Beastars Vol.17 - Actualité manga

Beastars Vol.17

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 21 July 2021

Chronique 2 :

Louis a bien des tracas. Il peine à s'accommoder à son mariage arrangé avec une jolie biche de bonne famille, et le voilà en plus ramené à sa condition de chef du gang des lions lorsque Legoshi s'associe avec eux. L'objectif de la fine équipe ? Trouver une civette qui pourrait détenir certaines informations concernant Melon. Car après son échec, Legoshi est plus que déterminé à mettre le dangereux hybride aux arrêts. De son côté, le criminel joue aux profs d'université, ce qui l'amène à rencontrer Haru...

Cet arc autour des hybride, et plus précisément autour de la traque de Melon, se révèle bien passionnant. Paru Itagaki a totalement su renouveler son récit en apportant de nouvelles idées de développement et de réflexion sur sa société animalière, des sujets en lien direct avec Legoshi, sa lignée, et son avenir amoureux avec Haru. La mangaka sait aussi jouer avec son casting puisque l'autrefois effrayant (mais aujourd'hui sympathique) gang des lions retrouve un rôle dans le récit, et on ne se lasse jamais des délicieuses interactions entre ces gros félins et leur ancien boss, Louis, mais aussi celles avec Legoshi, toujours teintée d'une certaine rivalité.

Ainsi, c'est un petit groupe original qu'on suit, avec pour objectif commun la capture de Melon. En résulte une première phase de volume assez légère et drôle dans ce qu'elle propose via cette union aux intérêts convergents, et les négociations avec Kopi Luwak parsemées de légèreté avec, au programme, du café et du caca. C'est assez frais, conformément à bien des phases du récit depuis ses débuts. Cette étape du volume pourrait aisément être qualifié de « calme avant la tempête », puisque l'intensité va vite monter d'un cran.

Et il ne faut pas plus qu'une rencontre fortuite entre Haru et Melon pour planter à nouveau l'aura de danger de la série. Si le hasard est un peu gros, l'idée n'est pas déconnante puisque la lapine constitue l'enjeu émotionnel le plus fort pour Legoshi, ce qui a de quoi piquer la dualité entre le loup et le meurtrier. A ceci s'ajoute un antagoniste toujours plus riche et ambigu, fascinant dans sa personnalité de psychopathe, ce qui en fait l'ennemi le plus glaçant rencontré dans la série à ce jour.

Tout semble donc se mettre en place en vue d'une confrontation inévitable, sans pour autant oublier les petits instants du quotidien puisque le couple formé par le loup gris et la lapine a droit à son petit moment, drôle et léger, teinté de tensions aussi bien amoureuses que sexuelles, ce qui constitue toujours une certaine originalité que Paru Itagaki assume à 100%, préférant jouer la carte de l'humour coquin que celle de l'érotisme (ce qui pourrait être mal perçu avec des figures animales).

Et là aussi, ce moment de calme n'est qu'un moment de répit avant le court segment final de ce tome, intense, dans lequel le face à face tant attendu se concrétise. Avec ses airs de « Attrape moi si tu peux », la course-poursuite est intense, et surtout habile dans ce qu'elle raconte. L'opposition entre Legoshi et Melon est fascinante et pleine de sens, le protagoniste de l'histoire ayant trouvé son antithèse parfaite.

En somme, ce dix-septième tome condense bon nombre de points forts de Beastars, alliant la légèreté et l'humour à des instants beaucoup plus vifs et toujours ponctué de sens à l'égard des sujets abordés dans cette œuvre présentant une société d'animaux anthropomorphes. De nouveau, on attendra le prochain tome avec hâte, mais avec un certain regret aujourd'hui puisqu'on sait qu'il ne reste que 5 volumes avant la fin de la série. Fort heureusement, la saison 2 de l'anime permettra de prolonger le plaisir, de même pour la série d'histoires courtes Beast Complex dont le premier tome a prouvé qu'il s'agissait d'un excellent complément à l'univers inventé par Paru Itagaki.

