Bakemonogatari - Collector Vol.8 - Actualité manga

Bakemonogatari - Collector Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 23 September 2020

A l'instar des tomes 1 et 4, le 8e volume de Bakemonogatari, en plus de l'édition simple, a droit à une petite édition collector limitée contenant, une nouvelle fois, une jaquette réversible avec un petit vernis sélectif bien sûr, mais aussi et surtout un ex libris en noir et blanc signé Oh! Great, et un nouveau set de 20 cartes illustrées. Tandis que 6 d'entre elles reprennent des illustrations (n&b ou couleur) du manga, les 14 autres sont, une nouvelle fois, dessinées chacune par un artiste différent en guise d'hommage à l'oeuvre de NisiOisiN. Parmi les noms de cette fournée, on retrouve notamment Soîchirô Yamamoto (Quand Takagi me taquine), Akimine Kamijyo (Samurai Deeper Kyo), Fujita (Otaku Otaku), Mitzvah (l'illustrateur du light novel Moi quand je me réincarne en slime), Kohei Nagashii (Make Me Up!)... le tout étant imprimé sur un papier légèrement cartonné de très bonne qualité. Au prix de 10,50€ (donc 3,30€ de plus que l'édition simple), il y a de quoi se laisser une nouvelle fois tenter quand on est fan de Bakemonogatari.

A l'issue du tome 7, nous laissions Koyomi et Kanbaru dans une situation particulièrement délicate et violente: malheureusement trop tard, notre héros a compris que la jeune Nadeko Sengoku n'est pas possédée par un seul jagirinawa, mais par deux ! Alors que l'exorcisme de la collégienne semblait bien démarrer, la situation est alors partie en vrille, et le deuxième serpent semble proche de mutiler le corps de sa malheureuse victime... Epaulé par Suruga, Koyomi va alors devoir tout donner pour empêcher le pire d'arriver... mais à quel prix ? Et jusqu'où doit-il aller ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que, mis à part différents moments de fan-service typiques de Bakemonogatari (qui séduiront ou déplairont selon les goûts, d'Oh! Great ayant un trait fort séduisant mais accentuant parfois cet aspect), la suite et fin de l'arc NADEKOsnake cherche à aller assez loin dans les représentations visuelles d'une certaine violence, une violence qui ici se justifie bien par la nature même de la chimère ennemie, dont la nature de serpent a plus d'un sens sur le plan métaphorique, et dont les réels pouvoirs prennent une ampleur mettant vraiment à mal notre héros. Car ici, c'est bien simple: Koyomi semble presque impuissant dans la quête qu'il s'est lancée, une quête ne se limitant pas au sauvetage de Nadeko uniquement. S'inquiétant autant pour celle qui est maudite que pour celle qui l'a maudite, l'adolescent semble vouloir sauver tout le monde... au risque de largement sous-estimer la puissance de la chimère.

Et on atteint précisément là l'aspect qui est finalement le plus intéressant de l'arc. Si Nadeko est une jeune fille attachante dont on suit ici l'histoire avec intérêt, son cas passe finalement presque au second plan, surtout dans la mesure où tout n'est pas dévoilé sur sa malédiction et notamment sur qui l'a maudite. En réalité, l'évolution de Koyomi semble prendre le premier plan, l'adolescent étant ici confronté de plein fouet à sa propre gentillesse, à son désir de sauver tout le monde au risque de ne pas pouvoir tout porter sur ses épaules. Dans le fond, pourquoi et pour qui souhaite-t-il sauver les autres ? A-t-il raison de franchir ce que Meme Oshino nomme le mur de l'irresponsabilité ? En tout cas, une chose est sûr: l'adolescent autrefois si solitaire l'est beaucoup moins à présent, et en cette date du 13 juin ses ténèbres ouvertes au printemps semblent désormais bel et bien appartenir au passé.

"S'il ne faut pas se mêler des choses au-delà de notre responsabilité, alors ok... Je n'ai qu'à devenir capable de tout assumer !"

En filigranes, Oh! Great s'applique aussi à évoquer vite et bien quelques petits éléments intrigants comme le cas du mystérieux Monsieur Kaiki ou l'hostilité que Shinobu Oshino semble montrer aux autres filles, tout comme il prend suffisamment soin d'installer Nadeko auprès de notre héros une fois celle-ci sauvée... Et pourtant, dans le dernier tiers du tome, une fois l'arc NADEKOsnake pleinement fini, le mangaka effectue un choix intéressant puisque, plutôt que de poursuivre sur l'adaptation linéaire des romans Bakemonogatari, il décide s'intégrer dès à présent le récit du spin-off/préquel Kizumonogatari, roman qui vient justement de sortir en France chez Pika en même temps que ce 8e tome du manga. Ce choix ne manque pas de pertinence, le moment semblant effectivement bien choisi pour intégrer ce récit qui révèlera en détails les origines de la "malédiction" de Koyomi, et donc sa rencontre fracassante avec Kiss-Shot, alias Shinobu. Pour l'instant, ça commence tout doucement, Oh! Great se faisant d'abord plaisir un adaptant en détails le début du roman Kizumonogatari autour de la culotte de Tsubasa et de la rencontre de notre héros avec la déléguée. Il faut attendre les toutes dernières pages pour que les choses soient sur le point de décoller, en donnant encore et toujours envie de lire la suite.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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