Persona 5 Vol.8 - Actualité manga

Persona 5 Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 19 October 2021

Joker et les siens pénètrent un Palais sous l'exigence d'Alibaba, hacker qui pourra se débarrasser de l'organisation Medjed pour eux, à condition qu'ils honorent sa demande. Le cœur qu'ils sont sur le point de voler est celui de Futaba Sakura, fille adoptive de Sôjirô lui-même. Rapidement, le groupe se rend compte de la complexité de la tâche : Futaba étant renfermée sur elle même, les limites de son esprit imposent de nombreuses barrières au sein du Palais...

Cette fois, la cible des Voleurs Fantômes n'est pas choisie par ces derniers de leur prore chef, mais leur est imposée. Toute l'intrigue autour de Futaba Sakura montrait un certain potentiel pour les lecteurs non initiés au jeu, et confirme ses qualités scénaristiques. Toute l'ascension de son Palais a ainsi une double optique : Convaincre la hackeuse d'éliminer Medjed d'une part, mais aussi développer son personnage, touchant et tragique. Le Palais devient alors un véritable motif scénaristique pour expliquer le background de la jeune fille en utilisant le monde psychique comme justification. Si cette mécanique n'avait qu'un intérêt limité quand il s'agissait de creuser des antagonistes, elle devient ici idéale.

Malgré cette belle qualité qui met en exergue une Futaba aussi touchante que dans le jeu, l'ensemble du volume va malheureusement montrer certaines limites. Jusqu'ici, Hisato Murasaki parvenait à un juste équilibre dans le développement des donjons du jeu, utilisant leurs mécaniques sans trop en faire, afin de parvenir à une progression fluide et rythmée. Peut-être est-ce l'attachement du mangaka pour le personnage et son Palais qui prennent le pas, mais l'auteur choisi ici d'inclure énormément d'éléments du donjon, des mécaniques typiquement J-RPG qui ne s'intègrent pas forcément bien dans un manga. Les péripéties vont avant tout parler au joueur qui aura connu les différentes situations, le tout parsemé de gags qu'il comprendra bien plus que le lecteur néophyte, mais le non initié trouvera sans doute le déroulement longuet et qui trouve justice seulement dans les explications du passé de Futaba.

Cette démarche permet aussi à l'auteur de donner une certaine place aux affrontements, des combats qui trainent parfois en longueur et ne profite ni de chorégraphie pertinentes, ni de fulgurances visuelles particulières. Les personae restent assez peu utilisées au final, et ce sont finalement les affrontements au corps et à l'arme qui prime, ce qui ne constitue pas une retranscription juste du jeu. Hisato Murasaki tente indéniablement des choses pour garantir l'expérience et la qualité d'adaptation, intégrant de nouveaux éléments de gameplay de la version « Royal » à son titre, mais l'ensemble manque cruellement d'équilibre dans ce tome.

C'est donc la première fois que l'adaptation manga de Persona 5 pourra décevoir, sans pour autant que le volume soit bon à jeter aux orties. Des soucis de rythme liés à trop de retranscription des mécaniques du donjon en cours, certes, mais le récit garde tout de même un intérêt grâce à la découverte du personnage de Futaba. Le climax de l'arc approchant, on suppose d'avance un neuvième tome qui saura redresser la barre.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

13 20
Note de la rédaction






MN Actus
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