Chat aux sept vies (le) Vol.3 - Actualité manga

Chat aux sept vies (le) Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 02 September 2020

Nanao, notre félin personnage principal, peine encore à accepter la disparition d'Akiharu qu'il a d'abord pris comme un abandon, une trahison humaine. Et Yoshino, la jeune veuve d'Akiharu, a beau s'inquiéter pour lui, le "chat aux sept vies" continue pour l'instant d'errer avec les chats des rues, aux côtés de son ami Machi. Hélas, "Bleu", alias l'ancien, est en fin de vie et s'apprête à rendre son dernier souffle. Et dès lors, les questions de hiérarchie féline dans les rues s'accentuent, notamment pour le dénommé Ban qui a les dents longues. Nanao et Machi risquent bien d'en faire les frais... mais peut-être qu'une main humaine secourable finira par les sauver, si tant est qu'elle arrive à temps.

Avec ce troisième et déjà dernier opus, Gin Shirakawa continue de mettre l'accent sur les difficultés de la vie de chat errant. Parsemée de dangers comme on a pu le voir dans les deux tomes précédents, la jungle urbaine peut être sans pitié pour des petits êtres vivants ne faisant que quelques dizaines de centimètres de long, et c'est encore plus le cas quand viennent s'en mêler les conflits de hiérarchie entre les félins eux-mêmes. Ainsi, tout une partie de cet ultime volume aborde cet aspect-là... mais en n'en faisant malheureusement pas grand chose. Très classiques et déjà-vus un paquet de fois dans d'autres oeuvres, les côtés "guéguerre féline" se contentent de rester en surface pour véhiculer de façon plutôt standard la dureté de la vie de chat des rues. Et dans tout ça, on commence à se dire que les promesses du début de série, via le lien unissant Nanao et l'humaine Yoshino via le défunt Akiharu, passent un peu trop à la trappe... Heureusement, les dernières dizaines de pages viennent changer cette donne en remettant enfin en valeur ce lien entre le chat et l'humaine. On retrouve un Yoshino qui, comme le dit son frère, a changé, elle qui auparavant n'aimait pas les chats. Nanao est sans doute celui qui a provoqué ce changement, et l'heure est alors plus que jamais venue pour elle de lui prête, elle aussi, une main secourable, pour lui montrer qu'il n'est pas seul. C'est classique mais joli, me^me si tout ceci est vraiment abordé très vite.

Et d'ailleurs, la brièveté reste sûrement l'un des principaux handicap de la série. Le chat aux sept vie est une lecture qui sera passée très vite, sans doute trop vite, et d'autant plus vite que chaque volume est vraiment court en atteignant difficilement les 140 pages. Pour des comédies bavardes comme Les Vacances de Jésus et Bouddha ou Otaku Otaku, le peu d'épaisseur se digère bien car on en a quand même pour son argent. Mais ici, payer 7,60€ pour des volumes si brefs qui se parcourent très vite, ça fait quand même un peu mal. Quand bien même, dans ce dernier tome, on a droit à 3 pages de bonus où Shirakawa explique un petit peu la création de ses personnages.

Au bout du compte, Le chat aux sept vies, après un début très intrigant, s'est petit à petit enfoncé dans quelque chose d'un peu plus lisse et classique. Pas du tout mauvais, et même parfois émouvant grâce au portrait de la dure vie de chat errant et à la petite mise en valeur des relation entre chat et humain, où l'on sent bien tout l'amour de Shirakawa pour les félins. Mais laissant sur un fort goût de pas assez développé.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12 20
Note de la rédaction






MN Actus
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