Bloody Mary Vol.1 - Actualité manga

Bloody Mary Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 20 December 2017

Cela fait des siècles que Bloody Mary, un Vampire, cherche à mourir. Il sait que seul le célèbre prêtre Yzak Rosario Di Maria en a le pouvoir. Et enfin, il le retrouve alors qu'il est attaqué par ses congénères. Après l'avoir sauvé et ramené chez lui, le Vampire le supplie de le tuer, essuyant un violent refus, tout en apprenant que le lycéen en face de lui se nomme Ichirou Rosario Di Maria et non pas Yzak. Dévasté, mais pas abattu, il insiste pour se voir proposer un contrat. Ichirou, contrairement à Bloody, refuse de mourir. Contre sa protection, il accepte de mettre fin à ses jours dès qu'il aura découvert le moyen d'accéder au pouvoir de purification qu'il ne semble pas avoir hérité de son aïeul. Et son cousin, Sakuraba Takumi, ne semble pas plus au courant.


Le duo entame une colocation qui les mènera à affronter les Vampires avides d'obtenir le sang des Di Maria pour gagner en force, ainsi que les sombres secrets de la famille Sakuraba.


Avec Bloody Mary, Samamiya Akaza n'en est pas à sa première série. Cependant, son trait a quelque chose de frais et de léger, que ce soit en couleur, avec ces tons pâles et le style « aquarelle », ou en noir et blanc, les personnages paraissant parfois flotter. Tout en donnant l'impression d'être tranchant, un peu comme ceux de Uragiri, de Odagiri Hotaru. On ne peut contester le style très gothique, souvent associé au thème du Vampire.


Thème qui n'est pas très rare dans le manga, même lorsqu'il n'est pas le centre de l'intrigue. Et le côté shonen-aï/fanservice non plus. Au premier abord, la série n'a donc rien de très original.


Seulement, un Vampire qui cherche à mourir, ce n'est pas banal. Et c'est ce qui peut intriguer le lecteur, quant à savoir pourquoi Bloody souhaite tant mourir, tout en ne le pouvant pas. Au point que le sang qui gicle tout au long de ce premier tome émane davantage de lui que d'Ichirou ou de ses ennemis. Et puis, le mystère qui entoure cette incapacité du lycéen à faire appel aux pouvoirs de cette croix qu'il a héritée de son père intrigue tout autant. Bien sûr, le récit n'aurait aucun sens si c'était le cas, mais quand on voit combien son ancêtre est craint, on déplore que le garçon n'ait que son physique avantageux et son arrogance pour lui.


Pour ce qui est des personnages, Bloody, qui déteste être nommé Mary pour une raison inconnue, est un comique qui s'ignore. Adorable par ses mimiques de chien battu et sa veste « nekomimi » qui lui donne un côté très choupinou, il a tout pour qu'on ait envie de le câliner et le rassurer. Et bien malgré lui il se met dans des états pas possibles pour nous faire rire. D'ailleurs, il est souvent dessiné en SD lorsque l'humour l'exige, renforçant le caractère comique des scènes. Mais ces cernes lui donnent un air misérable. Il a beau être puissant, surtout quand il boit le sang d'Ichirou, il reste un être plein de doute et de tristesse. Il ne se souvient même pas de la raison qui le pousse à vouloir mourir. A la fois attachant et désespérant, Bloody est une sorte de mascotte.


Ichirou, lui, est une tête à claques. Méprisant avec les autres, surtout face à des suceurs de sang qui le dominent, jouant de son charme au lycée alors qu'il a l'air de se ficher de ce qui l'entoure, il n'en reste pas moins le descendant d'une grande famille possédant la capacité de détruire les Vampires par la purification. C'est sans doute cette ascendance qui le rend pédant puisqu'il ne possède absolument aucun pouvoir, autre que celui de son sang qui booste les Vampires. On se doute que la mort de son père n'a rien arrangé et qu'il doit nous cacher un petit complexe par rapport à celle-ci. Il est en tout cas agaçant et on jubilerait presque lorsqu'il se prend une raclée, vu comment il traite son pauvre acolyte.


Hydra et Takumi, quant à eux, ne sont pas assez présents dans ce premier volume pour qu'on sache vraiment où ils se situent, la première souhaitant s'allier à Ichirou, alors qu'il ne cache pas son aversion pour les Vampires, le second cachant des choses à son cousin tout en semblant tenir à lui.


L'édition est plutôt bonne. Et heureusement, car on a connu une période où Soleil semblait faire du manga juste pour faire comme les copains. Sans surprise, Bloody Mary fait partie de la collection « gothic ».


La jaquette entière présente nos deux héros, allongés l'un contre l'autre, Ichirou portant les stigmates d'une morsure et Bloody le sang à la commissure, encadrés comme dans une peinture. Une phrase d'accroche en anglais introduit l'histoire. La couleur rouge sang et le lycoris, une plante signifiant dans le langage des fleurs l'abandon ou la mémoire perdue, donnent une touche érotique et brouillent le genre auquel appartient la série. Dans les rabats, on trouve des fiches sur les personnages.


La première page est en couleur, tout comme l'illustration en double-page qui suit, ainsi que la quatrième qui contient le sommaire.


Bien que l'histoire soit simple, et que Bloody et Ichirou ne composent pas le premier duo humain/Vampire de l'histoire, Samamiya Akaza sème assez de petits cailloux pour nous donner envie de suivre nos héros et découvrir ce qui se cache dans le passé du Vampire et dans le futur de l'humain


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Persmegas

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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