Ys VIII : Lacrimosa of Dana

Le test du jeu video:

Publié le Mercredi, 25 March 2020

Alors qu'on est en plein confinement, l'occasion est assez belle pour jouer aux jeux vidéos. Et votre humble serviteur étant fan de JRPG, il est temps pour moi de rattraper quelques excellents titres de la PS4 que je n'ai acquis que récemment. Notamment un qui m'a immédiatement tapé dans l'oeil avec sa pochette, « Ys VIII : Lacrimosa of Dana ». La saga « Ys » a démarré une série d'action RPG, qui a débuté EN 1987. Et s'il a été annoncé qu'arriverait bientôt sur la PS4 le quatrième opus, « Ys : Memories of Celceta » ainsi que le neuvième et tout dernier opus, « Ys : Monstrum Nox», c'est bien du huitième dont nous allons parler aujourd'hui, un opus sorti sur PS Vita en 2016, pour sortir également sur PS4 en 2017.

  

Adol Christin s'apprête à prendre la mer, et pas de chance pour lui, le bateau sur lequel a embarqué va être victime de l'attaque d'une bête sous marine, et les naufragés vont se retrouver coincer sur une île sois disant maudite : ile de Seiren. Il fera rapidement équipe avec deux autres naufragés, Laxia, une jeune noble, et Sahad, un pêcheur expérimenté, pour partir à la recherche des autres naufragés et explorer l'île, qui est truffé de monstres. On se rendra d'ailleurs compte avec le temps que les monstres semblent être des espèces préhistoriques disparus depuis des millénaires, comme si cette île avait fait un bond dans le temps...
En parallèle, nous suivons le personnage de Dana, une jeune femme qui semble avoir ses rêves connectées à ceux d'Adol. La réponse se trouve peut-être dans la vie de cette jeune femme ?

  

« Ys : Lacrimosa of Dana » fur une excellente surprise pour ma part. C'est ma première incursion dans cette série de J-RPG, donc j'y allais plutôt à reculons. Et les premières minutes m'ont fait un peu peur. Je dois dire que le postulat du départ, de se retrouver sur une île, de l'explorer et de partir à la recherche des naufragés, ne m'enchantait pas des masses. En revanche, l'histoire que l'on découvrait en parallèle avec cette mystérieuse Dana m'intriguait énormément. Et puis, cette histoire qui avançait lentement mais sûrement, finira par être bien plus profonde que ce que l'on aurait pu penser. Bon, on aurait peut-être pu éviter l’écueil habituel du « sauvetage du monde », et se contenter de sauver les naufragés, mais bon, je suppose qu'un JRPG n'en serait pas un sans ça ?
Chaque personnage jouables a son histoire, son importance dans le scénario, et aura son utilité dans le village de naufragés. L'humour est d'ailleurs bien présent, notamment avec le personnage de Hummel, qui est extrêmement mystérieux toute la première partie, que l'on suspectera beaucoup pendant une bonne partie du scénario (cette partie est d'ailleurs assez surprenante, et devenir le nouveau Sherlock pendant une heure ou deux était très amusant), pour découvrir qu'il est en fait... Non, je vous laisserai le découvrir par vous même, tout ce que je peux vous dire, c'est que c'est assez comique.

  

