Prisonnier Riku Vol.11

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 25 August 2015

Torturés par le gardien Katô, Riku et Renoma sont en piteux état. Pire encore, tout l’optimisme de notre héros retombe lorsqu’il apprend que son ami les a réellement trahis… Mais est-ce vraiment le cas ?
En parallèle, les alliés des deux incarcérés se font de plus nombreux et tandis que Katô va tout faire pour accentuer leur cauchemar afin de gagner une promotion, tous les camarades de Riku se mettent en marche pour empêcher la machination du gardien…

Après le désespoir dépeint de manière inédite et inouïe dans le volume précédent, l’heure est à la contre-attaque. L’arc des cuisines atteint alors son point culminant à travers un onzième opus où tout va à 100 à l’heure et ne laisse pas une seule seconde de répit au lecteur.
De la première à la dernière page, on retient alors la révolte menée par Riku, mais aussi par pléthore de personnages inattendus, certains étant nouveaux et d’autres non. Les rencontres du héros depuis quelques volumes convergent vers une course contre la montre pour défaire les plans du gardien Kôta qui ne se sera jamais montré aussi impitoyable. Dans tout ce tumulte, on pourrait grincer des dents tant certains retournements de situation sonnent invraisemblable. Les personnages font parfois office de génie et comprennent en deux temps trois mouvements les plans de l’adversaire pour mener sa propre tactique, une facilité narrative qui apporte toutefois beaucoup de bien, notamment parce qu’elle permet d’entretenir le rythme haletant du volume, mais aussi parce que les rebondissements proposés restent bien trouvés et s’ancrent parfaitement dans le sujet phare de la série, celui de l’évasion.

Et parce que Riku ne serait pas ce manga qu’on aime tant sans sa profondeur habituelle et sa manière de ne jamais traiter les événements de manière superficielle, certains éléments mettent l’accent sur le côté subversif de l’œuvre, la manière de contester une société et ses inégalités de manière violente, quitte à changer le mode de conduite d’un homme qui se voulait noble et se trouve désormais ébranlé par les vérités qui s’imposent à lui. Et dans une autre mesure, c’est l’anti-manichéisme du scénario de Shinobu Seguchi qui fait plaisir à voir. Ce dernier tente alors d’humaniser le personnage de Katô, ou du moins d’apporter une justification crédible à son portait, celui d’un homme dépassé par cette société que Riku, Renoma et bien d’autres tentent de dénoncer.

Oui, l’enchaînement des situations paraît trop simple, mais qu’importe. Ce onzième tome a le mérite de proposer une succession d’événements passionnants où Riku et Renoma ne sont plus les vedettes tout en se payant le luxe de conserver sa morale et sa profondeur. L’arc des cuisines s’achève alors d’excellente manière, avec un énième volume qui nous prend aux tripes du début à la fin et qui conclut une partie éprouvante de l’histoire. Gageons que l’éditeur Akata opère une petite pause de trois mois dans la publication du manga, un répit qu’on ne peut lui reprocher puisque onze tomes de la série sont sortis en un an. Ceci dit, l’attente du retour de Riku sera particulièrement dure !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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