Micmac aux enfers - Actualité manga

Micmac aux enfers


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14/20

Je continu lentement à entamer mes pack 25 ans de Cornélius, et c'était avec un certain intérêt que j'entamais ce gros et mystérieux pavé qui se présentait comme un one-shot cohérent et non plus à des histoires courtes.
C'était sans compter sur des choix éditoriaux étranges, ou du moins que je ne comprends pas, puisqu'il s'agit là d'un volume à part entière de Kitaro le repoussant (la version Seinen par contre) ce qui peut en dérouter certains, dont moi, au début de la lecture, puisque l'on est jeté sans introduction dans l'intrigue et qu'aucun personnages ne nous est présenté.
Pas de panique cependant puisque l'on comprend très vite de quoi il est question, et même si ce volume semble unique, il traite en fait plus de plusieurs histoires reliées par un fin fil rouge (qui sera plus ou moins présent) relatant des pérégrinations de Kitaro dans Tokyo.

Et c'est à peu prêt tout, et c'est bien dommage, sans pour autant gâcher le titre.
Car autant le ton assez sérieux et parfois même très sombre du tome peut surprendre, dans le bon sens du terme, et colle parfaitement avec cette ambiance de fantômes, n'ayant pas vraiment les mêmes réactions et préoccupations que les humains donnant un ton presque horrifique au livre (et me confortant dans mon idée que Ito rappelle fortement Mizuki ^^) et avec certains passages vraiment déprimants, autant il est difficile de prendre tout ça au sérieux, puisque aucuns des personnages ne semble accorder de l'importance à quoi que ce soit : Kitaro se lie d'amitié avec quelqu'un qui se fait tuer sous ses yeux ... Bof, on tente de la récupérer aux enfers, mais quand la mission échoue on oublie vite tout ça page suivante ... Kitaro met en colère le Dieu de l'eau ... Bof il suffit de se réfugier sur le toit et d'attendre les secours ... Les effets sont voulus, et ont pour but d'être comiques, ou sont parfois même une tentative de critique de l'auteur sur son temps, mais l'auteur n'arrête pas de changer de registre, de changer d'histoires, de passer sans les achever d'une histoire à une autre etc. Si bien qu'au final, on lit ce volume avec un plaisir certain, car mine de rien l'ambiance est bien là, et Mizuki n'en a pas l'air mais c'est un maitre du dessin, rendant chaque planche assez intéressante à examiner, mais avec détachement, et au final, une fois le tome fini, il ne reste plus grand chose de la lecture.

Il reste que ce volume est très correcte, et que je suis très content d'avoir pu découvrir une série comme Kitaro (même si j'aurais aimé des notes d'éditeurs pour clarifier un peu tout ça) sans avoir à me ruiner en achetant les 12 ? 13 ? tomes de la série ^^.
Si vous aimez les mangas d'horreur, surnaturels ou un peu glauque, ce tome mérite amplement d'être lu, comme pièce historique, mais aussi comme très bonne lecture, même comparé à des auteurs plus récents (bien sur il ne faut pas s'attendre à de l'horreur bien terrifiante ^^'). Il en va bien sur de même pour tous les amateurs de vieux mangas, qui doivent de toute façon déjà connaitre Mizuki ^^.

DemiCercle

De DemiCercle [218], le 05 May 2016 à 05h07

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