Classroom for heroes Vol.14 - Manga

Classroom for heroes Vol.14

Rédaction

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 01 Décembre 2022

La mère de Cuch, qui n'a assurément pas volé son titre de "princesse débauchée", a pu être amadouée pendant un temps par le pacte conclu avec le Roi afin d'avoir sa dose régulières de mâles avec qui exercer ses activités préférés. Mais à son grand désespoir, l'opulente dame se lasse de plus en plus des hommes qui lui sont envoyés, ceux-ci étant pourtant généralement fiers d'eux-mêmes à la base mais étant finalement incapables de satisfaire pleinement ses insatiables désirs. Elle le sent alors: ce qu'il lui faut pour être satisfaite, ce sont des "cherry boys", c'est-à-dire de jeunes et vigoureux puceaux qui donneront tout dans leur première expérience ! Et pour en trouver, quoi de mieux que l'académie où résident plein de jeunes garçons qui ont tout à découvrir de l'autre sexe ? C'est ainsi que la princesse débauchée se dirige vers l'académie... Pour pouvoir protéger l'école et ceux qui s'y trouvent, nos héros vont devoir mettre les bouchées doubles, d'autant que l'ennemie du jour, avec sa puissance draconique, pourrait largement devenir un vrai cataclysme à même de raser la nation entière ! Et parmi les résistante, une figure pourrait bien avoir un rôle crucial. une certaine "machine" aux simples allures de fillette, qui commence tout juste à l'acclimater aux lieux: Maman...

C'est un arc un peu plus long que la moyenne dans cette série que les auteurs nous offrent cette fois-ci puisqu'il occupe les trois quarts du tome, soit presque 150 pages. La formule, à savoir un conflit opposant une adversaire surpuissante aux filles de l'académie (car Blade et les autres garçons ne peuvent pas participer puisqu'il sont les cibles), est très classique, chose qui se ressentira aussi dans le déroulement global où nos héroïnes, de Cuch elle-même au duo Earnest/Lunaria en passant par Sarah, vont faire tout leur possible pour freiner la progression de la princesse débauchée vers l'école. Il n'y a pas de grosses surprises dans le déroulé où l'adversaire démontre toujours plus sa puissance, visuellement on reste sur quelque chose d'assez basique côté action comme souvent dans l'oeuvre... et pourtant, il y a de quoi se prendre facilement au jeu.

Tout d'abord, pour l'humour de cette situation, en grande partie dû à la situation de départ: la princesse débauchée risquerait de raser le pays entier juste pour satisfaire ses désirs sexuels très envahissants. Et là où les auteurs auraient pu simplement tomber dans quelque chose de trop vulgaire voire de voyeuriste (ce qui n'est jamais le cas, même si l'anatomie très généreuse de l'ennemie amène un fan-service léger), ils n'en font rien et privilégient bel et bien le stupidité de la situation, avec pour résultat un humour idiot qui fonctionne assez bien.

Ensuite, pour le rôle qu'acquiert un personnage en particulier, à savoir maman, l'une des dernières arrivantes de la série. Epaulée par ses soeurs androïdes, celle-ci montre une implication dans le combat qui cristallise honnêtement la place qu'elle a trouvée dans l'académie, le lien fort qui est né entre Clade et elle, et enfin ce que ce lien a fait germer en elle: grâce à Clade, celle qui n'était qu'une "machine" a appris à dire "je", a acquis un ego et des envies par elle-même.

Le dernier quart du tome, lui, voit Earnest se décider à essayer une nouvelle invention d'Elisa: un exosquelette à talons hauts. Serait-ce l'occasion pour la jeune fille d'améliorer sa féminité, elle qui avait justement "brillé" par le passé en ayant beaucoup de mal à marcher avec des talons hauts ? Quand Blade faire irruption et s'en mêle en faisant un combat contre elle, les choses vont prendre un drôle de tournant... Une nouvelle fois, les choses sont très simples et auraient même pu partir un peu en vrille,mais le résultat est assez honnête, surtout quand Earnest est poussée à s'interroger sur ce qu'elle veut être en tant que fille et sur ce qu'elle attend de Blade: elle ne veut aucunement être protégée par lui ni se contenter de le regarder avec les yeux transis, mais bien juste se tenir à ses côtés.

Dans l'ensemble, on passe un bon moment sur ce tome. Comme toujours, ça ne va jamais bien loin et ça reste visuellement limité, mais il y a de quoi se laisser avoir par l'humour typique dans ce tome ainsi que par les quelques petites évolutions, autour de Maman principalement.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
12.25 20
Note de la rédaction