Prisonnier Riku Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 13 March 2015

Renoma est finalement sorti de son isolement et rejoint la 27ème menuiserie pour la compétition sportive. Le chef est de retour, et ce dernier semble avoir changé… grâce à Riku. Au même moment, l’anniversaire de Matsuo avance à grands pas, et ses amis souhaitent lui offrir un beau souvenir en honneur de cet instant.


Après un déluge d’action depuis le premier tome, il est temps de souffler un peu. En effet, la compétition sportive se conclut rapidement après l’arrivée de Renoma et bien que l’auteur dépeigne un duel graphiquement réussi, il conclut la rencontre avec beaucoup d’humour et en permettant au héros de se confronter pour la première fois et rapidement au préfet Kidôin… La série atteint alors un point de non-retour : tous les amis de Riku sont au courant de sa situation, et l’un d’entre eux est même prêt à le suivre dans son évasion !


Voilà qui nous mène alors au point phare de ce volume qui survient surtout vers les dernières pages de l’opus. Renoma est un personnage, anciennement un ennemi, qui a changé et qui devient plus qu’un ami pour Riku : un véritable frère. La scène qui entoure les deux individus est poignante en teinté d’une grande noblesse, aura que Shinobu Teguchi dépeint à travers une double page riche en symbole et en optimisme. Une chose est sûre : si les affrontements entre menuiseries devraient toujours s’illustrer, le projet d’évasion du héros est plus que jamais au centre de l’intrigue, une sensation attestée par le dernier chapitre de cet opus.


Le cœur du volume est néanmoins construit autour de l’anniversaire de Matsuo et cette fois encore, le mangaka joue la carte de la bonne humeur et de l’optimisme. Comme l’a dit Riku au volet précédent, ses anciens bourreaux sont désormais sa famille et c’est avec eux qu’il partage ses moments de joie. Pour la première fois, le protagoniste est solidement entouré et le récit donne la parole à ces personnages qui semblent tous se reconnaître comme des frères. On notera bien sûr la façon de faire déroutante de l’auteur qui donne alcool et cigarettes à des personnages mineurs, par un moyen détourné afin de limiter le propos, ce qui moralement peut poser problème. Mais au-delà de ça, nous retenons évidemment et surtout la cohésion entre ce solide noyau de la 27ème menuiserie, ces personnages devenus si attachants qu’ils en deviendraient presque des compagnons pour nous aussi. Shinobu Seguchi a le mérite de présenter un message très classique, mais de le sublimer davantage à chaque opus, une prouesse rarement égalée dans le genre.


Nous voici avec un cinquième tome assez différent des précédents, qui fait la belle part aux rêves de chacun et toujours dans une optique optimiste, sans jamais délaisser la franche camaraderie entre des personnages devenus très attachants. Riku nous plaît toujours autant, ce qui ne semble pas prêt de changer.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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