Atelier des sorciers (l') Vol.2 - Actualité manga

Atelier des sorciers (l') Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 03 October 2018

Le séjour à Carn pour acheter des fournitures magiques a pris un tour inattendu, dès lors que Coco, Agathe, Trice et Tetia sont tombées dans le piège d'un mystérieux sorcier encapuchonné: les voici coincées dans un monde parallèle où elles sont traquées par un dragon ! Tandis que Kieffrey, à l'aise du ver-pinceau de Coco, tente de retrouver leur trace, les 4 jeunes filles sont en grand danger... Parviendront-elles à coopérer, à se faire confiance, et à ruser pour essayer de s'en sortir ? Et quel est le but du mystérieux sorcier encapuchonné ?


Le début du deuxième volume de l'Atelier des Srociers nous offre la suite et fin de l'aventure des 4 apprenties sorcières prises au piège face au dragon (dont on appréciera vraiment le design classique, mais soigné), et le résultat est vraiment plaisant. En plus de régaler par ses planches riches en détails et ponctuées d'excellents angles de vue, Kamome Shirahama tire le meilleur de ses 4 jeunes héroïnes. Trice et Tetia ont l'occasion de se mettre un peu plus en vue, Agathe conserve son caractère, mais sait, elle aussi, faire preuve d'efficacité voire évoluer, et Coco pourrait bien montrer ici un peu plus de sa valeur. Elle a beau être en partie la cause de ce qui arrive à ses compagnes, celles-ci ont beau d'abord lui en vouloir, elle continue de montrer sons bon fond, une volonté solide, ainsi que certaines qualités: même si elle n'a pas encore le niveau suffisant côté dessin de sorts, peut-être qu'elle sera d'une grande utilité côté idées ! Ainsi, tout ce passage nous fait ressentir une certaine évolution dans la relation de confiance entre les fillettes, permet à côté et aux autres demoiselles d'affirmer encore un peu plus leur intérêt, le tout avec une utilisation de la magie fine et aboutie, Shirahama exploitant bien son concept. Mais en toile de fond, il y a aussi des choses plus inquiétantes qui se dessinent: la menace de la confrérie du capuchon est bien réelle, on en apprend légèrement plus sur ses membres (depuis les temps anciens, ils cachent leur visage derrière des chapeaux et des masques, et ils utilisent des sorts interdits), et le mystérieux sort qu'ils réservent à Coco n'augure rien de bon...


Mais quoi qu'il en soit, après ces péripéties, le retour à l'atelier de Kieffrey s'accompagne du retour d'une ambiance un peu plus calme, et propice à quelques nouveaux petits approfondissements. Avec son caractère volontaire et débrouillard, Coco continue de s'acclimater à sa vie d'apprentie sorcière, de voir ses relations avec les autres (Agathe en tête) changer tout doucement (par exemple au gré d'un pique-nique)... ou d'apprendre certaines choses, bien sûr. Ainsi, elle découvre encore mieux la magie en tant qu'outil pour le quotidien, celle-ci peut être très utile dans la vie de tous les jours, Kieffrey le lui montre notamment en conservant des plats très longtemps dans une marmite magique avec un sort adéquat. De même, la jeune fille va pouvoir mettre à l'épreuve ses talents dans les sorts du feu... sur le plan culinaire ! Des petites idées qui renforcent bien l'aspect immersif et la crédibilité de l'univers... mais ces moments un peu plus calmes sont aussi accompagnées d'informations sur la Milice Magique, dont les chevaliers sont chargés de faire respecter les lois établies depuis le jour de la conjuration, et d'effacer sans le moindre état d'âme (même si leurs cibles sont des enfants) la mémoire des sorciers utilisant des sorts interdits ou des ignorants ayant découvert le secret de la magie. Enfin, un nouveau personnage important s'installe en Olugio, un homme qui, en plus d'être le meilleur ami de Kieffrey, est aussi la "sentinelle" de son atelier. On découvre vite et bien un homme qui apparaît d'abord strict, mais qui possède de sacrés talents en inventions magiques, et qui va pousser Kieffrey dans certains de ses retranchements... Pourquoi tient-il tant à garder Coco sous son aile ?


La dernière partie du volume, elle, revient vers des choses plus mouvementées, Kieffrey recevant une demande d'aide d'humains "ignorants" pris dans l'effondrement d'un pont. Tout en proposant un dessin toujours aussi fouillé et léché, Shirahama offre là des péripéties plaisantes pour plusieurs raisons. Tout d'abord, l'utilisation toujours aussi travaillée de son concept magique: utilisation d'objets spécifiques (armes magiques comme l'épée tranchaqua dont les nombreux petits pentacles permettent de trancher les liquides sans faire de gros remous, la "bague à assembler" crée par Olugio et dont les deux parties permettent de former un pentacle quand elles sont côte à côte), délicatesse de la situation (les personnages doivent agir en faisant attention à ce que leur magie ne soit pas vue par les ignorants quand elle est créée)... Mais surtout, on a aussi l'occasion d'y entrevoir certaines facettes de l'enfance d'Agathe qui explique déjà un peu plus son caractère, d'apprécier une certaine collaboration entre cette dernière et Coco, et d'admirer une jeune héroïne toujours aussi décidée, dégourdie et astucieuse malgré ses maladresses.


Le tome passe donc par plusieurs étapes au rythme différent, qui, à leur manière, enrichissent tout l'univers et peaufinent encore les personnages et la vision de la magie de Kamome Shirahama. Ajoutons à cela un plutôt bon climax en fin de volume, et obtient une lecture savoureuse, qui ne fait que confirmer ses qualités.


L'édition reste soignée, et on y appréciera non seulement la jaquette réversible sur le premier tirage, mais aussi la traduction très soignée de Fédoua Lamodière, qui s'offre quelques toutes petites petites trouvailles mettant bien dans l'ambiance de la série ("Agathe nous gâte !").


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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