Épouse damnée et le Chasseur de démons (l') Vol.4

Kizumono no Hanayome ~Shiitagerareta Watashi ga, Kokoku no Kishin ni Misomerareta Riyu~

Manga - Manhwa - Épouse damnée et le Chasseur de démons (l') Vol.4
Age conseillé
Prix public
7.20 €

Résumé

À présent que Reito et Akemi sont hors d’état de nuire, Nanao s’efforce de laisser derrière elle ses blessures passées pour se préparer à unir son destin à celui de Yakô. Mais si son beau-père approuve ce mariage, c’est loin d’être le cas de Tokiko, sa belle-mère, ou de son beau-frère, Takaya. La première voit en effet d’un très mauvais oeil cette union entre son fils cadet, qu’elle voit comme un monstre et trouve indigne de prendre la succession du clan, et une damnée. Et sa visite ne pouvait pas plus mal tomber, car Yakô est déjà débordé par les ayakashi dont les attaques se multiplient et qui font régner un climat de terreur sur la capitale. Pire encore, alors qu’il est chargé de protéger un banquet de nobles, Yakô tombe nez à nez avec Shinobu, son ancienne fiancée…

Les points forts de la série

L’univers du titre est empreint de mysticisme et d’une grande poésie. Les décors détaillés, inspirés par l’architecture et les paysages traditionnels du Japon du début du XXe siècle, permettent, de par leur réalisme et leur abondance, une immersion totale dans cette histoire où le surnaturel se mêle à la vie quotidienne. Les ayakashi, tantôt dépeints comme de redoutables menaces, tantôt comme de mystérieux alliés plus complexes qu’il n’y paraît, apportent d’autant plus de profondeur de ce récit porté par une héroïne attachante.  

Bien que marquée par des années d’abus, Nanao éblouit par sa force ; émeut par ses failles. Et, à travers le regard de Yako, l’autrice invite le lecteur à se questionner : la beauté se résume-t-elle aux standards imposés par la société, ou réside-t-elle dans quelque chose de plus profond, de plus subtil, pour qui choisit de la voir ? La cicatrice que porte Nanao, qui l’ostracise et la déshumanise aux yeux de certains, révèle ainsi à d’autres sa résilience et son courage, et devient alors un symbole fort ; le symbole que nos blessures, physiques ou émotionnelles, bien qu’elles participent à nous façonner, ne nous définissent jamais totalement.

Côté graphique, les dessins, d’une grande finesse, rendent à merveille les sentiments d’une héroïne souvent tiraillée entre souffrance et espoir à mesure qu’elle se libère des entraves d’un passé traumatique, ainsi que l’aura énigmatique, mais également charmante, de son époux.

Les scènes sont aussi fluides que dynamiques, et les nombreux moments d’introspection, entrecoupés de confrontations marquantes, brillent par leur justesse dans des planches à couper le souffle. Le trait de Fujimaru Mamenosuke parvient à retranscrire avec brio les différentes émotions de ses personnages, au travers d’expressions faciales saisissantes qui ne peuvent laisser indifférent.