7 Ninjas d’Efu (les) Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 31 December 2019

En voyant une femme sur le point d'être atrocement écartelée entre des boeufs, Kakugo sent le désir de justice monter en lui et s'apprête à passer à l'attaque... sans se douter le moins du monde qu'il s'agit d'un piège ! Libéré de ses liens, Harara, le "démon à visage humain" au haut de femme et au bas d'homme, passe effectivement à l'attaque et semble proche de vaincre son adversaire. A moins que Iori n'intervienne...

La majeure partie du volume se consacre encore au cas de Harara, à sa rencontre avec Kakugo, puis au bout du compte à l'émergence de la figure de Geki, pour un petit arc se voulant donc un petit peu plus long que les précédents en s'étalant sur 5 chapitres, ce qui n'est pas plus mal. En effet, tout en poursuivant son schéma pour l'instant très linéaire, Takayuki Yamaguchi a alors le loisir de distiller quelques petits éléments de background un petit peu plus consistants, notamment avec une présentation brève mais un petit peu plus nette de ceux qui devraient s'opposer aux insoumis et avec quelques petites explications sur leur fonctionnement (des kasane pouvant devenir, après leurs efforts au combat, des kiragira promis à la vie éternelle grâce au rituel okichi). Surtout, même si l'évolution du principal concerné est rapide, il parvient à faire de Harara un personnage assez réussi, ni tout blanc ni tout noir, n'ayant peut-être pas des valeurs aussi fortes que les autres ninjas Onshin au premier abord, mais effectuant des choix forts permettant de bien l'installer, notamment via son rejet de l'immortalité.

Les deux derniers chapitres, eux, lancent une nouvelle partie et poursuivent sur le même schéma: quelques éléments de background intrigants via notamment ce qu'il advient de Hideyori Toyotomi, et la mise en place des événements qui devient conduire à l'émergence de Hyakki, une lame d'Efu supplémentaire. Prenant un cadre insulaire un brin exotique, Yamaguchi commence ici à livrer une interprétation de l'historique invasion de Ryûkyû par a province de Satsuma et les Shimazu, et il le fait évidemment à sa sauce !

Même si tout n'est pas toujours très clair pour un néophyte des récits de samouraï et d'"histoire" japonaise et qu'à ce titre des notes de traduction pourraient vraiment être utiles, le mangaka continue de mêler de façon intéressante repères historiques, petites interprétations plus folkloriques et mythologiques (le conte conte Hanasaka-jiisan, le Niraikanai...) et idées plus personnelles pour un récit qui se bonifie petit à petit, le tout sous un dessin qui reste dense et bourré d'idées de design, à défaut d'être toujours très limpide dans ses petites phases d'action (Yamaguchi privilégiant justement cette densité). On commence également à avoir une image un petit peu plus claire de l'orientation que devrait prendre le récit, surtout après avoir la la postface de l'auteur, ce qui pique de plus belle la curiosité pour la suite. En somme, on est toujours dans une phase d'introduction un peu linéaire des principaux personnages, mais nul doute que le meilleur reste à venir.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.25 20
Note de la rédaction






MN Actus
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