Arte Vol.12 - Actualité manga

Arte Vol.12

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 06 December 2021

Un père volage. Une mère profondément éprise de son époux alors qu'au départ il ne s'agissait que d'un mariage arrangé, et qui a forcément souffert du comportement de celui qu'elle aimait. Cette même mère qui a été enfermée pour des raisons floues (folie ? Conflit politique ?), et à qui elle a dû tenir compagnie dans son emprisonnement pendant 15 longues années. Tel est le passé fou de Dame Irene, que la jeune femme finit enfin d'avouer à Arte, non sans chambouler cette dernière qui, forcément, se pose pas mal de questions. Dame Irene a-t-elle souffert en restant ainsi enfermée, pendant 15 longues années, avec sa mère ? La jeune femme affirme que non, car elle était avec la personne qui était chère à ses yeux, sa propre mère. Mieux encore: dans les désirs qui animent désormais Irene et dont elle parle enfin, Arte ressent, une absence totale d'hésitation, une véritable détermination mêlée de passion, qui se ressent parfaitement dans son regard. Notre héroïne a su réveiller l'ardeur brûlant en sa nouvelle amie... et a, par la même occasion, trouvé ce qui lui manquait pour peindre le portrait parfait d'Irene.

L'un des enjeux majeurs de ce 12e tome est alors, bien sûr, la conception du fameux portrait d'Irène par Arte, depuis le dessin de départ qui plaît énormément à la principale concernée, jusqu'à la finalisation du tableau au bout d'une peinture soutenue. On voit une Arte travailler avec acharnement, peindre autant que possible, tant qu'elle a la flamme de l'inspiration, quitte à oublier de dormir. Et en plus de sa verve dans la peinture, notre héroïne a surtout su capter le regard déterminé d'Irene, a su sonder le vrai fond de son amie, pour en faire un portrait qu'aucune autre personne n'aurait vraisemblablement su concevoir. Le tout sous les yeux d'un Leo qui, décidément, peut être toujours plus fier de son protégée et reconnaître pleinement ses talents... Mais même si Leo a conscience de tout le talent d'Arte, qu'en est-il des autres ?

En effet, n'oublions pas qu'Arte vit à une époque où voir des femmes-artistes restait encore inconcevable pour un paquet de monde, et c'est ce à quoi elle va encore devoir se confronter, dès lors que Leo l'invite à assister avec lui à une expérience médicale encore taboue en cette période: une dissection humaine. Une expérience qui pourrait enrichir les connaissance en anatomie de notre héroïne, mais pour laquelle elle préfère encore se déguiser en homme, pour ne pas attirer l'attention dans une assemblée entièrement masculine. Ce bref passage est intéressant car il permet à Kei Ohkubo d'encore souligner le sexisme d'alors mais aussi d'évoquer l'émergence de la dissection, et il s'aère même un brin amusant dès lors qu'on voit Arte suivre la chose avec intérêt tandis que certains hommes tournent de l'oeil.

Le volume offre alors pas mal de choses assez positives pour Arte mais aussi pour Irene... mais pour combien de temps ? On le sent effectivement en permanence: un certain destin pèse toujours sur Irene, que ce soit via la question d'un mariage arrangé face auquel elle reste forte, et surtout à travers les nébuleux événements de fin de volume... Evénement où notre héroïne risque fort de tenir un rôle important bien malgré elle, dès lors qu'un autre personnage dévoile ses vraies intentions... Des intentions clairement sombres, puisque, en cas de refus, Arte pourrait le payer très cher... De quoi nous offrir un excellent cliffhanger, au bout d'un volume qui, une nouvelle fois, se révèle très prenant d'un bout à l'autre.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.25 20
Note de la rédaction






MN Actus
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