ADACHI Shingo - Actualité manga

ADACHI Shingo 足立 慎吾

Character Designers

Interview de l'auteur

Publiée le Samedi, 11 March 2017

Sorti au Japon le 18 février et attendu dans les cinémas français le 3 mai, le film Sword Art Online : Ordinal Scale eut droit les 19 et 20 février, grâce à Wakanim, Eurozoom et @Anime, à deux avant-premières exceptionnelles à Paris puis à Lille. Le tout en présence de Shinichiro Kashiwada et Shingo Adachi, deux noms officiant sur la saga animée SAO depuis ses débuts, et étant respectivement producteur et character designer/directeur de l’animation sur ce nouveau projet.

C'est lors de leur passage dans la ville du Nord que nous avons eu la chance de rencontrer les deux noms, au sein de la librairie Manga no Yume qui a prêté ses locaux pour l'occasion.

Voici aujourd'hui le compte-rendu de notre interview, pendant laquelle messieurs Kashiwada et Adachi, dans une ambiance agréable et détendue, sont notamment revenus sur la saga Sword Art Online, sur les enjeux de ce film, et sur l'avenir de SAO en animation.




Tout d'abord, merci à vous d'avoir accepté cette interview. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, nous raconter votre histoire commune avec la saga SAO sur laquelle vous officiez depuis le début ?

Shinichiro Kashiwada : La première saison a été diffusée à partir de juillet 2012, mais le début du projet date de 2010. Il y a eu plusieurs conjectures qui ont fait qu'on s'est attaqués à ce projet, notamment pour fêter les 20 ans de la maison d'édition d'Accel World et Sword Art Online. On voulait concevoir un anime, et on a rapidement fait appel à Mr Tomohiko Ito pour la réalisation et à Shingo Adachi pour le character design.
On s'est dit que ce serait une œuvre qui plairait peut-être à l'étranger, mais on a eu une grosse surprise en voyant la série cartonner autant hors du Japon. Plus de 5 ans après on est donc toujours sur cette saga, c'est un long projet et on en est très heureux.

Shingo Adachi : De mon côté, avant SAO j'étais sur un projet nommé Wagnaria!! (note : série plus connue sous le titre Working!!). A la fin de ce projet qui a duré assez longtemps, on m'a fait deux propositions : SAO, et un autre anime qui ressemblait à Wagnaria!!. Je n'avais pas envie de refaire quelque chose de trop similaire à mon précédent travail, donc j'ai choisi SAO. Je voulais m'essayer à autre chose, avec un peu d'action.
Et puis le contenu m'attirait. SAO parle de jeux virtuels, et je suis moi-même un gros joueur, par exemple j'ai passé plus de 350 heures sur Final Fantasy même si ça faisait criser ma femme ! (rires) Je me suis dit que mon expérience dans le domaine et mon amour des jeux pourraient apporter quelque chose à SAO.
Le réalisateur, lui, ne joue pas trop, donc j'ai pensé lui apporter cette pierre qui lui manquait, une expérience de joueur avec ses points positifs et négatifs. J'avais envie de partager ça.


Donc vous avez travaillé en commun pour la conception de l'univers, avec Mr Ito ?

SA : Mr Ito est un réalisateur qui s'occupe surtout de la mise en scène, de l'histoire et de la musique, donc il est vrai que concernant le système de jeu et de combat je me suis plus impliqué que lui qui n'y connaît pas grand chose. J'ai voulu apporter un certain réalisme, par exemple avec des systèmes de combat venant d'Everquest ou de Final Fantasy XI. Mr Ito en était ravi.
Il faut aussi savoir que l'auteur original des romans, Reki Kawahara, est également un joueur. A l'époque de la conception de l'anime il jouait à un jeu coréen nommé Dragoon Online. Moi je jouais à un autre jeu mais je connaissais aussi celui-ci, dont l'interface de jeu était assez proche. Personnellement j'aime plein de jeux, de toutes les nationalités, sans me fixer de limites, j'aime tout essayer, donc ma compréhension du monde de Mr Kawahara était bien compatible.

(le réalisateur Tomohiko Ito, quand nous l'avions interviewé en 2014)

Après quelques années de succès à la télévision, Sword Art Online débarque donc en 2017 pour la première fois au cinéma avec le film Ordinal Scale. Comment est née l'idée d'un film SAO ?

