Re:Zero – Premier arc : Une journée à la capitale Vol.2 - Actualité manga

Re:Zero – Premier arc : Une journée à la capitale Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 24 Octobre 2017

Critique 2
Subaru se trouve dans un sacré pétrin. Après que lui et la mystérieuse Satela aient été sauvagement assassinés, le jeune homme a repris ses esprits dans les rues de la capitale, afin de se refaire tuer par la sanguinaire Elsa après avoir échoué dans les négociations pour récupérer l'emblème volé de Satela. Mais voilà que notre héros recouvre encore une fois ses esprits, à l'endroit même où il a été invoqué dans ce monde de fantasy. Subaru aurait-il le pouvoir de revivre une même journée lorsque la mort survient ? Dans tous les cas, son objectif reste inchangé, et le jeune homme va forcer le destin pour récupérer l'insigne de Satela, tout en sauvant la vie de ses nouvelles connaissances.
Si le lecteur connaissait d'emblée le concept de la mort réversible, à moins qu'il n'ait pas du tout lu la quatrième de couverture, ce n'était pas le cas de Subaru qui découvre l'étonnante capacité qu'il a acquise en étant invoqué dans cet étrange monde. Après un premier volume plus posé, la tension monte naturellement d'un cran, tant le héros prend conscience de la nature des événements qui se déroulent sous ses yeux. Ce cap franchi, Re:Zero prend un tout autre intérêt, tant l'objectif de Subaru est de mener à mission sa « mission », tout en tenant compte des événements dramatiques qui peuvent survenir.
Mis à part la petite phase de début de tome qui sert surtout à faire prendre conscience à Subaru de son pouvoir, en entre vite dans le vif du sujet. Ce deuxième tome concluant le premier arc, on comprend assez bien que Daichi Matsuse a mené à bien l'introduction du récit, et qu'il est désormais temps de tout mettre en œuvre pour permettre au héros et son nouvel entourage de triompher d'Elsa, la meurtrière sanguinaire. Il se dégage alors un excellent rythme de tout le volume : la tension est rapidement palpable, et les rebondissements sont légion, permettant de conclure aisément cette première phase de la saga sans recourir à des facilités scénaristiques trop grossières.
Les atouts narratifs du concept de la mort réversible demeurent aussi intacts, et apportent même bien des points forts à la lecture du lecteur. Ainsi, dans son roman d'origine, Tappei Nagatsuki a eu la bonne idée de changer le cours des événements par les actions de Subaru, permettant d'éviter une redite totale des péripéties du tome précédent. Le procédé permet aussi de découvrir les personnages sous un autre angle, d'en apprendre davantage sur eux tout en amplifiant la relation que le héros noue avec toutes ces nouvelles relations. Il est donc bon de voir que la mécanique centrale de Re:Zero ne sert pas qu'un schéma narratif, mais permet aussi de développer l'histoire comme il se doit, l'auteur a donc évité les principaux pièges liés au concept dès les débuts de l'aventure.
En terme d'adaptation, Daichi Matsuse se montre toujours aussi fidèle au light novel original, et ne se permet pas de réel écart. Au contraire, il restitue fidèlement le roman tout en allant à l'essentiel, permettant à ce deuxième opus du manga de contenir la fin du premier opus de l’œuvre originale. On pouvait aussi se poser la question de la capacité du mangaka à retranscrire un passage assez haletant et très dynamique du récit, et force est de constater qu'il s'en sort assez bien. La vivacité des événements demeure intacte, la lisibilité est sans défaut et le lecteur ressent sans mal le danger derrière chaque échange de coup. L'auteur a désormais toute notre confiance, c'est donc sans regret qu'on le retrouvera prochainement, pour l'adaptation du troisième arc en manga.
Avec ce second tome, la première partie de Re:Zero s'achève. Cette courte série, en deux opus, ne peut donc pas constituer un récit complet, il n'est que l'introduction d'une épopée qui s'annonce plus vaste. Les personnages doivent maintenant être approfondis, surtout en ce qui concerne la relation entre Subaru et Emilia, le mystère derrière l'invocation du jeune homme reste entier, et l'univers mérite aussi ses approfondissements. Tout cela arrivera par la suite, aussi il est appréciable de voir qu'Ototo proposera la suite du manga à très bon rythme, le second arc étant même bien entamé en France, à l'heure où ces lignes sont écrites, aussi bien par le manga que le light novel.

