Alice Academy - Collector - Actualité anime

Alice Academy - Collector

Review du dvd : Alice Academy - Collector

Publiée le Mercredi, 16 November 2011

A l'origine d'Alice Academy, on retrouve l'excellent manga de Tachibana Higuchi, toujours en cours au Japon depuis 2003. Comme beaucoup de mangas connaissant un franc succès, une adaptation animée, conçue par le studio Group TAC (Ceux qui chassent des elfes, Grenadier, Baki, Touch...) et sur laquelle Higuchi s'impliqua elle-même, vit le jour alors que la version papier était encore peu avancée.
Au niveau du staff, on retrouve des noms plus habitués à d'autres postes. Ainsi, le réalisateur, Takahiro Omori, est plutôt un habitué du poste de directeur de l'animation, poste qu'il a tenu, par exemple, sur certains films de Kimagure Orange Road et Urusei Yatsura, ou encore sur Koi Kaze. Il en est de même pour Yoshiaki Ito, directeur de l'animation sur Silent Mobius entre autres, et improvisé ici character designer.
Diffusés sur la chaîne japonaise NHK entre le 20 octobre 2004 et le 14 mai 2005, les 26 épisodes constituant cette version animée ne reprennent que les 5 premiers tomes du manga, ce qui amène donc la conclusion de l'anime au beau milieu de l'arc de Z, le premier grand arc du manga.
Inutile de préciser, dès lors, que cette adaptation animée est à prendre comme une introduction au manga... Mais parvient-elle seulement à remplir ce rôle ?

Mikan et Hotaru ont toutes les deux 10 ans. La première est une fonceuse à moitié hystérique et complètement débile, tandis que la deuxième est pourvue d'une inexpressivité et d'un flegme qui confinent parfois au sadisme. Tout, dans leur caractère, les oppose. Et pourtant, Mikan et Hotaru sont le parfait exemple du fait que les opposés s'attirent, puisqu'elles sont les meilleures amies du monde. Jusqu'au jour où Hotaru part à Tokyo pour l'Académie Alice, un lieu mystérieux où est rassemblée l'élite de l'élite de la nation, et strictement interdit au public. D'abord désabusée par le déménagement de sa meilleure amie, Mikan finit par lui pardonner quand elle découvre la raison première qui l'a poussée à accepter d'entrer dans cette académie vue comme une véritable prison. Il n'en faut pas plus à cette petite boule d'énergie pour laisser derrière elle son grand-père seul avec une lettre d'adieu dans le but de rejoindre à son tour l'étrange Académie Alice... Qui sait, peut-être possède-t-elle, elle aussi, l'un de ces mystérieux pouvoirs pouvant lui ouvrir les portes de l'Académie ?

Ainsi prend-on connaissance avec cette adaptation animée, qui démarre de la même manière que le manga. On découvre en Mikan une héroïne dont la vivacité n'a d'égale que la débilité, ce qui promet d'emblée une belle ambiance, surtout quand Mikan est associée à une Hotaru au caractère lui aussi fidèle à celui du manga : flegmatique, un peu sadique et manipulatrice, tout simplement irrésistible.

Par la suite, pas question pour cette adaptation animée de s'écarter des premiers volumes du manga. Si l'on constate quelques variations sans grosses conséquences, comme un plus fort développement de certains passages ou quelques ajouts, à l'image du robot à l'effigie de Mikan que crée Hotaru, les principaux événements liés à l'intégration de Mikan dans l'académie et à ses premiers pas dans celle-ci sont repris dans l'ordre. Ainsi retrouve-t-on, par exemple, l'escapade dans la forêt, la folle partie de balle au prisonnier, la pièce de la marchande d'allumettes ou encore la fête de l'école, cette dernière occupant d'ailleurs une bonne partie de la série, le tout au service d'une histoire qui se met en place en présentant les particularités de l'académie, en introduisant de nombreux personnages hauts en couleurs, en intriguant d'emblée au sujet du mystérieux Natsume Hyûga, en dressant les débuts d'un triangle amoureux, et en montrant les prémisses des dangers qui guettent l'académie avec l'entrée en scène de l'organisation terroriste Z.

