Chef de Nobunaga (le) Vol.19 - Manga

Chef de Nobunaga (le) Vol.19

Rédaction

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 31 Octobre 2018

Alors que la guerre contre l'armée de Nobunaga Oda et celle du Honganji fait rage, Ken a reçu une balle en pleine tête. Quand il se réveille, il a été soigné, mais a la surprise de trouver à son chevet Yôko, l'une des deux autres personnes ayant été propulsées de notre époque vers le Japon féodal, et avec qui il entretenait visiblement une relation très étroite. Dans un contexte alors plus calme, plus intime, plus propice aux révélations, Yôko propose alors au cuisinier amnésique de lui dévoiler ce qui s'est passé juste après leur arrivée dans le passé, mais aussi quel lien il avait exactement avec elle. Profondément amoureux de Natsu qu'il chérit plus que tout, Ken craint un peu ces révélations, mais accepte malgré tout. Pour son bien, pour celui de Yôko, pour pouvoir passer peut-être à autre chose.

Cela faisait désormais un moment que l'on savait qu'au total il y a trois survivants du voyage dans le temps dans ce Japon féodal, qu'en plus de Ken il y a Kashin et Yôko, et qu'a priori notre héros avait autrefois un lien très intime avec cette dernière. Mais même si l'on devinait facilement certaines choses, on n'en savait toujours pas beaucoup plus que ça. Avec ce 19e volume, l'heure est donc venue pour le scénariste Mitsuru Nishimura de combler certaines interrogations, en se focalisant beaucoup ici sur les deux compagnons d'infortune de Ken. Concernant Yôko, l'auteur joue très bien son coup, sans esbroufe, en révélant des choses que l'on devinait déjà en partie, sans que ça change pour autant les sentiments d'un Ken qui, depuis son amnésie, s'est bâti une nouvelle vie et a trouvé une place autant aux côtés d'Oda qu'auprès de sa Natsu. Mais Ken sait aussi qu'il ne peut pas rester sans agir concernant Yôko, dès lors qu'il apprend qu'elle est devenue la concubine de Ken-Nyo et que sa relation avec ce dernier est mise en péril. Notre héros agit, autant pour Yôko que pour marquer comme une sorte d'adieu avec celle qui a autrefois occupé une place importante dan sa vie, et le choix final de Yôko auprès de Ken-Nyo est tout aussi intéressant, signalant qu'elle aussi a trouvé une nouvelle voie à suivre. L'auteur parvient alors non seulement à bien mettre en avant les lins de Yôko avec Ken puis avec Ken-Nyo, mais aussi à utiliser brillamment son héros qui, ici, continue d'exploiter savamment ses talents de cuisinier, mais surtout fait des choix (ne serait-ce qu'entre Natsu et Yôko, entre sa nouvelle vie et l'ancienne), et ose même braver les ordres de Nobunaga. Dans la suite, le travail effectué sur le sort de Kashin est un peu plus rapide, mais non moins intéressant, en amenant notamment une nouvelle donne très prometteuse en toute fin de volume sur l'impact que Ken et ses deux compagnons d'infortune ont sur le déroulement de la grande Histoire.

Tout en conservant sa portée historique et culinaire, l'oeuvre s'offre ici plusieurs enrichissements plus personnels sur Ken, Yôko et Kashin, comble certaines interrogations, et sait offrir quelques moments forts et tendus où les personnages doivent faire des choix importants. Nishimura gère ici très bien son scénario, qui reste haletant et parfois surprenant !
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
17 20
Note de la rédaction