Caste Heaven Vol.2 - Actualité manga

Caste Heaven Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 14 November 2019

Depuis que la nouvelle partie du jeu des castes a eu lieu en faisant passer Azusa de roi à cible et en faisant de son tortionnaire Karino le nouveau roi, la situation a aussi évolué pour d'autres élèves, à commencer par Atsumu. Celui qui fut si longtemps la cible est devenu valet grâce à Kuze, et depuis cet instant Kuze est toujours là pour l'aider à se faire à son nouveau rôle e à gagner un peu de confiance en lui, si bien qu'Atsumu est facilement tombé profondément amoureux de lui. Mais Kuze est-il vraiment aussi bon qu'il le semble ? Sa vraie nature pourrait bien finir par éclater aux yeux d'Atsumu...

"Nous cachons tous tant d'ombres sous nos masques."

Entamé dans la dernière partie du tome 1, l'arc centré sur Atsumu et Kuze occupe encore ici la moitié du tome, en prenant soin d'amener son petit lot d'avancées et de rebondissements plus ou moins surprenants. Ainsi, tandis que la relation entre les deux garçons semble d'abord presque idyllique, l'autrice ne manque jamais de joue sur les faux-semblants et de rappeler soudainement que les apparences peuvent être très trompeuses, et que la frontière peut souvent être floue entre être soi-même et jouer un rôle. On le ressent d'abord lors du bref moment où Atsumu, pris d'une pulsion, est à deux doigts de planter un crayon dans la reine parce qu'elle lui vole Kuze: qui aurait cru ce garçon si effacé capable d'une telle chose ? Mais plus encore, c'est toute l'ambiguïté du personnage de Kuze qui saute régulièrement aux yeux jusqu'à se révéler et à effrayer Atsumu, notamment lors d'une scène érotique à 4 on ne peut plus sulfureuse. Et ce qui découle aussi de tout ceci, c'est un certain rapprochement entre Atsumu et Azusa, entre celui qui fut la cible et celui qui l'est actuellement.

La deuxième moitié du tome, elle, se partage en quelque sorte entre deux parties. La première voit débarquer pour deux semaines Gondô, un professeur stagiaire qui ne connaît pas la situation, qui est encore bien naïf, et qui va s'y retrouver rapidement mêlé à force de vouloir aider Azusa qui lui semble être brimé. L'une des limites du tome 1 concernait le corps enseignant, comme on avait pu le dire, et ici la mangaka répare quelque peu la chose. Il y a d'abord, avant le cas Gondô, l'évocation du fait que les profs préfèrent sans doute ignorer la situation car ça les arrange bien (s'il y a une cible désignée par classe, ça leur évite bien d'autres problèmes...). Puis concernant Gondô, les choses s'avèrent assez intéressantes, notamment parce que sous ses allures de stagiaire naïf ce jeune homme finit lui aussi par montrer une autre facette de lui-même, sous le masque... Quant à la dernière partie du volume, en plus de laisser entrevoir un peu plus de choses sur la situation familiale de Karino via l'un de ses proches, elle amorce une autre vision du jeu, où Tatsumi pourrait bien se laisser happer par les possibilité qu'offre celui-ci afin d'échapper aux autres obligations, aux autres contraintes, à l'autre masque qu'il doit porter vis-à-vis de ce qu'on attend de lui côté famille et avenir.

"Ils semblent tous jouer un rôle qui ne colle pas du tout avec leur personnalité. Tout cela me paraît si surfait."

Résultat: un tome qui, tout en étant ponctué de scène érotiques un brin sulfureuses et marquantes, confirme globalement le potentiel de la série, Chise Ogawa cherchant à bien exploiter son concept (malgré les quelques limites de cohérence) pour dépeindre un microcosme et des personnages assez tourmentés et un peu plus profonds qu'il n'y paraît, avec à la clé toute une exploitation réussie des masques que l'on peut mettre sur sa personnalité.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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