The Promised Neverland Vol.4 - Actualité manga

The Promised Neverland Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 02 November 2018

Chronique 2
  
Maman est passée à l'action: après avoir éliminé soeur Krone qui était un obstacle pour elle et pris soin d'enfermer Ray, elle est partie tranquillement à la poursuite d'Emma et de Norman alors en repérages. Froidement, elle a brisé la jambe d'Emma pour l'empêcher de fuit avant un bon moment, avant de lâcher une véritable bombe: Norman sera livré aux démons dès le lendemain...

The Promised Neverland est une série qui, depuis ses débuts, joue à merveille sur un sens du rythme et de la surprise percutant, avec de véritables coups de théâtre bien pensés et des accélérations scénaristiques prenant facilement au dépourvu autant les personnages que les lecteurs. C'est plus que jamais le cas avec ce quatrième volume, qui vient détruire tous les plans de nos jeunes héros. Avec Emma qui n'est plus en état de fuir et Norman qui vient d'apprendre qu'il n'a plus que quelques heures à vivre, y a-t-il encore le moindre espoir ?

Espoir et désespoir s'entremêlent brillamment tut au long du tome, le scénario de Kaiu Shirai ne cessant de faire passer personnages et lecteurs par des émotions contradictoires, et cela en premier lieu grâce à un problème dramatique qui va accuser plus de la moitié du volume: le sort de Norman. Malgré une volonté de vivre qu'il n'a jamais autant ressentie, ce dernier serait prêt à se sacrifier pour permettre aux autres de s'évader. Mais tout joue contre nos héros, à commencer par le temps... Dans une situation aussi désespérée, Emma et Ray veulent pourtant toujours y croire et tenter de nouvelles solutions pour éviter à Norman d'être livré, et le résultat ne cesse d'être passionnant, car des plans se font et se défont avec des imprévus constants, Shirai ne perd jamais de vue son univers en en profitant pour apporter de nouvelles informations importantes (comme les souvenirs de Ray, ou la géographie de Grace Field House et ce qui se trouve à l''extérieur, éléments venant apporter de plus belle du désespoir et de l'imprévu poussant à revoir les plans)... Et au fil des pages, des chapitres, une émotion en flux tendu se dégage de la relation entre les trois héros de la série. Ils ont beau être complètement différents et avoir parfois des points de vue très divergents, tous trois sont unis par un lien véritablement fort, les empêchant de se laisser tomber et les rendant même prêts à se sacrifier pour les autres. Cela aboutira sur des moments véritablement poignants, au coeur du désespoir et du sentiment que tout est fichu...

Menée de main de maître, toute cette partie très centrée sur le sort de Norman captive jusqu'à son issue... dont on ne dira rien. Et après ça, il est très difficile de parler de la suit du tome sans trop en dire, alors allons à l'essentiel, en évoquant le profond sentiment de désespoir de nos héros ainsi qu'une petite ellipse astucieuse... avant que Shirai ne vienne à nouveau surprendre de plus belle dans les dernières dizaines de pages, où une nouvelle fois tout s'accélère sans qu'on puisse prévoir quoi que ce soit. C'est décidément l'une des grandes qualités du scénariste: il sait être quasiment constamment imprévisible, le mieux étant qu'il s'applique toujours à rattacher ces événements imprévisibles à de nombreux détails des tomes précédents, preuve parfaite d'un scénario très bien pensé depuis le départ.

Posuka Demizu, de son côté, livre encore des merveilles de mouvements, de perspectives et d'expressivité pour mettre en valeur le scénario dense et très rythmé de Shirai.

Où s'arrêtera l'histoire imaginée par Kaiu Shirai ? Avec ce quatrième tome, The Promised Neverland atteint le climax de sa première partie, avant un cinquième volume qui sera sans doute crucial pour la suite de l'oeuvre, et jusqu'à présent le scénariste, bien épaulé par les talents visuels de Demizu, n'a cessé de tout bousculer, d'offrir un rythme permanent et un impeccable sens du rebondissement et de la surprise, rendant son récit toujours tendu et imprévisible, mais également cohérent tant rien n'est laissé au hasard. Difficile de ne pas avoir envie de lire au plus vite la suite après ce nouveau coup d'éclat.
  
  
Chronique 1
  
En pactisant avec Sœur Krone, Emma, Norman et Ray ont fait un sérieux bond en avance dans leur projet d'évasion. Mais « Maman », consciente de ce qui se trame, fait éliminer Sœur Krone en plus de briser la jambe d'Emma. Vient ensuite une annonce glaçante : Norman sera livré dès demain aux démons...

Chaque tome de The Promised Neverland est une pépite de rebondissements et une merveille de rythme, aussi ce quatrième tome n'échappe pas à la règle. La nouvelle retentissante de fin de volume précédent apporte un gros choc dans toute la première partie du volume : Norma sera livré aux démons, aussi le petit groupe n'a que 24h pour agir. On le ressent assez vite, ce volume est donc celui du désespoir, là où les deux précédents ont symbolisé l'étincelle qui aurait pu guider Emma et les autres enfants vers la libération. Il demeure alors un climat assez pessimiste sur l'ensemble du volume, et c'est justement avec ça que joue Kaiu Shirai, dans son scénario, pour nous tenir en haleine. Norman sera-t-il livré ? Le plan d'évasion pourra-t-il aboutir ? Des réponses qui reviennent très souvent au cours du tome, et dont l'une d'entre-elles trouvera une réponse.

Une telle situation est alors idéale pour accentuer les rapports entre Emma, Ray et Norman. Tous trois ont des caractères bien différents, très marqués, ce qui les divisait, parfois, dans les volumes précédents. Pourtant, à l'heure où la situation n'aura jamais été aussi désespérée, c'est bien cette succession d'événements tragiques qui les réunis. En demeure quelques échanges touchants, rendant certains rebondissements encore plus poignants, idéal pour agir sur le lecteur, attaché aux trois compères.

Aussi, ce tome se divise en deux parties assez distinctes : l'une autour du sort de Norman, tandis que la seconde revient sur l'évasion. Passé cette frontière, le récit créé une nouvelle fois la surprise totale suite à une petite ellipse qui amorce le climax du premier arc de la série. Il est difficile de parler de cette deuxième moitié d'opus sans dévoiler d'éléments majeurs du récit, mais toujours est-il que ce début de climax condense toutes les qualités de The Promised Neverland : un certain talent pour passer d'une situation désespérée, voire profondément tragique, vers un élan d'espoir, tandis que le rythme remonte crescendo pour atteindre un degré d'intensité inédit dans la série, jusqu'à présent. A ce stade de l’œuvre, difficile de s'arrêter en cours de cours, si bien que l'attente du cinquième volume sera un véritable supplice. A terme, The Promised Neverland sera clairement ce type d’œuvre si intense qu'une lecture marathon ne sera pas de refus, bien au contraire.

Ce n'est d'ailleurs pas la conclusion du tome qui prouvera le contraire tant celle-ci amène des questionnements sur le plan d'Emma, et ses chances de réussite. Le prochain tome sera essentiel pour toute l’œuvre de Kaiu Shirai et Posuka Demizu et devrait en dire long sur l'évolution de la série. A noter que si les développements de l'univers et tous les questionnements se sont fait plus discret dans les opus précédents, nous pouvons espérer un retour à une évolution du contexte scénaristique à partir du second arc du titre.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

18 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

18 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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