Tokyo Revengers Vol.9 - Actualité manga

Tokyo Revengers Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 11 November 2020

Chronique 2 :

Pour changer les événements à commencer par le meurtre de Hinata, Takemichi s'était promis de devenir le chef du Tokyo Manjikai... mais il ne s'attendait pas à y progresser si soudainement ! A l'issue du "bain de sang de Halloween" en 2004, notre héros n'a pu empêcher la mort de Baji, qui ne pourra désormais vraisemblablement plus jamais être sauvé, mais a pu empêché Mikey de tuer Kazutora, et a au bout du compte été propulsé chef de brigade sur demande de Chifuyu. Si bien qu'en revenant en 2017, il a la surprise de faire désormais parti des cadres du Toman ! Une situation qui devrait bien l'aider, si tant est que le présent a été modifié de façon positive...

Tout juste entamé à la fin du volume précédent, le retour en 2017 semble vraiment bien s'annonce pour notre héros puisque, parmi les cadres du Toman, il retrouve pas mal de têtes qui lui sont chères! Pachin, Peyan et d'autres chefs de brigades qu'il connaît moins sont toujours là, tout comme Chifuyu qui reste son bras droit. C'est aussi l'occasion pour lui de croiser des têtes qu'il ne connaissait pas, bien sûr. Et quand bien même il faut toujours composer avec Hanma et surtout avec Tetta Kisaki en vice-président, même ce dernier semble avoir changé en affirmant regretter ses actes passés... Mais est-ce vraiment le cas ?

On se doutait bien que la situation a priori au beau fixe dans les premières pages ne durerait pas longtemps, mais on ne s'attendait peut-être pas à ce que Ken Wakui gère aussi prodigieusement la sombre vérité sur l'état de la situation en 2017, tant chaque nouvelle avancée de Takemichi vers la réalité agit, dans un rythme frénétique, comme une descente aux enfers toujours plus prégnante. Il y a d'abord, bien sûr, le choc du comportement de Kisaki après ses paroles de "rédemption", qui font leur effet dès qu'elles sont couplées à la mise en valeur touchante à souhait de Chifuyu et du fait qu'il n'a jamais oublié Baji, porté par ses valeurs fortes. Dans le genre touchant, il y a aussi les retrouvailles avec un Kazutora ayant adopté la coiffure de Baji, mais cette facette ne suffira pas à compenser les terribles vérités que Kazutora a à dire sur ce que sont devenus Mitsuya, Draken et surtout Mikey face au Toman actuel. Mais plus encore, ce qui frappe provient de ce que Takemichi apprend sur... lui-même. Sur ce qu'il a été dans cette nouvelle version des choses, totalement en contradiction avec son idéal. Jusqu'à avoir provoqué lui-même le drame qu'il voulait éviter le plus au monde, tragique ironie du sort pour lui qui voulait tant changer les choses. On a alors un Takemichi plus que jamais au 36e dessous... mais ne dit-on pas que c'est dans ce genre de moments que l'on se relève plus fort et plus déterminé ?

Ca pourrait être largement le cas pour notre héros, dès lors que le revoici en 2004, où il reste donc beaucoup de choses à faire, autant dans les objectifs précédents de notre héros que dans les nouveaux buts qui se dessinent. Des buts qui le contraindront à se frotter aux fameux Black Dragons et à un lot de nouveaux personnages dont certains ont été entraperçus en 2017 parmi les cadres du Toman. En tête: Hakkai Shiba, garçon qui aura à coup sûr un rôle crucial dans cette nouvelle partie. Assistant la brigade de Mitsuya au Toman, ce garçon voit courir sur lui des rumeurs terribles dont Takemichi a eu écho en 2017, mais quelle est la vérité se cachant réellement derrière tout ça ?

Une chose est sûre: ça promet beaucoup beaucoup pour la suite, et ainsi Tokyo Revengers ne s'essouffle aucunement, bien au contraire ! Loin de se reposer sur ses acquis et de tomber dans la linéarité du fait de son schéma temporel, Ken Wakui relance de plus belle des enjeux forts, sans jamais oublier les développements précédents ni les contredire, son récit de furyo restant dès lors totalement prenant.


Chronique 1 :

Les actions de Takemichi ont eu une incidence dans la guerre contre le Valhalla : Bien que Baji ait trouvé la mort, le Toman est en ressorti vainqueur. Le jeune garçon a été promu chef de brigade, ce qui lui permet de se rapprocher grandement de son objectif. De retour à son époque, il est cadre du Toman, mais les choses ne se sont peut-être pas améliorées pour autant. Pire encore, elles pourraient avoir empiré...

La fin de l'arc du Valhalla fut aussi poignante qu'intense, et sa finalité annonçait une suite surprenante pour Tokyo Revengers. Car les actions de Takemichi dans le passé ont fait de lui un cadre du Tokyo Manjikai dans le présent, aussi il y avait de quoi trépigner d'impatience à l'idée de découvrir à quel point la conclusion de la guerre d'antan avait impacté l'avenir, en bien de préférence. Et sur les premières dizaines de pages de ce tome 9, c'est bien ce sentiment qui nous frappe. La présent du héros a bien changé puisqu'il est devenu un membre important d'un Toman largement développé, de quoi suffisament marquer notre enthousiasme. Mais, on s'en doute assez rapidement, rien ne sera forcément simple puisque la série est toujours en cours au Japon, avec 19 volumes au compteur.

Les deux premiers tiers vont alors jouer admirablement avec ce climat. Pour le lecteur, l'heure est à la découverte de ce contexte nouveau, mais aussi celle du rôle qu'entretiennent certains personnages dans cette époque changée. La narration de Ken Wakui à ce sujet est vraiment habile, ce dernier amenant progressivement vers l'horreur des enjeux actuels, avec des moments forts qui cristalisent les promesses de ce nouvel arc. Les cadavres pourraient bien se multiplier, fort de toutes les manigances qui ont lieu actuellement au sein du Toman, aussi le récit ne nous épargne jamais quand il s'agit de nous faire comprendre la gravité des événements. Pire encore, la descente aux enfers ineluctable n'aura jamais été aussi poignante pour le héros, preuve qu'il lui reste beaucoup à faire. Toute cette grande partie du tome 9 de Tokyo Revengers opère un vrai coup de maître : Elle parvient à renouveler la situation tout en dynamisant de nouveaux enjeux (tout en gardant en tête certains anciens objectifs, le passé n'ayant pas toujours changé comme il l'aurait dû) et à planter un Takemichi dont la détermination est décuplée. Pas de doute, l'arc actuel sera encore une fort intense et propice à de multiples retournements de situation.

La dernière partie du tome vient logiquement renouer avec le présent, confirmant que le schéma de la série et ses mécaniques demeurent encore intact, pour notre plus grand plaisir. Et forcément, on est maintenant coutumiers avec le cheminement des événements : Takemichi rencontre un personnage qui aura un impact fort sur l'avenir, tandis qu'un nouveau clan adversaire. Répétitif ? Pas tellement tant les récents enjeux servent à proposer une intrigue différente, tandis que le lot de nouvelles figures promettent des développements intéressants. Le mangaka continue de manier son ensemble avec brio, et ce lancement de nouvel arc est assez prometteur pour qu'on ne doute pas une seule seconde de la qualité de la suite. Mais sans doute devrons-nous nous armer de patience pour découvrir le dixième opus de Tokyo Revengers, car le nouveau confinement impactera très certainement le planning des éditions Glénat sur le début 2021.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.75 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16.5 20
Note de la rédaction






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