SK : Evidemment, suite au succès des saisons 1 et 2, on s'est tout de suite posé la question de faire une saison 3, mais financièrement ça coûte beaucoup d'argent. On a entamé une profonde réflexion sur comment faire une bonne saison 3, et on a alors décidé d'essayer de voir SAO d'une autre manière en concevant un projet différent.

SA : Pour la saison 3, nous devrions adapter l'arc Alicization des romans, or cet arc est très long, à lui seul il dure le double de l'ensemble des saisons 1 et 2. Donc vous comprenez bien que l'adapter en série animée demande énormément d'énergie côté production.

SK : Généralement en animation, quand on fait des saisons 2, 3, 4, etc... on perd des fans au fur et à mesure. Et au vu de la longueur de l'arc Alicization, la saison 3 serait très longue, on va inévitablement perdre des fans sur la durée, et on s'est demandé comment pallier à ça. Le film est aussi arrivé dans l'optique d'attirer de nouveaux fans qui ne connaîtraient pas encore les saisons 1 et 2, et de leur donner envie de voir une saison 3, une suite.

SA : En tout cas, au niveau du contenu, il y a les saisons 1 et 2 qui concernent les univers virtuels, le projet de saison 3 qui sera aussi un univers virtuel, et donc le souhait avec le film était de parler d'autre chose, d'avoir un autre type d'univers. Mr Kawahara nous a donné l'idée d'une réalité augmentée, et on a tout de suite trouvé que c'était une excellente idée.
Après, on a vraiment voulu faire un film pouvant plaire à tous : aux fans de la première heure, à ceux qui n'ont vu que la saison 1 mais pas la saison 2, à ceux qui n'ont vu aucune des deux...


Le film a donc été étudié pour pouvoir être un éventuel point de départ dans la saga SAO pour accueillir de nouveaux fans ?

SA : Evidemment, ceux qui connaissent les deux premières saisons et qui sont déjà fans de SAO apprécieront le film, je pense, parce qu'il y a plein de petits détails et qu'il peaufine un peu les relations des personnages. Mais ceux qui ne connaissent pas du tout la saga peuvent tout y comprendre, et ceux qui s'en étaient lassés pourraient voir leur intérêt ravivé grâce à l'évolution des personnages et au type différent de l'univers.

SK : C'est inévitable d'avoir une perte de fans au fur et à mesure que la série avance. Il y a aussi les fans du light novel qui, de base, sont déjà très friands de l'univers. Notre but est d'élargir la saga à un nouveau public.



Pour ce film, Mr Kawahara a imaginé un tout nouvel univers en réalité augmentée, celui d'Ordinal Scale. Comment avez-vous procédé pour le mettre en images ? Y avait-il des indications très précises de Mr Kawahara sur les designs par exemple ?

SK : Mr Kawahara est quelqu'un de très très occupé, donc au départ il n'a pas donné un scénario complet, mais a plutôt glissé de nombreuses idées dont celle de la réalité augmentée. C'est avec ces idées qu'après, avec le réalisateur, on a écrit un squelette scénaristique. Pour le reste, c'est à force de discussions que le contenu s'est développé. Ca a été assez long et un peu dur, il a fallu relire une dizaine de fois ce qu'on a conçu.


Donc dans la conception de cet univers, ça a vraiment été un travail commun entre vous ?

SK : On était dix à discuter ensemble sur la conception de l'ensemble.

SA : Dix personnes, c'était beaucoup. Quand chacun donne son avis, c'est un peu long et on peut vite s'éparpiller. Mais heureusement, comme Mr Kawahara avait donné des idées sur lesquelles se reposer, ça nous rassurait et nous évitait de partir dans trop de directions.
Pour détailler un peu plus, au niveau des idées de base pour l'histoire et l'univers c'est Reki Kawahara qui a le plus apporté. Pour les personnages, leur apparition et leurs relations, c'est le réalisateur Tomohiko Ito. Quant à moi, je me suis interrogé sur ce que les gens veulent voir, sur ce que je n'avais pas pu montrer dans les deux premières saisons, et sur comment montrer cela dans le film.
Par exemple, on sait que les personnages de Kirito et Asuna sont très populaires, que les fans ont envie de les voir et d'en savoir plus sur eux. Sans trop en dire pour ceux qui n'ont pas vu le film, dans les arcs précédents ils ont des compétences à l'épée qu'on n'a pas forcément pu beaucoup voir, et dans l'arc suivant Alicization il n'y a pas ou peu de combats à l'épée également. Donc dans le film on a voulu mieux montrer ça dans un combat, car c'était le moment ou jamais.
En somme, on s'est constamment demandé ce que les spectateurs voudraient voir ou revoir.



