Aria - The Masterpiece Vol.5 - Actualité manga

Aria - The Masterpiece Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 04 November 2020

Chronique 2 :

Le printemps se termine laissant sa place à la chaleur de l'été, et avec cette saison son lot de festivités et de ballades toujours plus féeriques, mais également des rencontres mystérieuses et étonnantes!
La vie suit son cours et nos jolies ondines continuent de croquer la vie à pleine dents!

Avec ce cinquième opus de l'édition Aria The Masterpieces nous entamons les histoires inédites que les lecteurs n'ont pas pu découvrir il y a des années avec la précédente édition! Et bien que ce soit un réel plaisir de redécouvrir des récits nous ayant déjà séduit à l'époque (pour les moins jeunes d'entre nous), ça l'est d'autant plus d'en découvrir de nouvelles qui prolongent encore l'histoire et les personnages!
La dernière histoire de l'ancienne édition était celle qui nous présentait Akatsuki et Uddi enfants, et qu'on suivait le premier dans ses délires enfantins de super héros...un récit vraiment amusant qui nous rappellera forcément nos propres jeunes années avec les fantasmes allant avec! Et à partir de celle ci, ce n'est que de la nouveauté!

Mis à part cela pas de surprise avec le contenu du volume, on continue de suivre les aventures de nos jeunes ondines qui continuent de s'émerveiller devant la magie de leur ville! Des histoires courtes sous forme de tranches de vie, amusantes le plus souvent, touchantes régulièrement et séduisantes en permanence!

On retient notamment le traumatisme de la pauvre Aika qui va devoir se couper les cheveux, l'auteure trouvant le moyen de la rendre encore plus mignonne; on a donc l'histoire revenant sur les jeunes années d'Akatsuki; les rêveries de Akari au sommet d'une basilique surplombant une place magnifique; les adieux de cette même Akari à sa vieille gondole avec laquelle elle a découvert tant de belles choses; Alice et Aika qui suivent Akari pour comprendre comment celle ci fait pour sympathiser avec autant de gens...bref que des petits récits légers mais agréables et apaisants ; et si lire Aria en période de canicule nous permet de nous rafraîchir, lire ce tome se déroulant en été en automne nous réchauffe un peu le cœur!

Le récit qui à mon sens sort le plus du lot est celui nous narrant une histoire de fantôme: si l'auteure nous a déjà proposé des histoires oniriques (le plus souvent liées aux chats), cette fois elle s'essaie à une histoire se voulant horrifique (toute proportion gardée...ce n'est pas Insidious non plus) qui tranche quelque peu avec la légèreté habituelle!
Une nouvelle corde à l'arc d'une auteure qui nous fait déjà merveilleusement voyager!

Un tome de grande qualité, comme les précédents, mais ce n'est pas une surprise...Et on se rend compte que déjà on s'approche de la fin...une idée vraiment triste! Il faut donc profiter au maximum de la beauté de ce titre!


Chronique 1 :

Le printemps s'apprête à s'installer, et pour fêter cela, quoi de mieux qu'un bon barbecue entre nos trois jeunes apprenties ondines et leurs trois bienveillantes supérieures ? Et puis, l'occasion est belle pour Aika pour mettre en valeur sa ravissante chevelure ! Mais une bévue un peu bête plus tard, et c'est le drame, avec des cheveux partis en fumée...
Alors que l'on entrevoit une Aika forcément déprimée et ses deux amies essayant de lui remonter le moral, comment la jeune fille relèvera-t-elle la pente, elle qui prenait tant soin de ses cheveux pour ressembler le plus possible à son idole Alicia ? L'occasion semble idéale pour l'intervention d'Akira, cette dernière montrant derrière son franc-parler une très belle considération pour sa protégée ainsi que des mots essentiels, sur l'importance d'affirmer ses qualités par soi-même et non en essayant de "devenir" quelqu'un d'autre. Et puisque la nouvelle coiffure d'Aika est signe de nouveau départ, on la retrouvera plus tard en pleins doutes concernant son envie de se montrer ainsi à Al. Le moment est très joli, tant on profite avec bienveillance et malice des sentiments d'Aika pour Al, mais aussi de la part d'incertitudes et du petit côté fleur bleue qu'elle cache si souvent derrière sa fierté.

Le personnage d'Aika et sa relation avec Akira ressortent alors joliment grandis de ce tome, mais ces deux-là ne sont évidemment pas les seules à être mises en valeur avec beauté, et c'est aussi particulièrement le cas du duo Alice-Atena. Se sentant à part à Orange Planet du fait de son jeune âge et de son côté prodige, Alice n'arrive pas à communiquer avec les autres apprenties, se sent détestée... mais a-t-elle raison de penser ça ? Ne serait-ce pas plutôt une admiration ? Veillant à sa manière sur la jeune fille, Atena saura trouver les bons mots pour la faire aller de l'avant... mais, plus tard, c'est Atena qui se retrouve elle-même en plein doute: sa maladresse est-elle un handicap pour Alice ? Sa protégée la déteste-t-elle à cause de ça ? Pour vérifier ça, Atena met en place un petit stratagème un brin farfelu, un peu drôle, mais dont l'issue est évidemment fort jolie.

Mais pendant qu'Aika et Alice se montrent un peu tourmentées, qu'en est-il de notre chère Akari ? Notre héroïne continue de briller par sa joie de vivre et son côté très avenant, sincère, sans calculs, y compris dan des moments un peu tristes liés à sa si précieuse vieille gondole avec laquelle elle a vécu tant de choses au fil des saisons. Mais notre héroïne reste encore et toujours sociable à souhait, capable de s'émerveiller de tout en prenant simplement le temps de profiter à fond de ce qui l'entoure, et c'est quelque chose qu'Aika et Alice comprendront bien en l'observant attentivement.

L'immersion dans cette Venise plus ou moins futuriste est toujours un régal dans les décors ravissants de Kozue Amano. La mangaka soigne encore et toujours beaucoup son immersion contemplative dans les recoins et les caractéristiques de la cité vénitienne, y compris quand il s'agit de nous présenter un simple vaporetto ou de nous offrir une (pas si) lugubre excursion sur l'île-cimetière de San Michele. Ses deux chapitres bonus, centrés cette fois-ci sur l'enfance d'Akatsuki et sur un crush félin pour le président Aria, s'avère eux aussi intéressants. Il n'en faut pas plus pour que la lecture de ces 350 pages soit à nouveau un régal, porté par un émerveillement constant, par de belles et douces avancées pour nos héroïnes... et par le plaisir de lire enfin des chapitres inédits en France, puisque c'est au milieu de ce tome que l'on rattrape enfin la parution stoppée en cours de route de la première édition de Kami !
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

17 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17 20
Note de la rédaction






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