Niveau gameplay, c'est du lourd, du très lourd. Contrairement à des « Tales of » ou des « Star Ocean », les combats sont en temps réels sur le terrain. On se bat avec trois personnages, et l'équipe au totale comptera au maximum six personnages. Les capacités des personnages sont divisés en trois catégories, qui permettront d'être plus fort, ou fragile face à certains monstres. Et selon les monstres que l'on croiseront, les boss que l'on affrontera, il faudra choisir avec intelligence ses coéquipiers. On peut passer d'un personnage à l'autre très facilement en combat. Les contrôles sont assez faciles à prendre en main, les attaques spéciales faciles à apprivoiser. D'ailleurs, petit bémol : il aura été sympa que ces attaques spéciales soient évolutives, et qu'on en découvre de nouvelles tandis que les niveaux de nos héros augmentent. Un système un peu comme celui de « Tales of Graces », mais ce n'est qu'un point de détail.
En plus de la quête principale, on compte de nombreuses quêtes annexes, plus ou moins importantes, et qui permettent d’accroître les capacités de créations d'objets de certains naufragés, d'obtenir plus d'argent, plus de matériaux pour agrandir le village, pour construire le bateau... On appréciera aussi tout ce qui entoure les points de sauvegardes : les cristaux et les camps. Ces camps nous permettent de cuisiner, tandis que les cristaux nous permettront de nous téléporter, plus tard dans le jeu, aux quatre coins de l'île, et ça, c'est vraiment appréciable.
Il n'y a qu'un aspect du gameplay que je n'ai jamais trop compris... Ce sont les attaques de monstres contre le village. En fait, pendant ces phases, vous allez combattre de nombreux monstres pendant trois phases, et en simultanée les naufragés se battront avec vous en arrière plan. Et... C'est tout. Vous allez gagnez des objets, un peu d'expériences, mais c'est tout. Ces attaques apportent apparemment des points pour chaque naufragé, mais je n'ai jamais rien compris à ce classement, ni son utilité, donc si quelqu'un a une réponse là-dessus... Il n'empêche que ces phases de combats sont assez sympas malgré tout.
Autre point positif : le fait que l'on bascule entre l'équipe d'Adol et Dana. Ces phases avec Dana sont souvent plus tranquilles, mais beaucoup plus riches en scénario, jusqu'au moment ou Dana commencera à aller dans ce temple où elle acquerra différentes capacités. Et là, on aura le droit à des changements de gameplay uniquement sur ce personnage, avec un système très simple d'esprit de la nature absorbé par la jeune prêtresse. Elle pourra prendre une enveloppe spirituelle avec des capacités de terre, de lumière, de feu... un gameplay qui se révélera très vite super intéressant, et tout aussi addictif ! On regrettera juste un peu de ne pas le retrouver quand Dana fera équipe avec Adol et les autres. D'ailleurs, difficile de ne pas jouer Dana quand on l'a dans l'équipe, tellement sa maniabilité est fluide et efficace !
Je n'ai abordé ici que le gros du gameplay, je vous conseille de faire le jeu pour vous en faire une idée plus précise. C'est le genre de gameplay qui se vit plus qu'il ne se réfléchit (enfin, pour ma part).

  

Niveau graphisme... Ce serait peut-être là que ça pêche un peu, et particulièrement pour les personnages. Je suis loin d'être une experte en jeux vidéos, et je suis loin d'avoir des envies de fous de ce côté-là : je suis fan de JRPG, et on sait que ce sont pas les champions de ce côté-là. Malgré tout... Je trouve qu'ils auraient pu nous offrir des modélisations de personnages plus poussées, plus propres. C'est un des points qui m'a un peu rebuté au début, je vous l'avoue. En revanche, les environnements sont très beaux, mais là encore, je pense qu'on aurait pu faire un peu mieux. Je ne sais pas si c'est parce que le jeu avait été développé pour être exclusivement sur PS Vita, et qu'il a simplement été porté sur PS4, mais disons qu'on aurait pu faire mieux. Il n'empêche que les visuels sont généralement très agréables, assez colorés et c'est assez sympa, plutôt joyeux.

Au niveau de la bande-son, elle est très plaisante, même si j'aurais aimé un peu plus de thèmes marquants. Il y en a, je vous rassure, mais je dois dire que je n'en retiendrais que quatre ou cinq en tout, notamment le morceau éponyme « Lacrimosa of Dana », ou encore «Woods of Elevated Coral Reef », mais à part ça, ce sont des morceaux assez génériques, que l'on retrouve dans de nombreux JRPG (même si cela n'empêche pas qu'ils soient très bons).

  

« Ys VIII : Lacrimosa of Dana » est un excellent JRPG, une excellente porte d'entrée dans la série, et surtout un très bon jeu. L'histoire est très efficace, et le fait de suivre deux personnages différents, dans deux temporalités différentes, est vraiment prenant. Le gameplay est très addictif, assez exigeant par moment. Et même si on a pas affaire à un monde ouvert, l'île est assez vaste pour nous offrir de la bonne exploration, un désir d'aventurier qui est toujours récompensé. En bref, si vous aimez les JRPG, vous aimerez celui-ci. Et en prime, il est facilement trouvable d'occasion, en plus du fait qu'il est souvent en promotion en dématérialisé. Donc pour une vingtaine d'euros, attendez à plusieurs dizaines de jeu qui sauront vous captiver de bout en bout, malgré un début un poil lent.
     

Chroniqueur: kayukichan


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