Mayuko - Actualité manga

Mayuko

Interview de l'auteur

Publiée le Samedi, 20 August 2016

A l'occasion de Japan Expo, nous avons pu rencontrer Mayuko, artiste à la voix d'or qui accepta avec le sourire de répondre à nos questions. Son parcours, ses influences, ses collaborations, sa façon de travailler... C'est tout cela que nous vous proposons de découvrir aujourd'hui !



Mayuko, merci d'avoir accepté cette interview. Qu'est-ce qui vous a attiré vers le monde de la musique ? Des artistes en particulier vous ont marqué pour ça ?

Mayuko : Il n'y a pas de musicien en particulier.

Au départ j'étais peintre, puis au bout d'un moment, à force de peindre des musique me venaient en tête tout en dessinant sur la toile. J'ai donc décidé d'essayer de mettre en musique ce que je ressentais en peignant.


A l'origine, vous avez donc une formation de peintre ?

Oui, j'ai fait une formation sur les beaux-arts à l'université.


Quel type de peinture réalisiez-vous ? Quels sont vos peintres préférés ?

Je faisais de la peinture abstraite, j'aime ça.

Au départ, mes peintres favoris étaient Monet et Chagall, puis en faisant des recherches je me suis rendu comtpe que tous les peintres que j'aimais étaient français. J'ai par exemple fait une peinture d'un rabre qui marche avec des chaussures.


Votre nom d'artiste, Mayuko, signifie “un enfant dans un cocon”. Pourquoi ce choix ?

Mayuko est mon vrai nom, ma mère l'a choisi parce qu'avant ma naissance elle a rêvé que quelqu'un, une sorte de dieu, me donnait ce nom.



En 2001, vous enregistrez votre premier mini-album, Toy Cross. Comment se sont faits ces premiers pas ? Quel souvenir en gardez-vous ?

Mon plus fort souvenir est la communication que j'ai pu avoir avec d'autres musiciens, en Angleterre, à New York ou au Japon, notamment avec DJ Kensei qui travaille très sérieusement mais de façon un peu bohème et décalée. Il a adoré ma voix et voulait absolument réaliser une musique uniquement avec ma voix pour base. Il a donc enregistré ma voix et a ensuite travaillé dans son studio pour élaborer une musique autour d'elle.


En plus de Dj Kensei, vous avez donc pu collaborer avec d'autres artistes japonais et internationaux comme Johnnie Fingers ou Daniel Wang. Comment se sont ouvertes ces opportunités ?

A ce moment-là, j'appartenais à un important label japonais, et les artistes qui remarquaient ma voix venaient se présenter à ce label.


Les années 2007-2008 sont importantes avec la sortie du mini-album Amaranth, des collaborations avec des musiciens venus du monde entier comme Back Ted N-Ted en Arizona, et la sortie de Hikari to Iro avec le label anglais KFM Records. Quel souvenir gardez-vous de cette période ?

A cette époque je postais mes créations sur Myspace, et la différence avec la période de Toy Cross, c'est que je ne passais plus par le label et que j'avais des contacts directs avec d'autres artistes. Ainsi, j'ai pu avoir beaucoup plus d'échanges directs, et c'était plus chaleureux.


En avril 2014 sort l'album Vista Bouquet. Quel était le challenge principal de cette nouvelle étape importante de votre carrière ? Musicalement, qu'avez-vous souhaité apporter de plus que dans vos précédentes sorties ?

Le challenge de cet album n'était pas d'apporter quelque choses de nouveau par rapport à mes précédentes sorties, mais plutôt de compiler, de rassembler en un seul album tout ce qui a fait mon style auparavant.



Sur cet album se trouve un morceau nommé Laputa, et on sait que juste après Japan Expo vous serez en concert avec Azumi Inoue, qui a chanté les génériques du Château dans le ciel (Laputa), Mon voisin Totoro, Kiki la petite sorcière... Vous êtes donc une fan de Ghibli ?

Le chanson Laputa ne représente pas exactement le film de Ghibli, mais se base sur son univers où j'ai pioché différents motifs. C'est effectivement un film dont l'univers me fascine. Sinon, je n'ai pas de contact direct avec Ghibli mais j'adore leur travail.

