Critique du volume manga
Publiée le Mardi, 13 Janvier 2026
Un conflit tendu s'est enclenché aux bains de la carpe entre Ranmaru et Umetaro Sakamoto, le professeur principal de Rihito et d'Aoi n'étant pas n'importe qui: descendant du célèbre Ryoma Sakamoto que notre protagoniste a autrefois très bien connu avant qu'il soit assassiné, il reste avant tout un chasseur de vampires qui traque Ran depuis longtemps... mais pour quelle raison exactement ?
Dans le tome 2, même si la réponse à cette questions avait déjà été en partie révélée, nous restions sur un suspense mêlée d'interrogations, tant le nouveau venu qu'est Umetaro promettait d'être à son tour assez barré... et cela ne manque pas ! Très vite, il est confirmé que le bonhomme, loin de vouloir tuer Ranmaru, a plutôt un objectif tout à fait particulier à l'égard de celui-ci, objectif venant amenant de plus belle certaines péripéties vouées à complexifier encore la situation pour le vampire s'il veut conserver la pureté et la virginité de son cher Rihito.
Forcément, la majeure partie de ce troisième volume joue alors sur les soucis supplémentaires qu'amène Umetaro pour Ranmaru, et sur les relations que le professeur va se mettre à avoir avec d'autres visages, en particulier ce cher Franken avec qui, après une rixe, il finit par nouer un pacte commun: pousser Rihito et Aoi à se rapprocher et à se mettre en couple, tout persuadés qu'ils sont que ces deux-là se vouent un amour réciproque. Les plans pour en arriver là ont beau être simple et le déroulement somme toute plutôt basique, l'humour continue de fonctionner grâce à plusieurs choses: le fait que personne ne comprenne qu'Aoi en pince pour Ranmaru lui-même et non pour Rihito, la façon qu'a le vampire d'encore renforcer malgré lui les sentiments de l'adolescente à son égard, l'inévitable pureté absolue de Rihito qui chamboule plus d'une fois les choses (même si bon, voir Ranmaru avoir une érection à la moindre occasion face à l'innocence totale de sa proie peut vite lasser)... Tout ceci permet à l'auteur de plutôt bien jouer sur les quiproquos et autres situations loufoques, voire à les renforcer dans certains cas.
Quant à la dernière partie du volume, elle n'est pas en reste avec l'entrée en scène des "Girls 4", un groupe de lycéennes rebelles détestant plus que tout les garçons pour des raisons tout à fait compréhensibles, mais dont la leader Kaorun Yamaba fait déjà assez sourire au vu de sa passion pour tout ce qui est mignon, dénotant avec l'image qu'elle renvoie généralement. Alors, que ressentira-t-elle en rencontrant ce summum de pureté, d'innocence et de mignonnerie qu'est Rihito ? A l'heure où ses trois amies restent plutôt subjuguées par le charisme de Ranmaru, Kaorun amuse assez par son décalage, et l'on se demande tout naturellement quel impact elle aura par la suite dans le casting de personnages déjà installés.
A l'arrivée, après trois tomes Hiromasa Okujima ne change pas spécialement sa recette, et installe les uns après les autres des personnages suffisamment décalés pour faire sourire, si tant est que l'on accroche à ce type d'humour bien sûr. Les rebondissements ont beau être un peu basiques pour l'instant (à l'image de la partie de cartes où on a envie de dire "tout ça pour ça" ), le mangaka, pour l'instant, parvient à exploiter très correctement son casting qui continue de s'enrichir, ainsi que les interactions et relations entre ses personnages, afin de nous amuser comme il se doit.
03/12/2025