Chronique 1 :


A l'université, Louis poursuit sa vie étudiante bien loin du gang des lions, et se frotte à certaines réalités des étudiants comme le concept d'"être viandé", désignant les symptômes ressentis par les jeunes carni quand, pour la première fois, ils se laissent tenter par l'interdit qu'est la viande. Le cerf, tâchant de suivre les exigences familiales en fréquentant sa fiancée imposée Azuki, jete un regard plutôt désespéré envers ces étudiants carni viandés qu'il juge comme des racailles. Pour lui, la vie auprès de carni comme ceux du gang des lions semble bien finie... vraiment ? n'est-il pas en train d'essayer de s'en convaincre ? Réponse dans un début de volume qui aborde donc efficacement la situation de Louis, qui semble se mentir à lui-même, même si Azuki est une biche adorable. Dans le fond, c'est bel et bien avec la bande de carni mâles du gang des lions qu'il se sent le plus à l'aise. Mais en retournant les voir, eux qui ont désormais Melon en chef, il ne s'attendait pas vraiment à retrouver aussi un certain loup... Car Legoshi, pour coincer Melon, a décidé de s'allier aux lions, et ceux-ci viennent de le mettre sur la piste de "kopi luwak", une civette qui pourrait ben en savoir long sur le redoutable criminel hybride.

Tout un axe de ce volume poursuit alors la quête de Legoshi et de ses nouveaux alliés pour essayer de coincer Melon, ce qui les amène donc notamment auprès de la fameuse civette que l'on avait entrevue d'une manière particulièrement inquiétante à la fin du tome précédent. Et si Paru Itagaki décante finalement bien vite cette part potentiellement sombre en Decico en semblant nous monter à nouveau que les apparences peuvent être bien trompeuses (mais on n'est aucunement à l'abri de quelques surprises plus tard), l'animal reste intéressant, que ce soit pour ce que l'on entrevoit de son passé pas toujours évident à cause de ses particularités, ou pour l'exploitation astucieuse par Paru Itagaki desdites particularités de ce type de civette, notamment via la conception du célèbre café kopi luwak. Sans oublier, bien sûr, les quelques éléments qu'il pourra donner concernant Melon, que l'on continue alors de découvrir un peu plus.

Et la découverte de Melon constitue précisément l'un des autres éléments importants du tome. A certaines reprises, la mangaka nous immisce à ses côtés, depuis son point de vue, ce qui permet d'entrevoir un peu plus son parcours (notamment une enfance douloureuse due à sa différence) ainsi que, rapidement, tout ce qui l'a amené à devenir ce qu'il est aujourd'hui: un être froid qui n'a jamais connu l'amour, et dont la quête de goût pourrait bien l'amener face à une nouvelle cible que l'on ne connaît que trop bien: Haru.

Enfin, Haru est justement l'autre figure phare de ce volume. Tout d'abord par sa façon d'être à l'université: on découvre une Haru étudiante assez savoureuse dans son genre, qui montre derrière son apparence fragile et ses maladresses un côté assez cash ainsi qu'une volonté de vivre à fond. Mais surtout par l'évolution que prend se relation avec Legoshi, ce grand dadais de loup avec qui elle est en couple mais qui n'ose toujours pas la toucher. Alors, pour que les choses bougent un peu entre eux deux, la lapine devra peut-être se montrer elle-même un peu plus entreprenante, en inversant les rôles. Et le résultat est vraiment bon, tant on y sent de plus belle l'affirmation de leur relation et le désir de Legoshi de bâtir un avenir avec celle qu'il aime envers et contre tout. Mais pour bâtir cet avenir, il va d'abord falloir réussir à saisir Melon...

On a alors, comme toujours avec Beastars, un tome très intéressant. Tout en offrant toujours en toile de fond nombre de réflexions faisant écho à notre propre société, Itagaki mène bien son histoire, travaille efficacement ses personnages, jusqu'à faire se rejoindre des pistes haletantes. L’œuvre a toujours autant de choses à raconter, si bien que l'on est déjà triste à l'idée de la voir bientôt s'achever, dans 5 volumes.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction






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