Bungô Stray Dogs Vol.14

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 25 Febuary 2020

Chronique 2

Arrêté, Dostoïevski semblait alors ne plus être une menace, mais et s'il avait en réalité calculé son arrestation dans ses plans ? En plus d'avoir provoqué l'emprisonnement de Kunikida, il a permis la libération de Mushitarô Oguri dans un certain but. Et une affaire de meurtre plus loin, c'est à Ranpo de faire preuve de ses talents de détective afin de trouver le coupable. Seulement, peut-on vraiment coincer un home qui a pour capacité de pouvoir effacer toute preuve d'un crime ?

Le tome 14 de Bungô Stray Dogs s'ouvre donc sur cette affaire promettant de mettre rudement à l'épreuve les talents de Ranpo, avec une énigme qui pourrait bien lui résister ! Et cette affaire de meurtre, le scénariste Kafka Asagiri la joue vraiment bien, au travers de plusieurs étapes aux ambiances assez variées. En plus du meurtre en lui-même qui renoue avec l'ambiance de polar où la série a déjà parfois excellé, cette affaire joue sur plusieurs créneaux: un peu d'humour presque ironique das la manière dont Ranpo se rapproche de Mushitarô, un certain propos intéressant sur les romans-mystère, une certaine collaboration intéressante entre Ranpo et Poe... mais tout au bout de ce déroulement certes un peu prévisible mais efficace et bien mené, ce sont bel et bien quelques surprises que le scénariste parvient à amener, tout d'abord sur la réelle manière dont la victime est morte, puis sur l'issue aussi inattendue que brutale de cette affaire !

Une issue faisant le lien avec les plans nébuleux de Dostoïevski, mais surtout faisant transition avec la deuxième moitié du tome où une menace particulièrement retorse se glisse peut à peu au-dessus de la tête des Détectives armés, par l'intermédiaire des "Cinq Anges en décomposition", un groupe terroriste ayant d'ores et déjà un lien avec Dostoïevski, et où se dégage d'emblée un nouvel antagoniste assez marquant en la personne de Nicolas Gogol. Très bon écrivain russe du XIXe siècle dans notre réalité, il prend ici les allures d'un bouffon cinglé faisant sûrement écho à sa nouvelle Le Journal d'un fou, et se présente surtout comme l'un des méchants les plus sanglants, sadiques et brutaux depuis le début de la série, au vu des manières de tuer qu'il instaure. Pourtant, derrière cette allure folle, l'homme est aussi malin, si malin que son incroyable piège risque fort de se refermer avec fracas en toute fin de tome, nous laissant ainsi sur un excellent suspense.

On se demande alors facilement comment, cette fois-ci, les Détectives armés acculés vont s'en sortir, et quel sera l'impact des questions installées autour de l'implication du gouvernement, entre autres choses. En attendant, ce tome 14 confirme que le 13e volume était un peu le calme avant la tempête, et la suite promet donc d'être encore plus prenante !


Chronique 1

Libéré par Dostoïevski de sa prison, Mushitarô met à mal Ranpo grâce à son pouvoir qui lui permet d'effacer les preuves de tout crime. Responsable de la mort d'un écrivain, il compte prendre le large après avoir savouré sa victoire, mais c'est sans compter Ranpo qui a encore une carte à jouer...
Un événement finalement insignifiant par rapport à ce qui se prépare, car voilà qu'une organisation terroriste entre en scène : Les Cinq Anges en décomposition sont responsables de meurtres sordides, et l'Agence des Détectives Armés pourrait être leur cible... Aussi, l'organisation aurait-elle un lien avec Dostoïevski, maintenant emprisonné ?

L'affaire autour de Mushitarô prend fin dans la première moitié de ce quatorzième tome, une affaire qui semblait assez banale en apparence, mais qui réserve ici bon nombre de petites surprises.
Il faut dire que le pouvoir du principal concerné est redoutable, aussi Kafka Asagiri devait faire preuve d'astuce pour permettre une résolution du crime face à un meurtrier capable d'effacer ses preuves. L'ensemble est globalement palpitant à suivre tant la tension règne, et que le lecteur découvre en même temps que Mushitarô quelles sont les manœuvres du détective pour faire le jour sur cette affaire.

Mais le plus surprenant vient sans doute de la résolution globale, qu'il était difficile de prévoir tant celle-ci se révèle surprenante. C'est, et amène quelques révélations plutôt appréciables qui apportent un réel rythme au climax de cette affaire. Bungô Stray Dogs a repris un air de polar fantastique le temps de cette affaire, un ton qui sied toujours bien au titre.

Mais les choses sérieuses de cet opus, voire de cet arc, commencent surtout dès la moitié du volume. De nouveaux adversaire entrent en scène, des ennemis plus théâtraux et macabres qu'à l'accoutumée, tout en ayant un petit lien avec Dostoïevski. Là aussi, un grand suspense demeure, les auteurs privilégiant le mystère de cette phase plutôt qu'à l'action pur jus. Il faut alors être concentré pour suivre le cheminement des différents rebondissements, qui aboutissent à un joli twist en guise de final, qu'il était aussi difficile de voir venir. Nos héros sont de nouveau dans un joli pétrin, un final suffisamment riche en enjeux pour créer une certaine frustration dans l'attente du quinzième tome.

Alors, si la série a connu de très petits coups de mous depuis la fin de l'arc autour de la Guilde, malgré quelques segments vraiment prenants, il est appréciable de voir que les auteurs en ont sous le coude, et que Bungô Stray Dogs se relance à travers un volume particulièrement riche en surprises narratives et en rebondissements. Reste à voir quelle ampleur prendra cette partie autour des Cinq Anges en décomposition, et quel sera le rôle de Dostoïevski dans cet ensemble, mais ce quatorzième tome est assez efficace et réussi pour susciter de grandes attentes pour les prochains tomes de la série.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.75 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15.5 20
Note de la rédaction






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