Uzumasa Limelight - Actualité anime

Uzumasa Limelight


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16/20
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Synopsis

Uzumasa (Kyoto) est un peu la Hollywood du Japon et a produit beaucoup de films de jidaigeki, des drames d’époque avec des combats au sabre, un genre particulièrement aimé des Japonais et acclamé partout dans le monde. Ces films ne seraient pas ce qu’ils sont sans les kirareyaku, des acteurs destinés à se faire tuer par le premier rôle. Des hommes se faisant tuer sans jamais voir la lumières des projecteurs (limelight en anglais)…

L’histoire d’Uzumasa Limelight est celle de ces hommes, les héros oubliés des grands classiques du genre jidaigeki. Ils aimaient et respectaient leur art, même quand la production des films de jidaigeki a commencé à décliner. Utilisant le film de Charlie Chaplin Limelight en filigrane, l’histoire extraordinaire de ces hommes devant faire face à une nouvelle génération et au déclin de leur art se révèle avec mélancolie et passion.

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16/20

Je suis allé vois ce film sans rien en attendre, et à la base je ne souhaitais pas y aller.

Alors qu'au final quelle surprise ! En règle générale j'aime bien le cinéma asiatique, car il arrive à mélanger des genres, des clichés et à pourtant atteindre son but et à véhiculer des émotions. Cependant je me méfie des dramas, que je ne considère pas comme vraiment du cinoche ^^.

Je me suis fort heureusement planté pour ce film ^^. Le synopsis ne m'avais pas emballé, l'histoire est en effet basée sur un concept très simple, les vieux disparaissent et les jeunes prennent leur place sans respecter les traditions. Kiki la petite sorcière abordait ce thème, Seven abordait ce thème le seigneur des anneaux abordait ce thème ... Enfin bref tout le monde abordait ce thème ^^.

Cela dit, les 3 films cités parviennent tous à se démarquer des autres production, soit en diluant ce thème dans pleins d'autres choses (comme le seigneur des anneaux) soit en l'abordant de manière légère (comme kiki) soit parviennent à dépasser ce synopsis de base et à faire quelque chose de plus grand, Seven est un bon exemple.

Ce film pourtant est tout à fait centré sur ce point de détail, et n'est pas ce qu'il y a de plus subtil quand il l'aborde : Les jeunes sont souvent ridicules, irrespectueux, caractériels et simplement antipathiques. Et ne cherche jamais à s'en cacher.

C'est justement ce qui fait une des force du film, et qui rejoint ce que je disais vite fait plus haut : le cinéma asiatique parvient à réutiliser ses clichés et à les rendre crédibles. Ici le film cherche à dépeindre la fin d'une époque, l'époque des grands films de Samurai, et fait donc au plus simple et au plus imagé pour y arriver. Résultat : C'est extrêmement efficace, et oui, les clichés sont vite assimilés et donc le spectateur peut se focaliser sur autre chose.

Comme par exemple sur la trogne du personnage principal, digne de figurer dans un film de Sergio Leonne (et c'est un immense compliment ^^) tant elle semble cassée et qui pourtant est terriblement sympathique !
Sympathique c'est bien le mot qui défini ce personnage, qui représente justement la fin d'une époque, lui et quelques collègues, qui sont chassés des plateaux, sans recevoir la reconnaissance qu'ils méritait simplement parce qu'ils se font vieux.

On assiste donc à la lente déchéance du personnage principal, exacerbée par des flash back judicieusement placés afin de nous informer de son glorieux passé et de sa prestigieuse carrière d'acteur. Contrebalancée, pour ne pas rendre le film uniquement négatif, par l'arrivée de la jeune apprentie, et son éventuelle ascension dans le milieu.
Sur ce point, le film est très bien rythmé, mêlant mélancolie et espoir dans une même scène !

Cependant, quand je parlais de clichés, le thème principal du film n'est pas seul. En effet ce film en est truffé. Et non seulement ce film en est truffé, mais en plus ce film ne tente même pas de les cacher, il joue avec et les assume pleinement, si bien que certaines scènes, ridicules si elles sont prises seules (le training montage, la marche finale au ralentie, la scène finale aussi) fonctionnent précisément dans ce film ! Car ce film se sert de ces clichés pour illustrer son propos, se basant sur une narration plus traditionnelle, ne cherchant ni à surprendre son auditoire ni à proposer du jamais vu, mais à proposer une expérience efficace, qui fonctionne. En effet à trop chercher le sensationnel, on en oubli l'essentiel, qui reste l'émotion. Ce que ce film n'oublie pas, et il possède d'ailleurs des scènes d'une simplicité presque froide et pourtant d'une intensité émotionnelle exceptionnelle ! Tout en subtilité, jouant sur les regards et les expressions faciales ... Alors que parfois il part en full-nawak avec des marches au ralenti sous les fleurs de cerisiers qui tombent dans le vent (non mais franchement x) ). Et pourtant : ça marche !

Bien sur, ces scènes, qu'elles soit simples ou exagérés bénéficient toutes d'une très bonne réalisation : claire, simple et efficace, s'autorisant cependant des mouvements de caméra afin de rendre le tout dynamique, là encore c'est quelque chose de très traditionnel, très japonnais, et pourtant très efficace.

On pourrais parler bien sur de la très grande qualité de la fin, et de son intelligence quant à sa mise en image, ou de ses scènes d'action, présente malgré ce que l'on pourrait croire, qui sont assez bien chorégraphiées et surtout, qui sont réellement jouées par les acteurs et non par des doublures. Mais je me rend compte que plus j'écris, plus je trouve qu'il faudrait que je m'arrête.

En effet, ce film, de part son classicisme volontaire, au service d'une intensité émotionnelle forte, ne se décrit pas et ne se critique que très difficilement, du moins, si vous n'avez pas vu le film. C'est un film qui se ressent, qui se savoure et qui fait plaisir, on peux bien sur l’intellectualiser à posteriori, mais il m'est difficile d'en dire plus sans spoiler ou sans vous donner de fausses impressions.

Pour conclure donc rapidement, Uzumasa Limelight est un film très simple, très japonais et très classique. Pourtant c'est aussi un film très efficace, et très subtil, du moins bien plus qu'il n'y parait.

Je vous invite donc vivement à vous ruer sur sa, je l'espère prochaine, sortie dans les salles obscures. En tout cas c'est avec plaisir que je paierais ma place pour revoir ce film (un conseil juste, ne cherchez pas trop dans les UGC, CGR et autres Gaumonts, mais tentez plutôt les cinoche d'art et d'essai).

DemiCercle

De DemiCercle [218], le 05 August 2015 à 02h29

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