Critique 1

En se retrouvant propulsé dans un autre monde aux accents fantasy dont il ne connaît rien, Subaru Natsuki a acquis un étrange pouvoir : la Mort réversible, qui lui permet de revivre une même boucle temporelle à chaque fois qu'il y meurt. Mais ça, il ne l'a pas encore compris.
Pensant d'abord que sa 1ère journée dans ce monde, au bout de laquelle il a été tué, n'était qu'un rêve, il a démarré la 2ème en tirant quelques leçons de ses soi-disant rêveries, afin de ne pas commettre les même erreurs. Mais en mourant pour la 2ème fois, tué par Elsa dans le repaire du receleur Rom, il commence forcément à se poser des questions en se retrouvant à nouveau en pleine rue, prêt à revivre pour la 3ème fois cette "scène d'intro" où le marchand lui propose une pamme. Mais ce n'est qu'à la 4ème boucle, en revivant pour la 4ème fois la même journée, que le jeune garçon, désormais bien conscient de ce qui se passe, pourra tout faire pour accomplir ce qu'il souhaite. Mettre la main sur l'insigne. Sauver de la mort la petite voleuse Felt et le vieux Rom. Et, surtout, la sauver elle, la belle demi-elfe aux cheveux argentés dont la gentillesse camouflée l'a touché, et revoir enfin son sourire.

Après avoir pris conscience de l'unique capacité qu'il a acquise dans ce monde, Subaru est bien décidé à l'utiliser à bon escient. Pas en allant mourir bêtement, mais en exploitant ce qu'il a déjà pu apprendre via les précédents boucles temporelles. Ainsi, il comprend que s'il ne fait rien, certains événements se produisent dans chaque boucle : le vol de l'insigne par Felt, la mort de cette dernière et de Rom chez le receleur, la chute de la demi-elfe aux cheveux d'argent qui l'a tant séduit... et pour éviter le pire, il lui faudra donc se donner à fond et aller à l'essentiel.

Dans cette optique, Subaru est un héros qui devient facilement attachant, car il décide de ne rien lâcher. N'ayant acquis aucun pouvoir de magie ou aucune force particulière, sa principale qualité sera de se démener encore et encore, tant qu'il ne meurt pas. Ou de mourir encore et encore, jusqu'à atteindre ce qu'il doit accomplir. On tient alors un personnage principal qui, au-delà de l'idiotie qu'il semble parfois dégager, a pour lui un côté très franc, qui ne se pose pas forcément beaucoup de questions, et qui peut aussi amener un peu d'humour. Sur ce dernier point, il y a de quoi apprécier, par exemple, sa façon de parler plus vite qu'il ne réfléchit, ce qui donne quelques moments décalés amusants, comme quand il parle de la douleur de se faire éventrer.

Autour de lui, plusieurs personnages, qu'il apprend à cerner au fil des boucles, parviennent à gagner facilement en intérêt. On pense à Reinhard, maître épéiste dont notre héros est amené à croiser la route et qui impose un certain charisme. Mais surtout à Felt, la petite voleuse qui a de bonnes raisons d'agir ainsi, en voulant simplement se sortir de sa misère la tête haute. Quant à la demi-elfe, ultime objectif de Subaru, celle pour qui il a décidé de tout donner, elle ne manquera pas de se faire attachante, en affichant encore, derrière sa mine d'abord sévère, la même gentillesse que notre héros avait déjà vue lors de la première boucle.

Ce premier arc étant avant tout une mise en place, son déroulement reste plutôt basique dans les faits. L'objectif de Subaru repose simplement sur quelques éléments cruciaux : récupérer l'insigne, sauver la vie de Felt, de Rom et de la demi-elfe, et donc parvenir à mettre la sadique Elsa, surnommée la "chasseuse d'entrailles", en échec. Il était inutile de complexifier plus que ça ces débuts, les principaux objectifs étant ici de bien présenter les premiers personnages et de poser clairement le concept de la Mort réversible. Les auteurs l'ont bien compris, et en cela, ce premier arc fait très bien le job en ne perdant jamais de son rythme.

Qui plus est, même si cet élément est un peu sous-exploité dans ce premier arc introductif, on cerne déjà l'importance qu'aura le fait que Subaru devra reconstruire ses relations avec les autres personnages à chaque fois qu'il mourra. Ici, avec les boucles qui "rebootent" sa première journée, il conserve les souvenirs de ses précédentes rencontres avec la demi-elfe, Felt et les autres, mais eux oublient tout de lui puisqu'ils ne sont pas censés l'avoir déjà rencontré. Simplement introduite dans ce premier arc, cette idée aura beaucoup plus d'importance par la suite. En attendant, les auteurs y font déjà bien attention en terme de cohérence.

L'univers de fond, lui, reste pour l'instant assez pauvre. Ce premier arc misant surtout sur une mise en place rythmée autour des personnages et du concept de Mort réversible, on ne sait pour l'instant quasiment rien de cet autre monde. Lugnica est la capitale, il y a une grande cataracte à l'est... et c'est à peu près tout.

Au final, ce premier arc de Re:Zero accomplit de manière très efficace son objectif, à savoir la mise en place des premiers personnages et du concept, le tout au fil d'une intrigue alliant volontairement la simplicité et le rythme. Ces premières bases bien posées, il ne reste plus aux auteurs qu'à bien développer tout ça ! La réponse devrait arriver dès le mois de juillet, mois qui verra arriver chez Ototo Manga le 2ème arc.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

15.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction






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