Red Dragon Vol.5 - Actualité manga

Red Dragon Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 22 July 2021

Après avoir pris la ville de Julu, l'armée de Chu projette de conquérir le col de Hangu, réputé imprenable. Alors qu'une fine stratégie est mise au point, le groupe est piégé par les guerriers de la tribu de Xi Juan, autrefois ralliée de force aux Qin. La jeune combattante découvre que sa grande sœur a été donnée en épouse à l'ennemi, aussi elle décide de retrouver son peuple pour les convaincre de changer de camp. De son côté, Liu Bang poursuit sa progression vers Xianyang. Face à cette ascension de l'ennemi, le perfide ministre Zhao Gao joue ses dernières cartes...

Dernier volume de Red Dragon, ce cinquième opus a une allure qui ne trompe pas. Ses quatre personnages clés prennent la pose sur une majestueuse illustration de couverture, un choix graphique commun pour les derniers tomes de série.

Après avoir narrer à un rythme effrené l'avancée des deux compères que sont Liu Bang et Lu Wan, on se demandait si Masahiro Ikeno parviendra à amener une conclusion à son récit historique, sans avoir à forcer les événements. La réponse qui nous apparaît est positive : L'objectif qu'est la chute du pouvoir des Qin trouve une issue que le mangaka rend légitime via différentes trames instaurées dans un dernier tome pas exclusivement centré sur les affrontements. Chose à laquelle on ne s'attendait pas, Xi Juan trouve une place forte dans cette fin, son développement la rendant encore plus attachante, et confirmant les quelques pistes lancées par le mangaka dans le premier tome de sa série. La guerrière devient alors l'une des figures ayant le plus évolué dans la série, mais aussi l'un des plus humains.

Concis, l'auteur va d'événement en événements jusqu'à aborder le point final qui remettrait presque en question la véracité historique, telle qu'elle est véhiculée. Mais qu'importe : Un récit tel que Red Dragon existe avant tout pour le divertissement plus que pour une portée éducative. On ne pourra pas non plus accuser l'auteur de révisionnisme puisque son épilogue fait office d'ouverture vers une période de l'Histoire de Chine qui a réellement eu lieu : La guerre Chu-Han qui opposera Liu Bang à Xiang Yu. Masahiro Ikeno a donc conscience que son histoire n'est pas totalement conclue malgré l'ouverture qui peut faire office de point décisif. La série aurait pu évoluer via un second arc narrant ce conflit, mais ce ne sera malheureusement pas le cas. Et de la même manière que les exploits de Liu Bang ont lieu hors champ, ce dernier n'est finalement pas le centre de la fin, un honneur laissé à Lu Wan et Xi Juan, un joli petit couple qu'on regrette de devoir quitter aussi vite.

La fin de Red Dragon est donc satisfaisante, largement, en plus que le tome en lui-même soit sans doute le mieux équilibré entre les conflits guerriers, les enjeux politiques et les développements de personnages. Ce cinquième tome achève de bonne manière cette vision fictionnelle et romancée d'une période clé de l'Histoire de la Chine, celle se déroulant après l'ère des royaumes combattants narrée par Kingdom de Yasuhisa Hara. La série demeure donc honnête même si elle fut souvent développée à un rythme trop hâtif pour permettre tous les développements que l'histoire aurait mérité.

Enfin, notons que Masahiro Ikeno nous aura offert un très joli spectacle graphique. Les amateurs du trait de l'auteur peuvent maintenant le retrouver sur le spin-off qu'est Goblin Slayer : Brand New Day, et on croise les doigts pour voir un jour paraître son manga en cours, l'adaptation du light-novel Shin no Nakama Ja Nai to Yûsha no Party wo Oidasareta no De.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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