Si vous deviez définir l'univers d'Ordinal Scale en quelques mots, quels seraient-ils ?

SA : Dans la réalité augmentée il faut bouger son corps, c'est la principale différence avec le virtuel. Pour Kirito qui est un peu maigrichon, c'est donc forcément plus difficile de devenir le plus doué.
Du coup, moi personnellement je préfère le virtuel, j'ai plus de chances d'y devenir un héros ! (rires)

SK : Pour moi, la réalité augmentée d'Ordinal Scale, c'est un peu comme Pokémon GO!. J'y joue un peu et je trouve ça chouette de voir les choses directement. Dans le film, on peut jouer directement et gagner des coupons pour des cadeaux.


Pour finir, à votre avis, si vous étiez un personnage de SAO, qui seriez-vous ?

SK : Klein. (rires)

(Shingo Adachi réfléchit un peu plus longtemps)

SA : Death Gun...

SK : Tu as tant envie que ça de tuer des gens ?! (rires)

SA : Tant qu'à faire, je voudrais être quelqu'un que je ne pourrai jamais être, le plus éloigné possible de moi, donc Death Gun ! Après, est-ce que j'aurais envie de tuer autant que lui, peut-être pas. (rires)


Un grand merci à messieurs Shinichiro Kashiwada et Shingo Adachi, au staff de Wakanim pour la mise en place de la rencontre, et à la librairie Manga no Yume pour son accueil. Interview réalisée par Koiwai.

Mise en ligne le 11 mars 2017.
 


Interview n°2 de l'auteur

Publiée le Dimanche, 30 September 2018

Alors que la prochaine saison de Sword Art Online se profile, Shingo Adachi, chara-designer de la série, Manabu Ono, le réalisateur, et Masami Niwa, le producteur, sont venus à la rencontre de leurs fans afin de promouvoir Alicization durant Japan Expo.

A cette occasion, nous avons la chance de pouvoir leur poser quelques questions.




M. Adachi, nous avons déjà eu le plaisir de vous rencontrer, mais ce n'est pas le cas de M. Ono et M. Niwa. Pouvez-vous vous présenter ?


Manabu Ono : Je suis le réalisateur de Sword Art Online Alicization, je m’appelle Ono Manabu. Enchanté.


Masami Niwa : Je m’appelle Masami Niwa, je suis producteur chez Aniplex. Durant la première et la seconde saison de Sword Art Online ainsi que pour Ordinal Scale, j’étais assistant de production. Aujourd’hui j’ai évolué et je suis devenu producteur.




Pour entrer dans le vif du sujet, l'arc Alicization est particulier de par sa longueur. Par exemple, le premier tome met un certain temps à se lancer... Comment avez-vous abordé cette problématique avec le comité de production ?


Manabu Ono : Je ne peux pas dire grand-chose, j’aimerais que tout le monde profite de cette saison. Peut-être qu’elle est longue, il y a quelques moments parfois difficiles, mais j’ai essayé d’en faire quelque chose de très divertissant et intéressant.


Dans Alicization, Kirito a rajeuni physiquement, dans ce nouvel univers virtuel. Comment avez-vous géré ce changement ?


Shingo Adachi : Avant nous avions affaire à un Kirito adulte. Dans cette nouvelle saison, il s’agit de Kirito enfant. Je voulais montrer son évolution et faire un lien avec les saisons précédentes.

Je n’ai pas envie de tout vous dévoiler car c’est tout l’intérêt de cette nouvelle saison. Le fait que Kirito soit un jeune homme, qu’il se retrouve dans un nouveau contexte, c’est véritablement toute l’intrigue.




Cette fois-ci, il y a deux héros, Kirito et Eugeo. Jusque-là SAO avait toujours misé sur ses personnages féminins. Pensez-vous que vos spectateurs pourraient être déstabilisés face à ce nouveau binôme ? Aviez-vous une crainte de perdre une part du public attachée aux figures féminines ?


Masami Niwa : Nous estimons que c’est justement la force de ce nouvel opus. On pouvait peut-être ressentir de l’envie, de la jalousie vis-à-vis de ce personnage qui avait du succès. Mais plutôt que de jouer sur un Kirito qui est entouré de filles, on a voulu introduire une nouvelle amitié avec un autre garçon de son âge. Cette nouveauté est une force.


Les trois premiers arcs de SAO mettaient l'accent sur le côté harem autour de Kirito. Depuis Ordinal Scale, on revient sur quelque chose de plus romantique, son couple avec Asuna. Comment avez-vous abordé ce changement ?


