Moi - La mort et Kappa Vol.3 - Actualité manga

Moi - La mort et Kappa Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 09 March 2011

Après un deuxième volet qui faisait voyager Sampei et ses compagnons au sein de mondes folkloriques sur les traces d'un grand roi fantastique, ce dernier opus de la trilogie Kappa de Shigeru Mizuki replace le récit dans le monde humain, et plus précisément là où a toujours vécu Sampei, à l'instar du volume 1.

Pendant la première moitié du tome, nous avons droit à une succession de petites aventures de notre héros, aventures toujours parsemées de tout cet univers folklorique mis en place par le mangaka depuis le début de la série. Rencontre d'un roi des pets participant aux jeux pétolympiques et devenant le maître de Sampei, notre héros transformé en papillon par une entité de la nature, ou devant sauver ses amis transformés en cochons par un Messager de la mort souhaitant se recycler dans la fabrique de jambon... Autant de petites histoires pas toujours très inspirées par rapport à ce qu'on a pu voir auparavant dans la série, mais évitant toute vulgarité et étant toujours servies par la patte inimitable de l'auteur, par cette richesse visuelle dans les décors, ce ton simple et cette pointe d'humour gentiment décalée. Au final, cette première moitié de tome, sans être merveilleuse d'inventivité, se suit avec un certain plaisir, d'autant qu'elle commence à insister de plus en plus sur la mort qui rôde autour de Sanpei, notamment à travers le Messager de la mort, toujours présent, poussé au chômage suite à un quotas de morts non respecté et venu s'installer dans le petit monde de Sampei.

Au fil du volume, la mort tourne donc de plus en plus autour de notre jeune héros, et finit par le rattraper au pire des moments. Alors qu'il vient tout juste de retrouver sa mère, Sanpei continue de voir défiler devant lui des choses fantastiques, comme la rencontre avec une femme araignée ou sa disparition dans un village régi par les chats, chacun de ces évènements s'enchaînant jusqu'à provoquer l'accident qui causera sa perte. Ne désirant que revoir sa mère, Kappa, Tanuki et les autres une dernière fois avant d'être conduit dans l'autre monde par le Messager de la mort, Sanpei finit par s'en aller, laissant un Tanuki un peu triste de perdre celui qui l'avait accueilli si chaleureusement, et un Kappa chargé de prendre sa place auprès de sa mère. Intéressant de par la confirmation de l'amitié entre Sampei, Tanuki et Kappa, la conclusion de cette trilogie déçoit toutefois, car on aurait aimé y voir la relation de notre héros avec ces personnages et surtout avec sa mère un peu plus poussés. Egalement, on aurait apprécié de voir certains éléments, comme ce village félin, abordés avec plus de profondeur. Quant à la fin, son ton simple et son côté un peu abrupt sont dans la lignée de ce que nous a globalement offert Mizuki depuis les débuts de sa trilogie.

Moins inspiré et pourvu d'une fin qui ne marque pas vraiment, le dernier opus de la trilogie Kappa ne se dresse clairement pas comme le meilleur travail de Shigeru Mizuki, mais reste porté par le ton unique et la richesse visuelle de l'auteur.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction






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