Contes Imaginaires - Le Chaperon Rouge et les Cinq Sorts - Actualité manga

Contes Imaginaires - Le Chaperon Rouge et les Cinq Sorts

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 23 January 2020

Dans un monde où dominent notamment la magie ou la sorcellerie, une étrange malédiction semble frapper celles et ceux que l'on nomme alors "créatures magiques". Métamorphosés ou dotés d'attributs animaliers comme des oreilles d'âne par exemple, ils ne savent pas comment mettre fin à ce maléfice, ni d'où il vient. Mais d'étape en étape, de conte en conte, la vérité pourrait bien finir par se dévoiler.

Troisième et dernier recueil de la trilogie des "Contes imaginaires" de Tomoko Hako à paraître aux éditions nobi nobi!, "Le Chaperon rouge et les cinq sorts" est sorti au Japon en 2016, et est donc également le plus récent des trois ouvrages. De ce fait, cela se ressent un tout petit peu dans la patte visuelle de l'autrice, surtout par rapport au deuxième recueil paru "Raiponce et les cinq princes": il reste toujours des petites inégalités au niveau de l'expressivité des personnages, mais c'est un peu plus fin, un peu plus subtil, et évidemment toujours aussi soigné dans les décors et dans le style, l'ensemble collant souvent efficacement à l'atmosphère de contes.

Néanmoins, le principal problème reste toujours le même: en à peine un peu plus de 200 pages, la mangaka ne fait que survoler les 6 contes compilés par Grimm dont elle s'inspire, à savoir Le Petit Chaperon Rouge, Les six frères cygnes, Les musiciens de Brême, Cendrillon, Le Roi Bec-de-grive et Hansel et Gretel (ce dernier étant présenté comme une sorte de bonus à la toute fin). Il y a pourtant de quoi apprécier certaines choses dans les volontés de l'autrice: reprendre à sa sauce autant des contes très connus que d'autres moins célèbres, chercher à broder autour de ceux-ci une histoire fil rouge autour de leur malédiction commune, la bonne idée autour de la raison de cette malédiction permettant d'évoquer la question de la confiance en soi... Mais c'est plus que seulement 200 pages qu'il aurait fallu. Tout va souvent trop vite, si bien que les rebondissements et les révélations sont amenés de manière souvent trop artificielle et qu'on ne plonge pas totalement dedans.

Au final, cette série des "Contes Imaginaires" part vraiment sur de bonnes idées de réinterprétation, et elle a de quoi globalement séduire assez facilement sur le plan visuel, tant on y sent l'application de la mangaka. Mais le format s'avère assez mal adapté pour vraiment développer les choses et laisser pleinement libre cours à l'imaginaire de l'autrice, et on en ressort un petit peu frustré. Ca a de quoi facilement séduire, surtout un jeune public, mais c'est plutôt oubliable. Néanmoins, on peut saluer la qualité d'édition, qui sera restée très bonne jusqu'au bout.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.5 20
Note de la rédaction






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