We Never Learn Vol.1 - Actualité manga

We Never Learn Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 30 Janvier 2019

Chronique 2
  
Nouvelle comédie-romantique des Editions Kazé, We Never Learn s’approprie les codes du genre pour nous donner une lecture fluide et dans une bonne humeur constante.

On fait la connaissance de Nariyuki, élève de terminale qui ne brille dans aucunes matières, il est pourtant parmi les mieux classés de son lycée. Issu d’une famille pauvre, il n’a d’autres choix que de décrocher une bourse d’études et pour se faire il doit donner tout ce qu’il a dans la totalité des matières. Ainsi il n’est pas un génie, seulement un élève travailleur et assidu. Cependant son quotidien va être chamboulé lorsque le directeur de son lycée lui propose cette fameuse bourse d’études en échange d’une chose : devenir le tuteur de deux élèves brillantes et faire en sorte que celles-ci obtiennent l’examen d’entrée de la fac de leur choix.

Rizu, la petite binoclarde génie des maths et Fumino, véritable Georges Sand de son temps brille en littérature malgré une narcolepsie volontaire. Pour Nariyuki l’affaire est dans le sac puisqu’elles réussiront les examens d’entrés de leur discipline de prédilection. Mais notre cher lycéen va être confronté à une dure réalité : Rizu souhaite intégrer une fac de psychologie et Fumino rêve d’étudier les étoiles, soit deux matières dans lesquelles elles brillent par leur nullité. Bien évidemment, elles ne peuvent s’entraider puisqu’en tant que « génie » elles ne comprennent pas les lacunes de l’autre. Mais Nariyuki ne baisse pas les bras, la bourse d’études est importante à ses yeux. S’engage alors une longue campagne d’apprentissage pour permettre à ses deux génies de décrocher leur rêve.

Mais comédie-romantique oblige, tout ne vas pas se dérouler comme Nariyuki le souhaitait. Très vite il se rend compte de la difficile tâche d’étudier avec des filles de son âge, les quiproquos ne manquent pas d’arriver lorsqu’une situation devient douteuse. Les actes souvent innocents de Fumino et Rizu chamboulent l’esprit de leur nouveau tuteur et cela ne se résout pas davantage après l’arrivée d’une nouvelle lycéenne, Uruka, nageuse née mais ayant des difficultés notoires avec l’anglais. S’agissant de la structure de ce premier volume nous sommes dans une construction classique d’histoires concentrées sur un ou plusieurs personnages, sur un problème particulier, de sa résolution ainsi qu’une dose de comédie bien gérée. En cela oui c’est de la comédie/tranche-de-vie assez classique pour le coup. Cependant cela n’enlève en rien la bonne humeur qui se dégage de ce volume, on s’attache facilement aux personnages et on a hâte de découvrir la prochaine histoire qui fera avancer les choses.

Pourtant en filigrane, We Never Learn propose une lecture différente par son caractère pédagogique. Nariyuki nous donnent des astuces pour réussir dans les matières dans lesquelles Fumino, Rizu et Uruka sont désespérantes. Dans ce volume c’est ce thème qui est mis en avant à l’instar de la romance qui reste à ses balbutiements. Bien sur il ne faut pas que la série se rétracte sur une simple romance/harem mais doit constamment renouveler cette idée d’allier études et comédie.
  
  
Chronique 1
   
Le mois de septembre est synonyme de rentrée scolaire, aussi la période était idéale pour que les éditions Kazé nous proposent leur nouvelle comédie sentimentale lycéenne, présentée comme une sorte de successeur de Nisekoi : We Never Learn. Un lien entre les deux séries existe bel et bien puisque l'auteur de ce nouveau titre, Taishi Tsutsui, a déjà fait ses preuves sur le délirant spin-off Kosaki Magical Patissière, un dérivé de Nisekoi sous forme de magical-girl, en un peu plus coquin que la série principale.

We Never Learn paraît dans le Shônen Jump depuis l'année dernière sous le titre Bokutachi wa Benkyô ga Dekinai. 8 tomes sont parus à l'heure actuelle, aussi la série s'impose comme le représentant du moment de l'amourette lycéenne du célèbre magazine de prépublication.

