Pokémon - Film 16 - Genesect et l'Éveil de la légende

Review du dvd : Pokémon - Film 16 - Genesect et l'Éveil de la légende

Publiée le Lundi, 18 August 2014

Tandis que la saga vidéoludique Pokémon ne démord pas, les monstres de poches continuent de s’illustrer sur le petit et le grand écran, à travers des cycles suivant plus ou moins de près les jeux vidéo. Ainsi, en juillet 2013 sort dans les salles obscures nippones « Genesect et l’éveil de la légende », le troisième et dernier long-métrage de l’ère Noir et Blanc.




Dans la région d’Unys vogue une petite troupe de Pokémon : les Genesect. Particulièrement virulents, ils n’hésitent pas à s’en prendre à l’environnement et aux Pokémon pour étancher leur colère, celle de Pokémon modifié génétiquement par la Team Plasma à partir de fossiles, se réveillant des centaines d’années plus tard dans un monde qui leur est inconnu. Alors qu’ils s’attaquent à une métropole de la région, le Genesect croise la route de Sacha, prêt à les arrêter. A lui se joint Mewtwo, impliqué dans cette lutte par sa condition génétique particulière…




L’annonce de ce seizième film a créé des émules auprès des fans, et ce uniquement grâce à l’un des Pokémon préférés des connaisseurs : le légendaire Mewtwo qui est la star d’un troisième long-métrage. Seulement, le film prend le spectateur à contrepied, et pas forcément de la meilleure des manières. « Déroutant » serait alors le qualificatif le plus adapté à ce seizième épisode de la saga cinématographique Pokémon.
En effet, toutes les attentes des fans de retrouvailles entre Sacha et Mewtwo tombent complètement à l’eau. D’un côté, Sacha a oublié son vieil ami, chose qui ne devrait pas être le cas puisqu’au terme du long métrage « Le retour de Mewtwo », la mémoire du héros ne fut pas effacée.



De son côté, ce Mewtwo ne s’avère pas être le même, car doté de la Mega-Evolution et issu d’un laboratoire bien différent. Nous nous retrouvons avec un Pokémon bien différents, ce qui annihile tout le développement progressif de la créature ainsi que ses origines touchantes. Pour le fan, la déception est énorme, mais il faudra faire avec tant le film réserve ses bons moments.
Une fois le choc encaissé, l’histoire se savoure avec intérêt. En réalité, il n’est pas question de grande aventure dans ce seizième film qui tourne essentiellement autour d’une immense bataille entre Mewtwo et les Genesect, après une mise en place plutôt longuette.



Quand l’action commence, nous sommes servis : La lutte est titanesque et met en avant différentes créatures, bien que Mewtwo soit la vedette. L’occasion était évidemment de dévoiler une Mega Evolution et les capacités étonnantes qui en découlent, un pari plus que réussi puisque nous assistons à un spectacle visuel convaincant. L’animation ainsi que la modélisation des décors 3D ont bénéficié de petits soins et s’avèrent très abouties. Nous sommes bien loin des films Pokémon à la 3D mal maitrisée. Ainsi, ce film, sans être une claque visuelle, est un beau moment pour nos mirettes. Alors que les derniers épisodes de l’anime font montre de qualités graphiques impressionnantes pour une série-fleuve, ce seizième long métrage fait encore mieux.
Par le retour de Mewtwo, le film met une nouvelle fois en avant la thématique de la génétique, un sujet sérieux et bien traité dans le tout premier long métrage, malgré une finalité trop édulcorée.



Globalement, cette nouvelle histoire suit le même schéma, mais adopte un parti pris différent. L’avantage de montrer un Pokémon en tant que principal antagoniste, c’est d’éviter tout manichéisme en humanisant les différentes créatures. Il y a donc une évolution dans la condition des créatures, on dote celles-ci d’une psychologie s’opposant à celles des Hommes. Si Mewtwo extériorisait sa non-compréhension du monde en cherchant à le conquérir, les Genesect optent pour la destruction, donnant ainsi une seconde vision de la psychologie des Pokémon et évite la redite avec le premier film. L’idée est donc bonne, d’autant plus que cela aboutit à des combats plus spectaculaires que jamais.
Malheureusement, et de manière prévisible, le tout se règle trop facilement et pour le coup, le parallèle avec le premier long métrage est bien présent, on aurait espéré un peu plus d’audace de la part des scénaristes.




Techniquement, le film fait preuve de prouesses étonnantes, notamment visuellement. On regrette ainsi qu’une édition Blu-Ray n’ait pas été pensée, preuve que France Television cherche à proposer un produit à bas prix, destiné au très jeune public. Cela se ressent par l’absence totale de bonus : Pas un trailer ni une seule bande-annonce viennent compléter le visionnage, seul le film est proposé. Il est dommage que le groupe ne considère pas la base de fans qui a grandi avec la saga et attendent d’avantage de travail du côté de l’adaptation animée.



Néanmoins, petits et grands pourront se réconforter avec la carte promotionnelle du Genesect rouge, idéale pour les collectionneurs.
Ce seizième film de Pokémon a l’audace de trahir les fans de la première heure en créant un Mewtwo totalement différent et en reniant toute la rencontre entre Sacha et le précédent clone dans le premier long métrage et le téléfilm « Le retour de Mewtwo ».



La déception digérée, on assiste à un film pêchu reprenant des thématiques très intéressantes sur la manipulation génétique, le tout ponctué d’affrontements spectaculaires et visuellement aboutis. Le film se rattrape alors et devient un divertissement plus qu’honnête, concluant habilement le cycle Noir et Blanc des adaptations cinématographiques ! Pour ceux qui suivent essentiellement les longs métrages, l’heure est venue de dire adieu à Iris et Rachid, car le dix-septième film se déroulera dans l’ère X et Y !

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20


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