Persona 4 Vol.2 - Actualité manga

Persona 4 Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 07 May 2021

Après que Yôsuke se soit aussi éveillé au pouvoir de la Persona, le calme est loin d'être revenu sur la bourgade d'Inaba. C'est désormais au tour de Yukiko Amagi, la fidèle amie de Chie, d'apparaître sur la Midnight Channel. Pourtant, l'héritier de l'auberge Amagi ne semble pas avoir été kidnappée... Ce qui ne saurait tarder. Sôji, Yôsuke et Chie rejoignent alors Kuma dans l'autre monde pour se lancer dans une mission sauvetage.

Le premier volume du manga Persona 4 s’avérait totalement convaincant, notamment parce que Shûji Sogabe a su immédiatement capter l'ambiance du jeu pour la retranscrire dans sa version, tout en offrant un manga qui peignait l'introduction du soft de manière fluide, afin d'offrir un récit accessible à n'importe quel profil de lecteur. On en attendant beaucoup de la suite, et force est de constater que l'auteur confirme les promesses de cette adaptation.

En terme de scénario, la fidélité au jeu est toujours de mise. Ainsi, c'est au tour de l'arc Yukiko d'être retranscrit, la demoiselle devenant la nouvelle cible de la Midnight Channel. Se met alors en place ce qui sera un schéma de routine pour l’œuvre, à savoir une mission sauvetage qui mènera plusieurs personnages à se confronter à leurs parts d'ombres respectives, leurs « Shadows ». L'intrigue se veut pour le moment assez simple, le focus sur les personnages étant davantage privilégié par rapport aux mystères de l'univers. L'enquête est encore balbutiante, l'intérêt de ce second tome venant alors de la mission de nos héros, de leurs combats contre de redoutables adversaires, et surtout l'introspection des personnages de Chie et Yukiko, les deux véritables héroïnes de cette suite. Et c'est une force du manga : Loin de présenter un récit héroïque autour du protagoniste, celui-ci se fait humble en donnant la parole aux figures concernées par les développements. Les thématiques jungiennes prennent donc une place toujours grande dans un récit qui se veut intimiste et solennel, prenant le parti de choix mélancoliques pour dépeindre l'idée du « vrai moi » autour des deux demoiselles. Oui, les parcours de personnages s'apparentent à des routines, voire des petits riens du quotidien qui pourraient concerner n'importe lequel d'entre-nous, mais c'est cette authenticité qui donne une force particulière au récit. Chie et Yukiko se dévoilent à nous et n'en deviennent que plus fortes et attachante, l'auteur parvenant même à bien retranscrire le lien d'amitié si fort entre elles.

Une suite donc humble mais qui reste fidèle aux idées premières de la série, ce qu'on ne pourra pas lui reprocher. A ceci s'ajoute un côté action très présent, chose que l'auteur croque avec peut-être même plus d'efficacité que sur Persona 3. Sa patte très nerveuse et gigantesque sert toujours habilement le récit tandis que l'artiste s'offre le luxe de quelques micro libertés d'adaptation, néanmoins rien qui ne vienne contredire le quatrième opus de la licence. Le manga Persona 4 a un cachet indéniable tout en restant fidèle à l'esthétique du soft, ce qu'on ne peut que saluer.

Si le récit reste dans une phase de lancement, avec mise en exergue de ses thématiques et confirmation d'un schéma narratif, la lecture reste particulièrement plaisante et envoutante, sachant que le titre est loin d'avoir joué toutes ses cartes. Car derrière cette introspection d'adolescents qui se cherchent, un scénario à suspense mêlé à du fantastique doit encore montrer son potentiel, les adeptes du jeu le savent. Mais en attendant, on profite de la petite ambiance d'Inaba croquée par Shûji Sogabe, ainsi que de la mise en relief de personnages simples mais authentiques.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
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