En prenant en compte tout cela, il devient alors d'autant plus dommage de voir la série s'arrêter au beau milieu d'un arc qui met tant de choses importantes en place. En effet, ne comptez pas avoir une vraie conclusion au sujet de l'organisation Z, ni même une vraie conclusion tout court, puisque celle-ci, s'écartant du manga à partir de l'épisode 23, reste très ouverte, mais à néanmoins le mérite de mettre en avant l'un des grands thèmes du manga : l'amitié indéfectible liant Mikan et Hotaru. C'est d'ailleurs là le plus gros point positif de l'anime au niveau des grands thèmes du manga. Au fil des 26 épisodes, la belle amitié entre les deux jeunes filles, portée par la sincérité de chaque instant de notre héroïne et l'aspect plus distant et froid de Hotaru, est joliment mise en avant dans sa force et ses contrastes.

Qu'on se le dise, au vu des pistes qui restent toutes totalement ouvertes, cette adaptation animée est réellement à voir comme une introduction à l'univers du manga, qui deviendra une étape obligatoire pour quiconque souhaitera en découvrir plus... si tant est que cette adaptation animée parvienne à réellement éveiller en vous une quelconque curiosité. Car ce n'est pas sûr que cela soit le cas.

La faute à quoi ? Tout simplement à une réalisation relativement fadasse. En effet, il faut bien avouer que l'adaptation animée de L'Académie Alice souffre beaucoup sur ce point.
Le manque de rythme, tout d'abord, est assez flagrant. Là où le manga jouit d'un rythme soutenu, dynamique et fait ressortir parfaitement un humour débile hilarant, l'adaptation animée peine à suivre la cadence et s'avère globalement plus molle, sans être pour autant soporifique. Simplement, on trouve ici un ton beaucoup plus banal, dans la moyenne. Mais il faut également dire que le manga de Tachibana Higuchi possède tellement de petits plus en arrière-plan qu'il aurait fallu mettre les moyens pour le sublimer.
Et les moyens, c'est peut-être ce qui a manqué le plus à cette version animée. Entre une animation souvent très pauvre et répétitive et un design général inégal sur les personnages et basique sur le reste, on se retrouve avec une série finalement assez banale, pas déplaisante mais manquant de peps. Et chacun se fera son avis sur le chara design et sur les couleurs, globalement chaleureux, mais réussissant l'exploit de rendre l'ensemble plus enfantin que le manga, ce dernier étant justement dans le fond bien moins enfantin qu'il n'y paraît.
En ce qui concerne le doublage japonais, on a droit à un travail soigné, porté par quelques jolis noms, dont, dans le rôle de Hotaru, Rie Kugimiya, doubleuse d'Alphonse Elric dans les version animées de Fullmetal Alchemist.

En somme, sans que l'on passe un mauvais moment, difficile d'être pleinement satisfait par cette adaptation animée, qui remplit de manière un peu bancale son rôle d'introduction au manga. Après l'avoir vue, il est malheureusement loin d'être sûr que vous ayez envie de vous pencher sur le manga, et à vrai dire, commencer directement par ce dernier est sûrement la meilleure chose à faire. Quitte à revenir plus tard sur l'adaptation animée pour faire durer de manière artificielle le plaisir.

Du côté de cette édition collector, Déclic-Images nous gratifie d'un livret de 28 pages plutôt bien conçu, et d'un doublage en français, ce qui constitue un plus non négligeable pour quiconque souhaiterait montrer la série à des enfants. Toutefois, inutile de préciser que la version originale est infiniment meilleure, les voies françaises ne collant pas toujours aux personnages, ayant tendance à surjouer, et ayant un sérieux problème avec les prononciations, notamment en ce qui concerne la prononciation du nom de Luca/Ruka, qui pourra faire hurler les fans.
Pour le reste, on a droit à un packaging de belle facture : un digipack entièrement illustré aux couleurs de la série, contenu dans un fourreau cartonné aux reliefs dorés.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13 20


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