Le concert avec Azumi Inoue vient du fait que nous sommes assez amies : en avril dernier nous étions invitées dans le même festival en Italie, et c'est à ce moment que nous avons décidé de faire quelque chose de commun en France aussi.


En mai dernier est sorti votre nouvel album, Muguet Féérique. Pouvez-vous nous le présenter ? Selon vous, quelle pierre ajoute-t-il à l'édifice de votre carrière ?

La différence avec Vista Bouquet qui était une sorte de résumé de ma carrière, c'est qu'ici je voulais ouvrir une nouvelle page.

Il y a trois raisons au choix du titre "Muguet Féérique". Premièrement, j'avais toujours en tête des images de petits personnages comme des fées qui avaient un chapeau en cloche de muguet. Deuxièmement, je trouve la langue française très chantante, je touve que c'est la plus belle au monde; Troisièmement, en France on offre du muguet le 1er mai à la personne qu'on aime et je trouve cette tradition très jolie.


Puisque vous parlez du choix du titre "Muguet Féérique", pouvez-vous également nous dire quelques mots sur les choix de titres de vos précédents albums ?

Pour "Vista Bouquet", je voulais vraiment trouver un titre résumant ma carrière. J'ai d'abord pensé à "Arc-en-ciel" parce qu'il y a plusieurs couleurs, mais ça ne correspondait pas totalement. C'est un matin, en me réveillant, que le titre "Vista Bouquet" m'est venu en tête, sans que je sache exactement ce que ça signifiait. Mais je trouvais que ça connait très bien, j'ai alors cherché la signification exactement de "vista" et j'ai vu que ça correspondait bien à ce que je voulais, idem pour "bouquet".

Concernant "Toy Cross", depuis l'enfance je possédais un petit jouet en forme de croix. Je voulais ainsi faire ressortir l'image d'un objet très cher, pas en terme de prix mais en terme de coeur.

Pour "Amaranth", au Japon c'est la couleur de l'immortalité, et dans l'album j'aborde notamment des thématiques autour de la mort. C'est pour ça que j'ai choisi ce nom.

"Hikari to Iro" est le titre d'une des chansons, il signifie "La couleur de la lumière". En fait, quand je compose une musique, j'ai l'impression de peindre dans l'air , et j'avais particulièrement cette sensation sur cette chanson.



Pour revenir à Muguet Féérique, ce nouvel album comporte notamment une collaboration avec une artiste que nous adorons : Akino Arai, pour la chanson Nemuri no Sekai ni Sasagu. Comment s'est faite cette collaboration ?

J'adore Akino Arai ! C'est quelqu'un qui a une longue carrière, je ne peux pas me considérer comme son égale, mais Mlle Akino, elle, se considère toujours très égale avec tout le monde. Et comme nous sommes très amies, c'est elle qui m'a dit "Quand tu sortiras un nouvel album, il sera temps qu'on fasse quelque chose ensemble".

C'est amusant que vous me posiez une question sur elle, car j'ai rêvé d'elle cette nuit (rires). Dans mon rêve, elle avait l'air triste et je la consolais.


Dans vos chansons, votre voix ressort vraiment beaucoup tant elle apparaît pure. Comment avez-vous travaillé cette voix pour arriver à ce résultat ?

Merci beaucoup. On va dire qu'à l'origine c'est un don de Dieu. J'ai eu la chance de naître avec une voix comme ça, il faut que j'en prenne soin. Je travaille régulièrement avec mon entraîneur pour que cette voix ne s'endorme pas, ne s'éteigne pas.


Vos chansons possèdent des sonorités très diverses, avec différents instruments. Comment les composez-vous ?

Je suis ravie que vous me posiez cette question. A la base de mon travail, je fais la musique selon ce qui me passe dans la tête. J'extériorise ce que j'ai en tête avec mes instruments, en quelque sorte. Cela commence généralement par l'enregistrement de mon clavier sur logiciel, puis j'entre dans le studio avec Yasuhiro Abe qui travaille avec moi.


Remerciements à Mayuko, à son interprète, à son équipe, et au staff de Japan Expo.
  
Mise en ligne le 20/08/2016.

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