Rinne Vol.27

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 08 November 2019

Avec la parution de ce tome 27 de Rinne chez Kazé Manga, mais aussi celles de Ranma 1/2 11 et du tome 1 de l'édition Perfect Color de Lamu chez Glénat, Rumiko Takahashi s'offre cette semaine une jolie triple-actualité à un peu plus de deux mois de sa mise en avant très attendue au Festival d'Angoulême, et c'est donc avec un intérêt a beau fixe que l'on replonge dans les aventure de Rinne et de ses différents compagnons, d'autant plus que le tout début du tome nous offre une idée d'histoire telle qu'on les aime, avec la participation de Rinne, Sakura, Jûmonji et quelques autres à la fête du 1er lycée des shinigami ! Au programme: la participation à la traditionnelle maison hantée, organisée par Matsugo et Anju qui ont évidemment certains desseins particulier et pas forcément bienveillants concernant Rinne et Sakura... Le temps de deux chapitres, en se reposant sur quelques gags habituels comme l'idiotie des "amis" de nos deux héros (qui se font avoir comme des bleus) mais aussi sur l'intérêt de Rinne pour le 1er prix (des nouilles, de quoi manger !) et la bonne idée qu'est l'interdiction de se retourner (avec une petite exposition du mythe d'Orphée), ce tout début de volume s'avère plutôt efficace, encore plus quand il vient titiller un petit peu, toujours avec la dose d'humour, le tiraillement de notre héros entre son intérêt pour les nouilles et son inquiétude pour Sakura.

Hélas, une fois ce moment passé, la suite du volume revient tout de suite à des chapitres indépendants fait quasiment uniquement de nouveaux fantômes à calmer, à satisfaire afin qu'ils puissent enfin rejoindre l'autre monde en paix. D'étranges cris sur une vieille cassette audio, un jeune garçon frigorifié par le fantôme de son grand-père qui détestait la chaleur, un casse-noisette semant la zizanie, un restaurant fréquenté par un esprit turbulent, une cloche maléfique, etc... Les idées restent simples, les chutes alternent entre la pointe d'humour efficace et le trop rapide, Rumiko Takahashi distille comme à son habitude ses petites recettes exploitant en surface certains de ses personnages ou divers petits accessoires de l'autre monde... La mangaka se contente de la routine, sentiment d'autant plus fort que les petites affaires d'exorcisme se succèdent ici. Et cela, même si certaines autres petits éléments font plaisir, comme la découverte d'une petite anecdote sur la jeunesse de la mère de Sakura, ou la petite exploitation de la famille de Jûmonji.

Après 27 tomes, la série est toujours aussi coincée dans son aspect routinier où le mangaka, sans jamais vraiment décevoir, n'emballe pas franchement non plus, tant elle montre peu d'ambition et campe sur ses acquis d'autrice d'expérience. Heureusement que quelques petites idées, comme les deux premiers chapitres entre autres, nous sortent de temps à autre, mais jamais suffisamment, de cette routine.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12 20
Note de la rédaction






MN Actus
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