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Manga - volume

Moi - La mort et Kappa Vol.3

JP Title: 河童の三平
Translated Title: Kappa no Sanpei

By MIZUKI Shigeru
With MIZUKI Shigeru

Publisher FR : Cornelius
Collection: Pierre

Rated
12+
Manga - Manhwa - Moi - La mort et Kappa Vol.3
Average Rating of MN 14/20
Mizuki renoue ici avec la grande tradition des contes dans lesquels un enfant parvient à apprivoiser un monstre.

Au même titre que les yokaï, ces êtres surnaturels qui peuplent l’univers fantastique de Shigeru Mizuki, le kappa est un personnage issu de la mythologie japonaise. Diablotin anthropomorphe vivant dans les rivières et les étangs japonais, la légende dit qu’il attirait les jeunes filles au fond de l’eau afin de leur prendre leur vertu. Devenu populaire dans la littérature, les mangas et l’animation, son image a évolué au cours du XXème siècle pour finalement incarner un personnage malicieux, sympathique voire bienveillant.
Dans Mon copain le kappa, on rencontrait Sampei, un jeune garçon qui ressemble étrangement à un kappa, au point que deux de ces créatures s’y méprennent et l’entraînent avec elles dans leur monde. Sampei en reviendra accompagné d’un espion de son âge, point de départ d’une série d’aventures hilarantes.

Dans le dernier volume de cette trilogie, Sampei est menacé par le messager de la Mort, décidé coûte que coûte à emporter le petit garçon dans son royaume. Alors que Sampei et sa mère sont enfin réunis, ce dernier est emporté de l’autre côté du miroir...

Après un deuxième volet qui faisait voyager Sampei et ses compagnons au sein de mondes folkloriques sur les traces d'un grand roi fantastique, ce dernier opus de la trilogie Kappa de Shigeru Mizuki replace le récit dans le monde humain, et plus précisément là où a toujours vécu Sampei, à l'instar du volume 1.

Pendant la première moitié du tome, nous avons droit à une succession de petites aventures de notre héros, aventures toujours parsemées de tout cet univers folklorique mis en place par le mangaka depuis le début de la série. Rencontre d'un roi des pets participant aux jeux pétolympiques et devenant le maître de Sampei, notre héros transformé en papillon par une entité de la nature, ou devant sauver ses amis transformés en cochons par un Messager de la mort souhaitant se recycler dans la fabrique de jambon... Autant de petites histoires pas toujours très inspirées par rapport à ce qu'on a pu voir auparavant dans la série, mais évitant toute vulgarité et étant toujours servies par la patte inimitable de l'auteur, par cette richesse visuelle dans les décors, ce ton simple et cette pointe d'humour gentiment décalée. Au final, cette première moitié de tome, sans être merveilleuse d'inventivité, se suit avec un certain plaisir, d'autant qu'elle commence à insister de plus en plus sur la mort qui rôde autour de Sanpei, notamment à travers le Messager de la mort, toujours présent, poussé au chômage suite à un quotas de morts non respecté et venu s'installer dans le petit monde de Sampei.

Au fil du volume, la mort tourne donc de plus en plus autour de notre jeune héros, et finit par le rattraper au pire des moments. Alors qu'il vient tout juste de retrouver sa mère, Sanpei continue de voir défiler devant lui des choses fantastiques, comme la rencontre avec une femme araignée ou sa disparition dans un village régi par les chats, chacun de ces évènements s'enchaînant jusqu'à provoquer l'accident qui causera sa perte. Ne désirant que revoir sa mère, Kappa, Tanuki et les autres une dernière fois avant d'être conduit dans l'autre monde par le Messager de la mort, Sanpei finit par s'en aller, laissant un Tanuki un peu triste de perdre celui qui l'avait accueilli si chaleureusement, et un Kappa chargé de prendre sa place auprès de sa mère. Intéressant de par la confirmation de l'amitié entre Sampei, Tanuki et Kappa, la conclusion de cette trilogie déçoit toutefois, car on aurait aimé y voir la relation de notre héros avec ces personnages et surtout avec sa mère un peu plus poussés. Egalement, on aurait apprécié de voir certains éléments, comme ce village félin, abordés avec plus de profondeur. Quant à la fin, son ton simple et son côté un peu abrupt sont dans la lignée de ce que nous a globalement offert Mizuki depuis les débuts de sa trilogie.

Moins inspiré et pourvu d'une fin qui ne marque pas vraiment, le dernier opus de la trilogie Kappa ne se dresse clairement pas comme le meilleur travail de Shigeru Mizuki, mais reste porté par le ton unique et la richesse visuelle de l'auteur.


koiwai


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