Élève de Terminale, Nariyuki est particulièrement brillant. S'il n'a rien d'un génie, ses efforts dans les études ont fait de lui l'un des meilleurs élèves de son établissement. Issu d'une famille pauvre, le jeune homme espère ainsi remporter une bourse qui financera ses études supérieures. Celle-ci lui sera accordée... mais à une condition : Nariyuki devra servir de tuteur à Rizu et Fumino, respectivement génies en sciences et en littérature... mais qui cherchent à intégrer les cursus universitaires dans lesquels elles sont les moins douées. Pour le jeune homme, c'est un sacré challenge qui s'annonce...

Taishi Tsutsui semble nous proposer une comédie sentimentale assez originale avec We Never Learn. En effet, l'intrigue initiale ne plante pas d'enjeux sentimentaux. Pas question alors pour Nariyuki de séduire l'amour de sa vie, loin de là même puisque son rapport avec les demoiselles qu'il fréquentera n'est que celui d'un tuteur et ses élèves. Un bon point de départ donc, bien qu'on se doute que de vrais enjeux sentimentaux seront introduits par la suite, et soulevés par les ambitions d'un premier chapitre qui n'hésite pas à parler d'une certaine liberté scolaire, prônant le droit de chacun de choisir le cursus universitaire de son choix, et pas celui dicté par ses compétences. Aurait-on droit à une comédie sentimentale dotée d'une volonté sociale ? C'est ce qu'on peut penser avec le simple premier chapitre, mais la suite va malheureusement couper court à notre enthousiasme.

Comme si Taishi Tsutsui était allé un peu loin avec son premier chapitre, la suite fait largement retomber les enjeux d'écriture de la série pour repartir vers quelque chose de beaucoup plus simpliste dans la forme. A chaque chapitre une péripétie, évidemment centrée sur Rizu et Fumino, où le héros apprendra à découvrir un peu plus ses deux élèves et à les faire évoluer. Le tout est évidemment marqué par de multiples situations clichées à souhait : sous-entendus amoureux ou pervers, quiproquos en tout genre, arrivée de la fameuse amie d'enfance... Un programme terriblement convenu, si bien que la série semble ne plus réserver de surprise dès son second chapitre, en plus d'avoir désamorcé les ambitions des deux héroïnes à coup de prétexte scénaristique complètement absurde.

Passé le fameux premier chapitre, c'est donc une lecture classique qui attend le lecteur, divertissante mais qui ne va jamais au-delà. Certes, les personnages sont rendus assez attachants grâce à leurs personnalités, ce qui donne d'ailleurs envie de les découvrir et de les voir évoluer, mais le tout manque cruellement d'enjeux. Pas de développement majeur qui permettrait ensuite à la série de continuer sur une certaine routine puisque celle-ci semble déjà présente. Dès le premier tome, c'est assez alarmant, et on craint alors que les volumes à venir ne parviennent pas vraiment à se renouveler, à moins d'introduire de nouveaux personnages. On restera toutefois attentifs aux quelques tomes suivants, un sursaut du récit n'étant pas impossible à ce stade, mais le tout demeure, pour l'heure, beaucoup trop classique.

Fort heureusement, la série semble déjà avoir pour qualité le coup de crayon de son mangaka. Taishi Tsutsui a un style très imprégné de celui de Naoshi Komi, aussi on retrouve un style déjà très maîtrisé, des héroïnes jolies et vivantes sur le dessin, avec quelques plans coquins qui raviront les amateurs du genre. Parution dans le Jump oblige, on notera que Taishi Tsutsui sait se limiter concernant le côté aguicheur de son titre, Kosaki Magical Pâtissière n'ayant pas hésité à dévoiler les poitrines intégrales des personnages.

L'édition, comme à l'accoutumée chez Kazé, reste très propre. Le papier est de facture très correcte,  le format shônen agréable en mains, et la traduction d'Ilan Brunelli vivante et efficace.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
SerGalaad

13 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

12 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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