Prisonnier Riku Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 13 January 2015

Riku a découvert le point faible de Tsubaki : celui-ci ne peut voir que d’un seul œil ! Bien que sonné par les multiples coups qu’il a reçus, Riku trouve la force de se relever et mène l’affrontement vers sa conclusion. Surpassé, Tsubaki se remémore les origines de sa haine envers Sasaki.


Nous voici en plein cœur du dernier acte de cet arc centré sur l’affrontement entre la 16ème et la 27ème menuiserie. L’opus précédent faisait la belle part à la « famille » de Riku, ce clan auquel il s’est intégré, où chacun est prêt à donner ses poings pour l’autre. Et de manière logique, maintenant que Riku sait qu’il peut se battre au nom d’une Justice et pour ceux qui sont devenus chers à son cœur, le jeune homme livre son dernier assaut contre Tsubaki.


Contrairement à la partie de rugby contre Renoma, nous avons cette fois affaire à un véritablement affrontement. Ainsi, même si Shinobu Seguchi utilise de nouveau les grandes ficelles de son arc précédent, l’intérêt est bien présent. Plus que le combat, c’est la manière du mangaka de dépeindre une opposition entre honneur et déshonneur qui fait mouche, le tout aboutissant à un combat noble dont l’issue ne peut qu’être bénéfique à chacun des protagonistes. La formule ne change donc pas, elle est emplie de bons sentiments, mais la lutte de Riku parvient toujours à faire mouche. On ne peut pas dire du titre qu’il est poignant, mais les valeurs dépeintes et surtout la mise en scène et la manière de les dépeindre dont du titre le « manga de l’espoir ».


Gageons que d’un point de vue purement action, le tome trouve ses limites. Le combat se résout de manière abrupte, on s’étonne même qu’il n’y ait pas eu davantage d’échanges de coups.


Sans nous laisser le temps de souffler, un nouveau chapitre de l’histoire commence. A première vue, nous pouvons penser à une simple nouvelle opposition entre deux clans, bien que le fait que la rivalité avec Shirô Eda soit de mise nourrit un impact important. Seulement, quelques surprises bien trouvées et un évènement préparé de longue date donnent à cet arc une dimension encore inédite. Les évènements de ce tome ne sont pas les plus palpitants, mais c’est la manière de préparer le terrain du prochain volume qui forge la beauté du twist de fin de volume et qui nous fait saliver en attendant la suite des aventures de Riku.


Ce tome aura donc été le tome de Tsubaki, mais il reste celui de Riku, de Renoma, et de la 27ème menuiserie. Le travail de construction des personnages, bien qu’entouré d’une vision très idéaliste, est toujours aussi marquant et permet de nous attacher à des individus qui étaient de viles crapules lors de leur première apparition. On peut trouver que l’auteur en fait trop à propos de l’humanisation de ses personnages, mais c’est bien là la magie Riku. Aussi, nous attendons de pied ferme ce moment classique, mais tellement efficace où Riku luttera aux côtés de ses anciens ennemis non pas contre un adversaire encore plus fort et plus obscur, mais contre la misère elle-même. A ce train-là, la série de Shinobu Seguchi va vite constituer notre petite drogue shônen mensuelle. Par ses partis pris, la série parvient toujours à se confirmer au fil des chapitres, et on adhère totalement à l’épopée Riku.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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