Comme les autres Vol.3 - Actualité manga

Comme les autres Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 28 September 2021

Tsubaki espérait profiter du séminaire pour essayer d'accomplir les "10 choses qu'elle veut faire avec Ibuki", mais hélas rien ne se passe comme elle l'espérait. Ôsuke a effectivement fait de sévères réprimandes à Hidaka et, par la même occasion, s'est disputé avec Ibuki au sujet de son attitude envers les deux jeunes filles. Si bien que l'adolescent malentendant, prenant soin de s'excuser auprès de Tsubaki pour son absence imprévue, préfère aller consoler son ex petite amie qui ne peut rester seule dans un état pareil. Notre héroïne se faisait pourtant une joie d'être avec lui ce jour-là ! Mais à défaut, elle va pouvoir passer plus de temps avec Ôsuka, et découvrir alors un peu plus l'ami d'enfance de celui qu'elle aime.

Ôsuke était le centre d'attention de la toute fin du volume 2, et fort logiquement c'est encore le cas dans le début de ce 3e tome, dès lors que Nojin Yuki profite de l'occasion pour présenter un peu plus ce jeune garçon qui a lui-même traversé des épreuves assez compliquées dans son enfance, du fait d'une mère qui les a tout bonnement abandonnés, lui, son petit frère et sa petite soeur. Ce bref flashback permet également d'entrevoir la place qu'Ibuki a alors pu prendre dans le quotidien d'Ôsuke... quand bien même ce dernier, une fois le flashback fini, dit étrangement qu'il n'est pas attaché à Ibuki, qu'il n'est pas venu dans ce lycée parce qu'il était là, mais qu'il est entré au club photo parce qu'il le lui a proposé, ce qui n'a pas beaucoup de sens (mauvais écriture de la mangaka, ou traduction trop floue ?). A part ça, Ôsuke reste, encore dans la suite du tome, à l'honneur, puisque notre héroïne continue de le fréquenter et de découvrir d'autres facettes de lui, notamment son entourage avec sa petite soeur Asuka qui est un peu plus présente. Assez sympathique, même si le traitement effectué par l'autrice reste toujours aussi lisse...

Et cet aspect un peu trop lisse reste bien le principal problème de la série après trois volumes. Des événements assez impactants, tels que la dispute Ôsuke/Tsubaki ou le cas de Hidaka qui prend une tournure définitive vis-à-vis du club photo, sont traités un peu par dessus la jambe: soit ça se règle vite fait sans qu'on cerne exactement pourquoi ni comment (la dispute), soit c'est juste évoqué de façon anecdotique alors que ça a quand même de l'importance (le cas Hidaka). Plutôt que de bien développer son sujet, Nojin Yuki semble parfois préférer se perdre dans des considérations dont on se fiche un peu, comme quand Tsubaki se met en tête de se forcer à apparaître plus mature pour troubler celui qu'elle aime, ce qui n'apporte rien. Quant à la toute fin du tome, elle aborde avec plus d'intérêt une autre donnée, à savoir la relation difficile d'Ibuki avec son grand frère, ce dernier semblant à l'origine du mutisme de notre héros... La mangaka expose vite mais plutôt bien le passé de ces deux frères, le manque d'attention dont le grand frère a semblé souffrir, ce qu'il a fini par faire à Ibuki, pour un résultat assez honnête cette fois-ci. Même si, une nouvelle fois, ça reste plutôt expéditif.

Les toutes dernières pages peuvent laisser espérer une jolie évolution sur le plan sentimental ainsi que dans l'apprentissage de la langue des signes par Tsubaki, entre autres. Mais en attendant, ce troisième volume manque un peu de saveur, dans la mesure où la mangaka passe vraiment vite en revue ses approfondissements et reste trop en surface, à tel point que le sujet premier de l'oeuvre (le handicap d'Ibuki) semble parfois presque oublié). C'est dommage car, au vu de son sujet de base, Comme les autres est une romance que l'on a envie d'aimer, mais celle-ci s'avère par moments un brin soporifique ici.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News