Ao Ashi - Playmaker Vol.31 - Manga

Ao Ashi - Playmaker Vol.31 : Critiques

Ao Ashi

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 05 Janvier 2026

Chronique 2 :


Ashito et Yuma viennent de rentrer de leurs trois jours d'entraînement avec l'équipe première, et retrouvent leurs camarades dans une ambiance joviale: en effet, Ôtomo et les autres sont parvenus à remporter la finale de la coupe Takamado, et l'équipe a ainsi remporté deux des trois principales compétitions junior. De son côté, même si Ashito n'a pas pu obtenir le contrat pro qu'il convoitait, et bien que Garulla ait clairement déclaré qu'il ne le prendra jamais pour le prochain tournoi d'hiver, le coach de l'équipe première est sans aucun doute resté impressionné par ce jeune garçon qui est même parvenu à convaincre le vétéran Shiba d'attendre encore une année de plus avant de prendre sa retraite. Si bien qu'il a lancé un défi à notre héros et à ses jeunes camarades de l'U18: si, lors d'un prochain tournoi international devant avoir lieu en février, ils parviennent à vaincre le Barça Youth, il les invitera pour leur offrir une chance de se distinguer.

Après une très intense dernière partie de saison, l'heure est avant tout à la transition dans ce 31e volume d'Ao Ashi: la fin d'année est là, l'heure est venue pour les terminale de partir non sans une soirée festive, l'approche de Noël est l'occasion de remettre en avant certaines considérations sentimentales (notamment autour d'Anri qui en pince toujours secrètement pour Ashito, de Togashi qui veille à sa manière sur la "princesse", et des frasques comiques d'Ôtomo)... et en attendant l'arrivée de la prochaine saison dans cette ambiance un peu plus légère, l'heure est à un tout autre type de considérations pour les jeunes footballeurs, qui doivent déjà commencer à penser au tournoi international auquel ils auront la chance de participer, en étant alors vouées à côtoyer les équipes de jeunes de quelques-uns des clubs les plus réputés de la planète.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cet élargissement du récit à l'international s'annonce déjà captivant et riche en enjeux. Au-delà de l'événement important que constituera le tournoi et plus spécifiquement le match contre Barcelone, l'esprit d'Ashito bouillonne d'interrogations sur cette nouvelle expérience et, surtout, sur le football espagnol. Entre le passé de Fukuda en Espagne et la rivalité de Kuribayashi avec le dénommé Demian Cant (un joueur que l'Esperion affrontera sans aucun doute), cela fait déjà un bon moment que le pays ibérique et son football si réputé sont évoqués dans la série en étant voués depuis longtemps à prendre plus de place, si bien que l'heure est venue pour notre héros de se questionner un peu plus le style de football qui est pratiqué hors du Japon, sur le niveau japonais par rapport aux plus célèbres nations footballistiques telles que l'Espagne... pour un résultat déjà assez riche en informations par l'intermédiaire de Fukuda. Et à l'heure où Ashito pourrait demander encore plus d'informations à Hana qui est déjà allée en Espagne, c'est une nouvelle tonitruante qui lui tombe dessus au sujet de la jeune fille.

Si l'on va éviter d'en dire plus sur cette information afin de ne pas la spoiler, on peut au moins dire qu'elle apporte déjà un paquet de nouvelles choses : Ashito prend enfin mieux conscience que Hana poursuit soigneusement son propre rêve depuis dix ans, sa relation avec la jeune pourrait en sortir bouleversée jusqu'à peut-être le pousser à mieux s'interroger sur ce que sa fan n°1 représente pour lui, l'attirance de notre héros pour l'Espagne devrait logiquement s'en retrouver encore accentuée... et puis, on peut dire que Yûgo Kobayashi choisit aussi là le meilleur moment possible pour, au gré des souvenirs revenant à la mémoire de Fukuda, entamer par bribes un très intéressant focus sur l'expérience espagnole passée de ce dernier à l'époque où il était encore un jeune joueur, sur les différentes épreuves qu'il a pu affronter pour s'acclimater (problèmes de langue et donc de communication, manière différente de considérer le football...), ou encore sur l'impact qu'a pu avoir, à cette époque, sa toute jeune petite soeur par alliance quand elle est venue lui rendre visite.

Mine de rien, on est donc très loin d'avoir un simple tome de transition: Kobayashi continue soigneusement de développer énormément de choses et d'entretenir voire d'accentuer les différents enjeux dans son aventure sportive et humaine. Il n'y a aucune baisse dé régime, il y a toujours de quoi être passionné par ce récit, et évidemment on attendra avec un plaisir intact la suite !



Chronique 1 :


Suite aux trois jours d’entraînement avec l’équipe première, Ashito n’a pas suffisamment fait ses preuves pour signer un contrat pro. Pourtant, une autre opportunité s’offre à lui : si elle parvient à battre le Barça, c’est toute l’équipe qui sera invitée par le coach Garulla à se distinguer pour devenir pro ! Dans ce contexte, impossible pour Ashito de penser à autre chose. Et quand il s’adresse à Fukuda, il apprend que Hana compte partir étudier en Espagne !

Suite à l’intense arc de l’entraînement avec l’équipe première, place à un tome de transition vers la suite de l’histoire qui croquera la dimension internationale du football. Car, dans cet opus, tout se focalise vers l’Europe, et tout particulièrement vers l’Espace, nation de cœur de l’auteur et grand pays du football. C’est donc l’occasion pour Yûgo Kobayashi d’enrichir encore une fois la dimension sportive de son récit, abordant notamment les différences de vision du sport des pays européens par rapport au Japon, et nourrir de nouveau -mais sous un angle différent- la question du racisme au sein du foot. Pour cela, il met plus sincèrement en lumière un élément du récit qu’on attendait de voir décortiquer depuis les débuts : le passé de Fukuda en tant que joueur. Une dimension traitée de manière surprenante, tant on n’attendait pas forcément un parcours semé de telles embûches, ce qui laisse la voie au futur 32e opus pour continuer à narrer l’épopée d’autrefois du mentor d’Ashito. Outre le fait qu’il nous dévoile un pan de scénario qu’on attendait, l’auteur le fait avec audace, traitant ses différentes thématiques avec richesse et une forme d’authenticité via l’écart culturel qui existe dans la considération du football, selon les pays et les sociétés.

À côté, Ao Ashi embrasse plus que jamais l’une de ses dimensions présentes depuis les débuts en filigrane : la romance ! Car si le manga décortique le foot et les milieux professionnels en long et en large, le mangaka n’oublie pas que ses personnages sont des adolescents nourris par les émois sentimentaux que l’on ressent à cette période de l’existence. En plus d’apporter une ambiance plus légère, notamment par l’insistance délirante d’Ôtomo à trouver son propre flirt et à maudire ceux qui profiteraient de tels émois, c’est surtout le moment de considérer avec plus de sérieux la relation entre Ashito et Hana. Le récit a beau rester sur des non dits, les sentiments sont évidents, poussent le héros à se questionner, et les quelques moments de ce registre sont particulièrement jolis en plus de faire écho au focus Fukuda/Hana de cet opus.

Il en résulte un tome de transition qui, derrière ses allures légères, offre le focus tant attendu sur Fukuda, parsemé de réflexions sur ce qui oppose le football japonais au football occidental, pour un flashback dont on a hâte de connaître la fin. Un cadre déjà riche qui introduit doucement la future compétition dont les optiques internationales devraient encore redynamiser le récit. Passé les trente volumes, Ao Ashi reste un manga sportif toujours riche et plein d’idées.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato
16 20
Note de la rédaction