Syndrome 1866 Vol.5 - Actualité manga

Syndrome 1866 Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 17 November 2010

"Mais plus elle est souillée, et plus elle devient belle. Sa beauté... est une torture pour moi !"

Sortant de son coma qui lui aura permis de se remémorer les moments clés de sa vie, Miroku doit à nouveau faire face au monde réel, tandis que l'enquête sur le double meurtre de Hikaru et de Risa poursuit son cours. Se sentant toujours traqué, il refuse même de donner son nom au service hospitalier pour éviter de se faire rattraper par la police qu'il pense à ses trousses. C'est alors qu'un des compagnons de chambrée, Kikuo Ameya, ivrogne chronique, lui raconte son histoire...

Après un flashback passionnant, mais long, on pouvait espérer que le retour au présent serait des plus conséquents. Ainsi, lorsque Naoyuki Ochiai repart vers une nouvelle histoire annexe, on peut ressentir une certaine impatience, mêlée de frustration. Mais très rapidement, nos doutes sont vite effacés, par une histoire des plus tragiques. Professeur raté, Kikuo Ameya subit le chantages de ses élèves et se retrouve mêlé à une sordide histoire de productions érotiques mettant en scène des lycéennes filmées à leur insu. Seul rayon de soleil dans sa vie minable : la douce Ethika Sonoyama, douce demoiselle dont le charme ne le laisse pas indifférent. Mais cette attirance finira par virer dans le pire des cauchemars. Sans jamais tomber gratuitement dans le sordide, le mangaka nous offre un des passages les plus forts et les plus poignants de son histoire, si ce n'est du monde manga dans son ensemble. Son récit touche par la force du caractère d'Ethika, entre martyr et vengeance, et par sa narration des plus réalistes.

Et si Miroku devait être la clé de cette histoire tragique ? L'espace d'un instant, le voilà à nouveau s'imaginer régler les choses par le meurtre, alors qu'il est encore marqué psychologiquement par ses premiers méfaits. Sombrant toujours plus loin dans la schizophrénie, le voilà tantôt complètement paniqué et paranoïaque, tantôt défiant les autorités avec assurance, à la limite de l'inquiétant. Ses amis même ne comprennent pas pourquoi son caractère est autant perturbé, tandis qu'il sombre peu à peu dans le renfermement psychologique. Le scénario et ses personnages peuvent imploser à tout moment, rendant alors le rythme du récit toujours sur le fil. Syndrome 1866 est une œuvre qui nous captive, nous transporte, et qui nous marque profondément avant de nous laisser en ayant emporter une partie de nous avec elle.

Toute la tension accumulée durant ce tome finira bien par exploser dans un final imprévisible. Si l'emportement des personnages rappelle le terreau de base romanesque de Crime et Châtiment, les émotions dépeintes ici n'en ressortent que plus humaines. Comment a-t-on pu douter, en début de volume, de ne pas tenir en main un chef d'œuvre ? Une grande claque, tout simplement.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Tianjun

18 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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