut-être temps pour ses hauts placés de laisser en plan leur ministre "factice", le journaliste Miura toujours décidé à connaître la vérité, SHIP qui est décidé à poursuivre sa lutte, les "chasseurs d'envahisseurs" accélérant leurs actions radicales... ou même les "envahisseurs" eux-mêmes qui, à force d'avoir été poussés à bout, ne semblent plus loin d'une riposte radicale pouvant rappeler bien des situations de notre Histoire, quand des peuples entiers sont bafoués par la bêtise humaine. Dans la plupart des cas, et même si ce n'est pas une généralité, Inio Asano, toujours en simple observateur dans sa narration, nous laisse entrevoir bien des comportements humains assez sombres, entre égoïsme, passivité ou radicalité. Soit autant de facteurs poussant toujours plus dans la folie et l'auto-destruction cette société en perdition.

"Les gens importants n'existent pas en ce bas monde. Il n'y a que des gens normaux, et des connards qui se croient importants."

Pendant ce temps, le groupe de Kadode et d'Ôran est plus discret, mais est toujours aussi plaisant à suivre dès qu'on revient dessus, que ce soit pour certaines réflexions sur cette jeunesse confrontée quotidiennement à la folie de la société à la dérive, ou pour des instants plus personnels, essentiellement autour de nouveaux échos de l'enfance de Kadode et, surtout, autour de la relation entre Ôran et Ôba, ponctuée ici de quelques moments presque insouciants et jolis, avant que n'arrivent les toutes dernières pages...
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.25 20
Note de la rédaction






MN Actus
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