Shingo Adachi : Ce qui est un peu effrayant, c’est qu’Asuna aime tellement Kirito que ça en devient un peu flippant. En tout cas moi, de mon point de vue, ça me déstabiliserait d’avoir une femme qui m’aime à ce point. Ça m'intimiderait. (rires)

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Reki Kawahara est très attaché à l'arc Alicization, d'après les notes qu'il distille dans les light-novel. Ainsi, a-t-il été impliqué dans la version animée ? De quelle façon ?


Ono Manabu : Nous avons travaillé avec Reki Kawahara dès le début du projet. Nous avons revu le scénario ensemble, toute la mise en scène ainsi que la mise en contexte. Dès le départ nous avons travaillé de concert ensemble. Il n’y a pas eu de désaccord, il y a vraiment eu une direction commune dès le début.


A vos yeux, quelles sont les grandes différences entre Alicization et les précédents arcs Sword Art Online ?


Shingo Adachi : La première fois que j’ai lu le roman, j’ai été très déstabilisé parce que je n’ai pas compris grand-chose à l’histoire. Peut-être que ceux qui regarderont la série avant de lire le roman ressentirons ce même malaise. Mais cela fait partie du jeu et c’est important.


Sword art online est un anime de jeu qui s’appuie sur la Réalité Virtuelle (VR). Aujourd’hui il y a quelques jeux comme ça, avec le développement de la technologie on se rapproche de SAO. Mais l’anime se penche beaucoup plus sur le futur, ce qui est à venir. Dans Alicization, il y a une technologie beaucoup plus développée qu'aujourd’hui.


Monsieur Adachi, depuis la première saison, les personnages ont évolué graphiquement. Comment percevez-vous cette évolution ?


Shingo Adachi : Dans la première saison, les personnages sont en effet très jeunes. La première fois que Kirito arrive dans ce monde virtuel, il a 12 ans. Dans la seconde saison, il a 15 ans. A chaque fois, on suit une évolution qui correspond aussi au développement corporel, à la puberté d’un adolescent. Il faut vraiment garder cela à l’esprit dans le développement de chaque personnage.

C’est pour cela que dans la première saison je les ai représentés plus jeunes, physiquement. On voit leur évolution aussi bien corporelle que psychique au fil des saisons. Je mets un point d’honneur à représenter ces développements.


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Enfin, comment avez-vous abordé les nouveaux personnages ?


Shingo Adachi : Ce qui était vraiment très compliqué à retranscrire, c’est que les deux personnages, Kirito et Eugeo, ont vraiment les mêmes caractéristiques physiques. Dans l’œuvre originale il n’y a pas vraiment de précision sur des différences corporelles.


C’est ce qui était le plus compliqué à représenter. Nous avons beaucoup joué sur les expressions faciales et leurs coiffures. Il fallait les démarquer, c’était compliqué, il ne fallait pas que cela soit une simple couleur de cheveux différente, mais qu’ils aient des particularités physiques.



Interview réalisée par Zébuline et Takato. Remerciements à Shingo Adachi, Manabu Ono et Masami Niwa, à l'équipe d'Aniplex ainsi qu'à Wakanim pour l'organisation de la rencontre.
  
  
Conférence publique Japan Expo 2018
  
La prochaine saison de Sword Art Online, SAO Alicization, se découvre progressivement. Pour l’occasion, une partie de l’équipe de réalisation a fait le déplacement jusqu’en France, pour la Japan Expo 2018.


C’est face à une foule totalement en liesse que, Shingo Adachi, le chara-designer, Manabu Ono, le réalisateur et Masami Niwa, le producteur, ont découvert, avec stupeur, leur public français.


Durant la conférence, les fans furent gâtés. Ils ont pu découvrir en exclusivité le trailer d’Alicization, le nouveau visuel, mais aussi voir Shingo Adachi à l’œuvre.


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Est-ce que c’est la première fois que vous rencontrez le public français de Sword Art Online ?


Manabu Ono : Alors oui c’est la première fois, et c’est la première fois que nous venons à paris donc merci pour ce chaleureux accueil.


Que pensez-vous de son engouement ?


Masami Niwa : On ne s’y attendait pas trop, nous sommes vraiment étonnés.


Alors première question, pour Ono-san : comment se sont passés vos débuts en tant que réalisateur de Sword Art Online Alicization ?


