Virgin Lost Club - Actualité manga

Virgin Lost Club

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 05 September 2019

Parallèlement à leur nouvelle entente avec Wanimagazine, les éditions Hot Manga ont aussi démarré cet été une collaboration avec un autre éditeur nippon de qualité dans le domaine du hentai: Ti-net, avec son magazine Comic Mujin. Et pour ce qui est la toute première publication d'oeuvres de Ti-net en France, l'éditeur français s'offre une double actualité avec un auteur particulièrement renommé et apprécié dans le genre: Akatsuki Myûto. Exerçant dans le manga X depuis une dizaine d'année, celui-ci se veut prolifique avec déjà une dizaine de livres publiés, et est reconnu autant pour son originalité que pour ses qualités graphiques. Après être revenu sur son oeuvre la plus réputée, Slave Rabbit, attardons-nous aujourd'hui sur l'autre ouvrage de Myûto sorti chez nous cet été: Virgin Lost Club, à ce jour son livre le plus récent, un recueil regroupant trois récits sur plus de 240 pages.

S'étirant sur une intro en couleurs puis sur 4 chapitres pour un total d'environ 100 pages, la première histoire, qui donne son nom au recueil, nous immisce auprès de Kuroko, une jeune étudiante trop timide pour oser avouer son amour à son camarade de la bibliothèque, Suguru, d'autant plus que ce dernier, comme quasiment tous les mecs du bahut, en pince pour l'ultra-populaire Moegi. Pourtant, Kuroko a un atout dans sa manche, ou plutôt dans sa gorge: elle a la même voix que Moegi. Alors quand son amie, la délurée Gyaru, la pousse à prendre les devant et à enfin se déclarer, la demoiselle va vite se retrouver dans une situation étonnante. Alors qu'elle décide de déclarer son amour au jeune homme tout en lui bandant les yeux par timidité, Suguru, en entendant sa voix, la prend pour Moegi ! N'écoutant que son coeur et surtout ses désirs, Kuroko décide alors d'en profiter, et se met à coucher régulièrement avec lui, la jeune fille prenant soin de trouver un prétexte pour qu'il ne retire jamais son bandeau et ne raconte à personne leur relation. Suguru croit ainsi, jour après jour, coucher avec son idole, et Kuroko s'en contente. Mais bientôt, d'autres filles finissent par s'en mêler: une petite soeur adoptive timide et qui a toujours été amoureuse de Suguru, sa meilleure amie qui suit le mouvement, une grande soeur adoptive cachant mal ce qu'elle ressent derrière son caractère froid et agressif, une autre demoiselle aux formes très généreuses qui en pince aussi pour le jeune garçon, sans oublier cette chère Gyaru qui ne se fait pas prier pour participer. Une fille, puis 3, puis 6... Les relations intimes virent bientôt au harem et à l'orgie pour Suguru, qui ne capte pas grand chose. A moins qu'il 'aime tout simplement se laisser faire, submergé par le plaisir...
Akatsuki Myûto nous livre ici un récit aussi simple dans son déroulement qu'efficace dans l'intensification de son côté harem et dans l'utilisation crescendo d'une petite galerie d'héroïnes qui ont toutes un physique et une personnalité bien différents. Il y en a vraiment pour tous les goûts, mais chacune d'elle a son propre charme, que le mangaka parvient très bien à rendre, que ce soit dans leur comportement ou dans la mise en valeur de leur corps et de leurs ébats. Pour cela, l'auteur peut vraiment compter sur sa patte visuelle, qui conserve toutes les qualités vues sur Slave Rabbit, mais en les affinant et en les maîtrisant encore mieux, du fait de son expérience engrangées au fil des années. Les visages lascifs, le désir, l'érotisme, l'excitation, se ressentent à chaque instant.

Plus courte, la deuxième histoire (deux chapitres pour une cinquantaine de pages) reprend la figure de Suguru, en confrontant cette fois-ci le jeune homme à sa petite cousine Yumemi, habitant chez lui depuis peu. Quand elle était petite, cette fille l'adorait et disait même vouloir se marier avec lui plus tard. Mais depuis, elle a beaucoup grandi, aussi bien niveau âge que niveau physique, et elle se montre étrangement très agressive avec son cousin... pour mieux cacher ses sentiments ? En réalité, la jeune fille est toujours aussi amoureuse de lui depuis toutes ces années. Alors quand sa meilleure amie lui propose des somnifères pour l'aider à mieux dormir, Yumemi décide de plutôt les utiliser pour endormir Suguru et faire tout ce qu'elle veut de lui... mais jusqu'à quel point cette combine marchera-t-elle ?
Une nouvelle fois l'auteur nous propose ici un récit où ce sont clairement les personnages féminins qui prennent les devants pour assouvir leurs sentiments dans le sexe, et mine de rien cela fait rudement plaisir de voir les rôles s'inverser si souvent avec cet auteur. Porté par les mêmes qualités visuelle que dans l'histoire précédente, le récit charme facilement, et l'on y regrettera uniquement que la mignonne amie de Yumemi ne soit aucunement exploitée.

Enfin, la dernière histoire, s'étalant sur 4 chapitres (dont une intro et un épilogue) et environ 90 pages, met en scène Satsuki, une fille aimant se sentir supérieure, et considérée comme la reine de son lycée. Belle et aimée de tous les garçons, elle les envoie pourtant tous bouler, sauf son ami d'enfance Hicchi, frêle garçon qu'elle utilise un peu comme un esclave. Mais auprès de Satsuki, il y a celle qui la suit partout, Kanae, et celle-ci a des idées plutôt lubriques en tête, visant à faire comprendre à son amie Satsuki que sous ses airs de dominatrice, elle aimerait surtout se faire dominer. Ni une ni deux, Kanae glisse à Satsuki que ce serait une bonne idée d'exploiter Hicchi pour qu'elles perdent leur virginité, puis suggère au jeune garçon d'oser se rebeller un peu. Après ça, il n'y a plus qu'à laisser les désirs accomplir leur tâche...
Sont à nouveau au programme, deux héroïnes très différentes et superbement mises en valeur par le dessin de l'auteur, qui vont se faire un plaisir de prendre les devant face à un garçon qui, au bout du compte, finira peut-être par avoir du répondant... La relation autour du thème dominant(e)/dominé(e) est suffisamment bien exploitée, le caractère des personnages est bien campé, et les deux miss sont exploitée de façon assez égale, pour un résultat là aussi bourré de charme.

Sans avoir la même imagination que Slave Rabbit, cette autre oeuvre d'Akatsuki Myutô est donc quasiment tout aussi plaisante, grâce à trois histoires efficaces, à une palette d'héroïnes toutes différentes et fortement érotiques, et à un style visuel qui n'a fait que se bonifier. Il n'y a plus qu'à espérer revoir un jour en France cet auteur très talentueux dans sa catégorie !

Côté édition, en plus d'un papier et d'une impression très bonnes ainsi qu'une traduction soignée d'Amandine Martel (qui amène une petite touche féminine bienvenue, étant donné que les histoires sont racontées essentiellement du point de vue des filles), saluons la présence de 10 pages couleurs sur papier glacé (6 au début, 4 en ouverture de la dernière histoire).


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.5 20
Note de la rédaction






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