Manabu Ono : On m’a proposé d’être réalisateur pour cette série durant l’hiver 2016. J’avais beaucoup de pression, mais le fait que ce soit une série aussi connue et aussi populaire, ça m’a donné envie de travailler dessus. Je suis vraiment très honoré et très content de faire partie de cette équipe.




Ainsi, la production avance bien. Quelles sont vos ambitions pour cette saison ?


Manabu Ono : En fait, cela va être très laborieux pour cette saison. On va dire que mon objectif premier est de ne pas de tomber malade et de rester en bonne santé.


Adachi-san, vous êtes le chara-designer, pouvez-vous nous parler des personnages ?


Shingo Adachi : En fait le personnage de Kirito a beaucoup évolué et je pense vous allez voir la différence entre les précédentes saisons et la nouvelle.  J’ai fait en sorte de pouvoir faire évoluer ce personnage dans le temps, de façon logique.




Niwa-san, pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?


Masami Niwa : Quand j’ai commencé, j’étais assistant-producteur et il se trouve qu’aujourd’hui j’ai un rôle plus important étant donné que je suis producteur. Je souhaite être à la hauteur de ce poste et faire en sorte que l’œuvre soit à la hauteur de vos attentes.


Ono-san, pouvez-vous nous en dire plus sur le monde d’Alicization ? C’est un tout nouveau monde l’Underworld, de quoi il s’agit ?


Manabu Ono : Malheureusement, je ne veux pas tout dévoiler d’un coup. Je ne peux pas vous donner trop de détails concernant ce nouveau monde. Mais il y a beaucoup plus de fantaisie et de fantastique. Mais pour savoir pourquoi Kirito se retrouve dans cet univers, il faudra regarder la saison et le découvrir par vous-même.




Comment sera-t-il représenté ? Il a l’air plus jeune.


Reki Kawahara : Adachi-san vous a expliqué que Kirito était un ado qui évoluait au fur et à mesure : Dans la première saison il a 15 ans, dans la dernière 19 ans. Or là, effectivement, Kirito semble plus jeune étant donné qu’il a 11 ans. Mon objectif était de vous faire comprendre ce qu’il a vécu durant cette période.


En tant que chara-designer, comment vous y êtes-vous pris pour dessiner Kirito ?


Shingo Adachi : Ce qu’il faut savoir c’est qu’avant de travailler sur Sword Art Online, j’ai beaucoup œuvré sur des animes pour enfants, je suis donc davantage spécialisé pour dessiner des jeunes enfants. Dans ces animes, il y en avait beaucoup de l’âge de Kirito c’est-à-dire 11 ans.




Il y a aussi de nouveaux personnages, qui sont-ils ?


Manabu Ono : Ce qu’on pouvait constater auparavant c’est qu’autour de Kirito il y avait plutôt des jeunes filles mignonnes. Or là, on va se concentrer également sur ce nouveau personnage qui s’appelle Eugeo, qui est un garçon.


Il va y avoir une sorte de partenariat et une forme d’amitié entre eux. J’ai voulu mettre l’accent sur cette belle amitié, presque passionnelle entre les deux.


Et il y a un troisième personnage qui est Alice, une fille, qui sera un personnage clé et vous allez comprendre pourquoi en regardant les épisodes.


En tant que producteur de la série comment se passe le déroulement de la saison à venir ?


Masami Niwa : SAO est une œuvre connue dans le monde entier. On aimerait continuer à avoir cette reconnaissance mondiale. On a des trailers et bande-annonce de prêtes pour la France, l’Allemagne, la Russie mais également pour les pays scandinaves. On aimerait vraiment continuer dans ce sens-là.




Ono-san, auriez-vous un mot à dire à votre public français ?



Manabu Ono : On est surpris, on ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde qui aime notre travail. Alors, nous allons faire tout notre possible pour être à la hauteur de vos attentes, et j’espère que vous allez aimer la nouvelle saison qui commencera en octobre. Merci beaucoup.


Et vous, Niwa-san ?


Masami Niwa : Vous êtes le premier public à avoir vu le trailer de Sword Art Online : Alicization. Si vous pouviez en parler autour de vous, ce serait super pour nous. Merci beaucoup !




Adachi-san avez-vous quelque chose à dire à votre public avant de nous quitter ?



Shingo Adachi : Tout le monde aime Sinon, je ne m’y attendais pas trop. Elle sera bien sûr présente dans la prochaine saison. Regardez-la elle aussi.



Retranscription assurée par Zebuline.
  

MN Actus
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